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Thème

Citations sur la société

Le compositeur est celui qui sait résoudre les contraintes…

« Une socié­té est un sys­tème de contraintes visant à cana­li­ser les inté­rêts diver­gents des indi­vi­dus qui la consti­tuent. De même, le com­po­si­teur est celui qui sait résoudre les contraintes de la musique pour faire entendre une œuvre d’autant plus puis­sante que les diver­gences sont fortes. »

Thier­ry DeCruzy
Démon­dia­li­ser la musique. Une réponse au nau­frage musi­cal euro­péen, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2022

La technologie révolutionne le rapport des individus et des sociétés à la musique…

« La tech­no­lo­gie, avec l’enregistrement et la radio, révo­lu­tionne le rap­port des indi­vi­dus et des socié­tés à la musique et au son. D’une pra­tique natu­relle et vivante dans une écoute col­lec­tive, l’enregistrement a per­mis une écoute arti­fi­cielle indi­vi­duelle, cor­ro­sive pour les liens socié­taux entre­te­nus tra­di­tion­nel­le­ment par la musique. »

Thier­ry DeCruzy
Démon­dia­li­ser la musique. Une réponse au nau­frage musi­cal euro­péen, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2022

Le bourgeois n’est pas une chose, c’est un être…

« Le bour­geois n’est pas une chose, c’est un être ; cer­taines res­sem­blances éloi­gnées ont d’a­bord fait croire qu’il appar­te­nait au genre homme ; en effet, il est bipède et bimane ; c’est ce qui a induit les natu­ra­listes en erreur. Des qua­dru­pèdes peuvent apprendre à mar­cher sur les pieds de der­rière, cela se voit tous les jours, les chiens savants en font preuve ; et cepen­dant, qui a jamais son­gé à dire que les chiens étaient des hommes ? »

Théo­phile Gautier
Mono­gra­phie du bour­geois pari­sien, in La Peau de tigre, Michel Lévy frères, 1866

Nous regrettons l’épée…

« Pour notre part, nous regret­tons l’épée ; avec l’usage de por­ter l’épée s’est en allée la vieille urba­ni­té fran­çaise ; on est tou­jours poli avec un inter­lo­cu­teur qui peut vous entrer quelques pouces de fer dans le ventre si vos manières n’ont pas l’aménité conve­nable. L’abolition du duel achè­ve­ra de nous rendre le peuple le plus gros­sier de l’univers : tous les lâches, sûrs de l’impunité, vont deve­nir inso­lents. Et puis c’était réel­le­ment pour un jeune homme de cœur une amie sûre et fidèle qu’une épée de bon acier bien trem­pé et bien franc. L’homme gagnait à ce com­merce intime avec le métal ; il en pre­nait les qua­li­tés rigides, la loyau­té invio­lable, le vif éclat, la net­te­té inci­sive, et cette union tacite était si bien com­prise, que le plus grand éloge que l’on pût don­ner à quelqu’un, c’était de dire qu’il était brave comme son épée. Mais nous sommes dans une époque peu che­va­le­resque, et la pro­saïque savate doit rem­pla­cer la jolie épée fran­çaise, ce bijou aigu, cet éclair d’acier qui du moins brillait dans la nuit avant d’arriver à la poi­trine d’un homme. »

Théo­phile Gautier
Le Maître de chaus­son, in La Peau de tigre, Michel Lévy frères, 1866

Il n’y a nulle part où aller…

« Mais ce qu’il y a de par­ti­cu­liè­re­ment hor­rible dans le monde actuel, c’est que toute cette sata­née his­toire se passe dans un mou­choir de poche. Il n’y a nulle part où aller. […] Il y a seule­ment un point posi­tif : l’habitude gran­dis­sante qu’ont les hommes mécon­tents à dyna­mi­ter les usines et les cen­trales élec­triques ; j’espère que cela, main­te­nant que c’est encou­ra­gé comme un acte de patrio­tisme”, pour­ra res­ter une habi­tude ! Mais cela ne sera aucu­ne­ment pro­fi­table si ce n’est pas universel. »

John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), n°52, édi­té par Hum­phrey Car­pen­ter et Chris­to­pher Tol­kien, trad. Del­phine Mar­tin et Vincent Fer­ré, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 2005

Le vieux est par nature ringard…

« L’influence n’en est pas moins impor­tante au ser­vice de la nor­ma­li­sa­tion des modes et de la déva­lo­ri­sa­tion de l’ancien au pro­fit du neuf. Dans la ligne d’une socié­té pro­gres­siste – où demain est for­cé­ment mieux qu’hier –, il faut cas­ser les cloi­sons et refaire les déco­ra­tions. Le vieux est par nature rin­gard et non vin­tage”. »

Jean-Yves Le Gallou
La socié­té de pro­pa­gande. Manuel de résis­tance au gou­lag men­tal, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Car­touches, 2022

La publicité n’est pas neutre…

« Pour autant, la publi­ci­té n’est pas neutre : elle acca­pare le temps de cer­veau dis­po­nible” (Le Lay) de ceux qui la subissent dans une direc­tion unique, l’acte d’achat. Au détri­ment du temps qui pour­rait être consa­cré à d’autres acti­vi­tés gra­tuites : lire, culti­ver son jar­din, mar­cher en forêt, bri­co­ler, se dépen­ser phy­si­que­ment, s’occuper de ses enfants, rendre visite à ses parents, ren­con­trer des amis, jouer à des jeux de société. »

Jean-Yves Le Gallou
La socié­té de pro­pa­gande. Manuel de résis­tance au gou­lag men­tal, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Car­touches, 2022

Péguy a été un prophète…

« Péguy a été un pro­phète. L’argent a tou­jours joué un rôle dans la vie des socié­tés, bien enten­du, mais il coexis­tait avec d’autres sys­tèmes, le sys­tème de l’honneur dans les classes aris­to­cra­tiques, le sys­tème de la soli­da­ri­té dans les classes popu­laires, le sys­tème de la cha­ri­té dans l’ordre chré­tien. Ce que Péguy appelle le monde moderne, c’est le moment où le sys­tème de l’argent l’emporte défi­ni­ti­ve­ment sur tous les autres et devient l’étalon uni­ver­sel. Le capi­ta­lisme, de ce point de vue, est moins le sys­tème de l’appropriation pri­vée des moyens de pro­duc­tion que le sys­tème de l’équivalence uni­ver­selle repré­sen­tée par l’argent. »

Jacques Jul­liard
« Pour­quoi la gauche s’ef­fondre », Élé­ments n°159, mars 2016

Les réformes sociétales ont un gros avantage : c’est qu’elles ne coûtent rien…

« Les réformes socié­tales ont […] un gros avan­tage : c’est qu’elles ne coûtent rien, ce qui n’est évi­dem­ment pas le cas de la poli­tique sociale. En même temps, c’est la marche vers une socié­té à l’américaine, indi­vi­dua­li­sée à l’extrême et où l’on constate une sorte d’ato­mi­sa­tion des classes sociales. »

Jacques Jul­liard
« Pour­quoi la gauche s’ef­fondre », Élé­ments n°159, mars 2016

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