« Le moi a beau se réfugier dans un groupe pour récupérer une apparence de puissance : rien n’est plus malléable que la masse. »
Marcel De Corte
De la force, 1980, éditions Dominique Martin Morin, 2019
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« Le moi a beau se réfugier dans un groupe pour récupérer une apparence de puissance : rien n’est plus malléable que la masse. »
Marcel De Corte
De la force, 1980, éditions Dominique Martin Morin, 2019
« Une nationalité jeune comme la nôtre doit être hardie, toujours en progrès et confiante en elle-même. Nos ressources sont immenses, je ne crains pas de le dire, nous pouvons en tirer un parti incalculable. Il suffit d’oser pour réussir. C’est là un des secrets de la puissance et de la splendeur dont jouirent pendant plus d’un siècle nos voisins du Nord, les Provinces Unies. Nous possédons, sans aucun doute, autant d’éléments de succès, pourquoi nos vues se porteraient-elles moins haut ? »
Léopold II, roi des Belges
Cité par Georges-Henri Dumont in Pensées et réflexions, éditions L’amitié par le livre, 1948
« Tout homme ou toute puissance, dont l’action consiste uniquement à céder, ne peut aboutir qu’à se retrancher dans l’existence. Qui vit, résiste, qui ne résiste pas, se laisse dépecer en morceaux. »
Georges Sorel
Réflexions sur la violence, 1908, coéditions Krisis/La Nouvelle Librairie, 2023
« Dans la pensée libérale, le concept politique de lutte se mue en concurrence du côté de l’économie, en débat du côté de l’esprit ; la claire distinction de ces deux états différents que sont la guerre et la paix est remplacée par la dynamique d’une concurrence perpétuelle et de débats sans fin. […] Le peuple politiquement un sera, d’une part, tantôt un ensemble de travailleurs et d’employés, tantôt une masse de consommateurs. La souveraineté et la puissance publique deviendront propagande et suggestion des foules dans le champ d’attraction de l’esprit, elles se mueront en contrôle dans celui de l’économie. Toutes ces opérations de substitution visent très précisément à soumettre l’État et la politique à une morale individualiste. »
Carl Schmitt
La notion de politique (Der Begriff des Politischen), 1927, éditions Calmann-Lévy, 1972, trad. Marie-Louise Steinhauser, éditions Flammarion, coll. Champs classiques, 2009
« Nous respectons la culture des autres, car nous ne sommes pas américains, parce que nous ne sommes pas universalistes et que nous ne voulons pas imposer aux autres nos valeurs. Alors, pourquoi nous refuserait-on le droit d’être respectés dans ce qui fait notre différence ? Nous ne demandons rien d’autre que la liberté d’être maîtres chez nous, chacun étant maître chez soi. »
Lionel Rondouin
Dominique Venner. La flamme se maintient, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Cartouches, 2023
« Si nous voulons une révolution, c’est pour renouer avec la beauté réelle et les sentiments profonds, avec l’esprit de sacrifice et la volonté de puissance. »
Grégoire Gambier
Dominique Venner. La flamme se maintient, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Cartouches, 2023
« La science-fiction de la seconde moitié du XXe siècle vise à faire rêver le “monde libre” d’un avenir technologiquement radieux, au sortir de deux guerres mondiales. Il s’agit essentiellement d’une projection de la puissance des États-Unis. Et en Europe, elle accompagne l’optimisme des Trente Glorieuses. »
Michel Geoffroy
Bienvenue dans le meilleur des mondes. Quand la réalité dépasse la science-fiction, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Cartouches, 2023
« Le vrai politique est un artiste, un bâtisseur de projets, un sculpteur de l’Histoire. Il répond d’abord à la question : qui fait partie de mon peuple et quelles sont ses valeurs ? Puis à celle-ci : quels sont ses ennemis et comment les combattre et les vaincre ? Et en troisième lieu : quel destin choisir pour acquérir la puissance et la pérennité dans l’Histoire ? »
Guillaume Faye
L’Archéofuturisme. Techno-science et retour aux valeurs ancestrales, éditions L’Æncre, 1998 et 2011, éditions L’Æncre/La Nouvelle Librairie, coll. Agora, 2023
« L’essence du futurisme, c’est d’architecturer l’avenir (et non de faire “table rase du passé”) ; de penser la civilisation – en l’occurrence européenne – comme une œuvre en mouvement, selon la conception de la musique qu’avait Wagner ; d’envisager le politique non pas seulement comme la limitative « désignation de l’ennemi » de Carl Schmitt, mais comme désignation de l’ami (qui est de la communauté du peuple ?) et surtout comme mise en forme du peuple dans l’avenir, avec les soucis constants de l’ambition, de l’indépendance, de la créativité et de la puissance… »
Guillaume Faye
L’Archéofuturisme. Techno-science et retour aux valeurs ancestrales, éditions L’Æncre, 1998 et 2011, éditions L’Æncre/La Nouvelle Librairie, coll. Agora, 2023
« La relation entre le mode de vie des Indo-Européens et leur idéologie est souvent inversée : ainsi Marija Gimbutas présente en ces termes le contraste entre la “vieille Europe” agricole, pacifique et égalitaire et les Indo-Européens pasteurs, guerriers et aristocratiques : “une économie fondée sur l’agriculture, l’autre sur l’élevage et le pâturage ont produit deux idéologies contrastées”. Pourquoi donc poser la relation en ce sens ? Rien obligeait la “vieille Europe” à privilégier l’agriculture ; rien n’interdisait au peuple des kourganes de s’y consacrer exclusivement : le sol de l’Ukraine s’y prête. Mais, apparemment, leur mentalité ne s’y prêtait pas. De même, il n’y a pas lieu de faire appel à des changements climatiques pour expliquer les migrations des Indo-Européens : leur goût des larges espaces, leur volonté de domination et leur désir d’une nombreuse descendance ne se conciliaient que si l’excédent de la population s’en allait chercher ailleurs gloire, puissance et fortune. »
Jean Haudry
Les Indo-Européens (1981), Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 1992
« Je pars de cette constatation que les Européens sont vulnérables parce qu’ils n’ont pas conscience de ce qu’ils sont. Ils ne sont pas conscients de leur identité ni de leurs valeurs spécifiques. La tâche la plus urgente est donc de leur donner les fondements d’une structure mentale, d’une conscience de leur identité. »
Dominique Venner
Carnets rebelles – volume I, éditions La Nouvelle Librairie, 2021
« Il n’y aura rien eu de plus sot dans toute l’histoire que la concurrence européenne en matière politique et économique, comparée, combinée et confrontée avec l’unité et l’alliance européenne en matière scientifique. Pendant que les efforts des meilleures têtes de l’Europe constituaient un capital immense de savoir utilisable, la tradition naïve de la politique historique de convoitise et d’arrière-pensées se poursuivait, et cet esprit de Petits-Européens livrait, par une sorte de trahison, à ceux mêmes qu’on entendait dominer, les méthodes et les instruments de puissance. […] L’Europe n’aura pas eu la politique de sa pensée. »
Paul Valéry
Regards sur le monde actuel, Librairie Stock, 1931, éditions Gallimard, coll. Folio Essais, 1988