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Citations sur la volonté

Nous voulons un paradis difficile…

« Nous vou­lons un para­dis dif­fi­cile, dres­sé, impla­cable. Un para­dis où l’on ne se repose jamais et qui ait dans l’embrasure des portes des anges avec des épées. »

José Anto­nio Pri­mo de Rive­ra, 1935, cité par Domin­go Gon­za­lez Hernandez
Pré­sence de José Anto­nio, Les Bou­quins de Syn­thèse natio­nale, 2013

Être homme, c’est précisément être responsable…

« Être homme, c’est pré­ci­sé­ment être res­pon­sable. C’est connaître la honte en face d’une misère qui ne sem­blait pas dépendre de soi. C’est être fier d’une vic­toire que les cama­rades ont rem­por­tée. C’est sen­tir, en posant sa pierre, que l’on contri­bue à bâtir le monde. »

Antoine de Saint-Exupéry
Terre des hommes, Le Livre de Poche, 1939, p. 59

La part d’imprévu que recèle le cours de l’Histoire…

« Contre les lec­tures cano­niques, sot­te­ment engen­drées par l’optimisme pro­gres­siste, de ce que fut en réa­li­té le sombre XXe siècle”, il [Domi­nique Ven­ner] éva­luait l’ampleur de la catas­trophe sur­ve­nue en 1914, point de départ de la sui­ci­daire guerre de trente ans” euro­péenne. Géné­ra­teur du chaos que l’on sait et de l’effacement de ce qui avait consti­tué cinq siècles durant, pour reprendre le mot de Valé­ry, la par­tie pré­cieuse de l’Humanité”, cet effon­dre­ment de la vieille Europe” n’avait cepen­dant, selon Domi­nique Ven­ner, rien de fatal.
La part d’imprévu que recèle le cours de l’Histoire, tout comme la volon­té et le cou­rage de géné­ra­tions capables de renouer avec leur iden­ti­té fai­saient, selon lui, que l’actuelle dor­mi­tion” de l’Europe n’était pas, dans le nou­vel ordre du monde en train de s’établir, le pré­lude à sa disparition. »

Phi­lippe Conrad
Domi­nique Ven­ner : un regard ins­pi­ré sur l’Histoire, allo­cu­tion au Col­loque Domi­nique Ven­ner, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 17 mai 2014

La nature des hommes, celle qui précède leur volonté…

« La nature des hommes, celle qui pré­cède leur volon­té, est un sujet dont la seule men­tion suf­fit à offus­quer le pan­ju­risme contrac­tuel, d’où pro­cèdent, sui­vant un volon­ta­risme sans frein, ces diva­ga­tions de démo­cra­tie libé­rale qui sup­posent que nous pou­vons tout ce qu’il nous vient à la fan­tai­sie de vou­loir ! Leurs ambi­tions sont folles, leur folie juge le prin­cipe d’où elles sortent. Tout ce que l’on bom­by­cine en leur hon­neur ne fera jamais qu’il soit au pou­voir du petit homme d’é­lire son papa et sa maman, ni que sa liber­té, si sou­ve­raine soit-elle, puisse choi­sir l’emplacement de son ber­ceau. Ce point-là règle tout. Ni Kant ni Pla­ton n’y font rien. »

Charles Maur­ras
Mes idées poli­tiques, 1937, Édi­tions L’Âge d’Homme, 2002

J’ai choisi l’océan comme terrain de confrontation…

« J’ai choi­si l’océan comme ter­rain de confron­ta­tion, comme ter­rain de bataille, car l’océan, c’est la réa­li­té dans ce qu’elle a de plus dur, de plus exi­geant. Pour lut­ter contre son pou­voir ter­ri­fiant, les valeurs humaines telles que l’intelligence, l’expérience et une inflexible volon­té de vaincre sont mes armes. »

Gérard d’Aboville
Cité dans Car­nets d’aventures, pré­sen­tés par Syl­vain Tes­son, La Guilde euro­péenne du raid / Presses de la Renais­sance, 2007

Celui qui dira que nous sommes condamnés et que c’est…

« Celui qui dira que nous sommes condam­nés et que c’est pour­quoi nous devons com­battre jusqu’au bout (comme disent les Russes, tan qu’à mou­rir, il faut le faire en musique), celui-là ne sera pas un pes­si­miste. Ce sera un opti­miste his­to­rique. L’optimisme his­to­rique signi­fie qu’on sait la véri­té, si cruelle qu’elle soit, et qu’on est déter­mi­né à se battre, quoi qu’il en coûte. L’optimisme his­to­rique ne compte sur rien ni per­sonne, sauf sur soi-même et sur la bagarre. »

Alexandre Zino­viev
Nous et l’Occident, L’Age d’Homme, 1981

Le premier fait auquel confronté l’homme, comme à un destin…

« Le pre­mier fait auquel confron­té l’homme, comme à un des­tin iné­luc­table, et ce que nulle pen­sée ne peut com­prendre, ni nul ne peut vou­loir modi­fier, c’est le temps et le lieu de sa nais­sance : cha­cun est, lorsqu’il vient au monde, insé­ré dans un peuple, une reli­gion, un état, un temps, une culture. Mais ce fait implique déjà la presque tota­li­té des décisions. »

Oswald Spen­gler
Écrits his­to­riques et phi­lo­so­phiques. Pen­sées, édi­tions Coper­nic, 1980

Voici 8 000 ans commençait pour nous l’aventure néolithique…

« Voi­ci 8 000 ans com­men­çait pour nous l’aventure néo­li­thique. Je l’appelais révo­lu­tion parce que j’y dis­cer­nais l’apparition d’un état d’esprit nou­veau. La volon­té y tenait la pre­mière place et elle n’allait pas ces­ser de domi­ner notre monde, jusqu’à l’avènement des idées sui­ci­daires aujourd’hui à la mode. Pas­ser de la cueillette et de la chasse à l’agriculture et à l’élevage repré­sente un bond en avant pro­di­gieux. En un sens, dans cette plaine nor­dique si cruelle aux pay­sans aux prises avec un cli­mat impi­toyable, c’était un défi qui rejoi­gnait la légende hel­lène de Pro­mé­thée déro­bant le feu aux dieux. »

Jean Mabire
Thu­lé : le soleil retrou­vé des Hyper­bo­réens, édi­tions Robert Laf­font, 1977

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