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Citations sur la volonté

Ils comprirent subitement qu’un nouveau vouloir demande de nouvelles lois…

« Ils com­prirent subi­te­ment qu’un nou­veau vou­loir demande de nou­velles lois, des lois qui se for­mu­laient dans les cer­veaux inlas­sa­ble­ment en tra­vail de ces lut­teurs soli­taires, et qui les char­geaient d’une si mons­trueuse res­pon­sa­bi­li­té que seuls pou­vaient l’assumer ceux qui étaient dis­po­sés à se don­ner sans res­tric­tion. […] Ce sont les hommes qui décident et non pas les faits. »

Ernst von Salomon
Les Réprou­vés (Die Geäch­te­ten), 1930, trad. Andh­rée Vaillant et Jean Kucken­berg, édi­tions Plon, coll. Feux croi­sés, 1931

Pour la décision, le savoir est un adjuvant…

« Pour la déci­sion, le savoir est un adju­vant, il n’est pas son élé­ment constitutif. »

Julien Freund
« Que veut dire : prendre une déci­sion ? », Nou­velle École, automne 1984

Je vous enseigne le Surhomme. L’homme est quelque chose qui doit être surmonté…

« Je vous enseigne le Sur­homme. L’homme est quelque chose qui doit être sur­mon­té. Qu’avez-vous fait pour le sur­mon­ter ? Tous les êtres jusqu’à pré­sent ont créé quelque chose au-des­sus d’eux, et vous vou­lez être le reflux de ce grand flot et plu­tôt retour­ner à la bête que de sur­mon­ter l’homme ? Qu’est le singe pour l’homme ? Une déri­sion ou une honte dou­lou­reuse. Et c’est ce que doit être l’homme pour le sur­homme : une déri­sion ou une honte douloureuse. »

Frie­drich Nietzsche
Ain­si par­lait Zara­thous­traUn livre pour tous et pour per­sonne (Also sprach Zara­thus­tra – Ein Buch für Alle und Kei­nen), 1883 – 1885, trad. Gene­viève Bian­quis, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2006

Nous dirons qu’une société et un peuple sont en forme…

« Nous dirons qu’une socié­té et un peuple sont en forme quand : 1) ils res­tent conscients de leurs ori­gines cultu­relles et his­to­riques ; 2) ils peuvent se ras­sem­bler autour d’un média­teur, indi­vi­duel ou sym­bo­lique, capable de ras­sem­bler les éner­gies et de cata­ly­ser la volon­té de des­tin ; 3) ils conservent le cou­rage de dési­gner leur enne­mi. Or, aucune de ces condi­tions n’est réa­li­sée dans la socié­té libé­rale mar­chande, qui : 1) dis­sout les mémoires ; 2) éteint le sublime et effrite les pas­sions ; 3) ne veut pas avoir d’ennemi et croit qu’il est pos­sible de ne pas en avoir. »

Alain de Benoist
Orien­ta­tions pour des années déci­sives, édi­tions Le Laby­rinthe, 1982

Toute la science moderne n’a pas la moindre valeur de connaissance…

« Toute la science moderne n’a pas la moindre valeur de connais­sance ; elle se base sur un renon­ce­ment for­mel à la connais­sance au sens vrai. La force motrice et orga­ni­sa­trice de la science moderne ne dérive pas du tout de l’idéal de la connais­sance, mais exclu­si­ve­ment de l’exigence pra­tique, et peut-on dire, de la volon­té de puis­sance appli­quée aux choses, à la nature […] En der­nière ana­lyse, l’élan vers la connais­sance s’est trans­for­mé en une impul­sion à domi­ner, et c’est d’un scien­ti­fique, B. Rus­sel, qu’on tient l’aveu que la science, de moyen de connaître le monde, est deve­nu un moyen de chan­ger le monde. »

Julius Evo­la
Che­vau­cher le tigre (Caval­care la tigre), 1961

Un homme doit garder la capacité de résister, de s’opposer…

« Un homme doit gar­der la capa­ci­té de résis­ter, de s’opposer, de dire non. Ensuite, il n’a pas à s’excuser. Trop d’hommes agissent selon la direc­tion du vent. Leurs actes dis­joints, mor­ce­lés, n’ont plus aucun sens. […] L’injustice du monde doit beau­coup à l’incertitude de ces êtres flot­tants, qui agissent comme des bou­chons de liège au gré des courants. »

Hélie Denoix de Saint Marc
Les sen­ti­nelles du soir, édi­tions les arènes, 1999

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