« Antiracisme, combien de crimes a‑t-on laissé commettre en ton nom ? »
Laurent Obertone
La France Orange mécanique, éditions Ring, coll. Documents, 2013
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« Antiracisme, combien de crimes a‑t-on laissé commettre en ton nom ? »
Laurent Obertone
La France Orange mécanique, éditions Ring, coll. Documents, 2013
« Dans un esprit progressiste, la pauvreté justifie la violence, par compensation. Quelque part, tous les pauvres ont un peu plus le droit que les autres d’agresser, de violer ou de tuer, parce qu’ils se vengent d’une injustice. »
Laurent Obertone
La France Orange mécanique, éditions Ring, coll. Documents, 2013
« La misère de l’homme ne consiste pas seulement dans la faiblesse de sa raison, l’inquiétude de son esprit, le trouble de son cœur ; elle se voit encore dans un certain fond ridicule des affaires humaines. Les révolutions surtout découvrent cette insuffisance de notre nature : si vous les considérez dans l’ensemble, elles sont imposantes ; si vous pénétrez dans le détail, vous apercevez tant d’ineptie et de bassesse, tant d’hommes renommés qui n’étaient rien, tant de choses dites l’œuvre du génie qui furent l’œuvre du hasard, que vous êtes également étonné et de la grandeur des conséquences et de la petitesse des causes. »
François-René de Chateaubriand
Pensées, réflexions et maximes, Pourrat frères éditeurs, 1836
« On s’étonne du succès de la médiocrité ; on a tort. La médiocrité n’est pas forte par ce qu’elle est en elle-même, mais par les médiocrités qu’elle représente ; et dans ce sens sa puissance est formidable. Plus l’homme en pouvoir est petit, plus il convient à toutes les petitesses. Chacun en se comparant à lui se dit : “Pourquoi n’arriverais-je pas à mon tour ?” »
François-René de Chateaubriand
Pensées, réflexions et maximes, Pourrat frères éditeurs, 1836
« Ce que l’on gagne en extension géographique des échanges, par le brouillage du proche et du lointain, on le perd par l’extension concomitante de la bureaucratie et des systèmes formels de contrôle. D’une part, on paraît démultiplier les possibilités d’échanges, en les ouvrant à la Terre entière. Mais de l’autre, on les réduit considérablement en normalisant, en réglementant, en vérifiant. C’est ainsi qu’un vaste carcan juridique, normatif et technique finit par devenir le cadre principal de l’action humaine. L’homme est « libre », mais uniquement au sein de cette « mégamachine ». »
Guillaume Travers
La société de surveillance, stade ultime du libéralisme, éditions La Nouvelle Libraire, coll. dans l’arène, 2021
« Chefs d’États et gouvernements sont de plus en plus dépourvus vis-à-vis de la « mégamachine » de surveillance des flux, laquelle mène une existence de plus en plus autonome. Ainsi, lorsqu’une procédure est mise en place, la question qui domine n’est souvent plus de savoir si elle est conforme aux intérêts politiques locaux, mais de s’assurer de sa conformité avec ce qui a été décidé ailleurs. Les logiciels doivent être compatibles. Les formulaires harmonisés. Les processus standardisés. Etc. »
Guillaume Travers
La société de surveillance, stade ultime du libéralisme, éditions La Nouvelle Libraire, coll. dans l’arène, 2021
« Parce qu’elles sont le fruit d’expériences historiques de la vie en communauté, les libertés ne durent que tant qu’on les défend concrètement contre la tentation de leur formalisation et de leur standardisation dans un droit abstrait et universel. »
Guillaume Travers
La société de surveillance, stade ultime du libéralisme, éditions La Nouvelle Libraire, coll. dans l’arène, 2021
« Oui, la Californie (et l’Amérique avec elle) est le miroir de notre décadence, mais elle n’est pas décadente du tout, elle est d’une vitalité hyperréelle, elle a toute l’énergie du simulacre. »
Jean Baudrillard
Amérique, éditions Grasset, 1986, Le Livre de Poche, coll. Biblio essais, 1988
« Nous sommes trop engagés dans notre temps pour découvrir d’un seul coup les grandes lignes qui se découvriront d’elles-mêmes plus tard. Du moins sommes-nous sûrs que, si la France ne s’est pas faite toute seule, elle ne se conservera pas sans efforts. Nous sommes sûrs aussi qu’elle en vaut la peine. »
Pierre Gaxotte
Histoire de France, chapitre VII « Révolutions et Restaurations », éditions Hachette, 1960
« Les idées ont leur importance en histoire, les institutions également. La nation, telle que l’a constituée la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (27 août 1789), est une société individualiste et théoriquement égalitaire. […] En interdisant les associations de métier, au moment où s’annonçait la naissance de la grande industrie, l’individualisme révolutionnaire a mis le salarié dans une position inférieure en face du patron, donneur de travail, disparité qui sera l’occasion d’abus et de troubles sociaux. »
Pierre Gaxotte
Histoire de France, chapitre VII « Révolutions et Restaurations », éditions Hachette, 1960
« Les conditions économiques ne dépendent pas seulement des techniques et de la science, mais encore des conjonctures politiques et, en général, de données fort diverses dont beaucoup ont leur source dans le choix parfaitement conscient des hommes. »
Pierre Gaxotte
Histoire de France, chapitre IV « La Guerre de Cent Ans et la guerre bourguignonne », éditions Hachette, 1960
« Certains pensent aujourd’hui que la tâche unique de l’historien est la description des ‘structures sociales’ successives et que le récit des événements politiques est inutile. En vérité, on sait depuis un nombre respectable de siècles que les sociétés humaines sont en perpétuelle évolution, que les métiers, les mœurs et les croyances ont beaucoup changé depuis l’âge de pierre. Mais si l’histoire sociale est une part importante de l’histoire, on ne voit pas comment une nation pourrait passer d’un état social à un autre, sinon au travers d’événements dont l’issue dépend parfois d’un très petit nombre d’individus. »
Pierre Gaxotte
Histoire de France, chapitre IV « La Guerre de Cent Ans et la guerre bourguignonne », éditions Hachette, 1960