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Citations sur la paix

Pour mériter la paix, il ne suffit pas de ne pas désirer la guerre…

« Pour méri­ter la paix, il ne suf­fit pas de ne pas dési­rer la guerre. La véri­table paix sup­pose un cou­rage qui dépasse celui de la guerre : elle est acti­ve­ment créa­trice, éner­gie spi­ri­tuelle. On la conquiert en maî­tri­sant d’abord son démon inté­rieur, en ban­nis­sant de sa vie per­son­nelle la haine, source de discorde. »

Ernst Jün­ger
La paix, 1943, trad. Banine et Armand Petit­jean, édi­tions La Table Ronde, coll. La Petite Ver­millon, 1992

Dans la perspective de la Bible…

« Dans la pers­pec­tive de la Bible, la sur­ve­nue de la fin des temps est liée à l’avènement d’un sta­tut de l’humanité plus fon­ciè­re­ment éga­li­taire, plus homo­gène et plus paci­fique”. L’his­toire repo­sant sur le conflit, il n’y aura plus de conflits ─ donc plus de diver­si­té sus­cep­tible de dégé­né­rer” en affron­te­ments. La maî­trise n’aura plus de rai­son d’être ; toutes les formes d’ alié­na­tion” auront dis­pa­ru. Le monde sera trans­fi­gu­ré ; ce sera le contraire du monde. L’homme sera libé­ré de la civi­li­sa­tion. »

Alain de Benoist
Com­ment peut-on être païen ?, édi­tions Albin Michel, 1981

La guerre est la grande forge des peuples…

« La guerre est la grande forge des peuples comme elle est celle des cœurs. »

Ernst Jün­ger
La paix, 1943, trad. Banine et Armand Petit­jean, édi­tions La Table Ronde, coll. La Petite Ver­millon, 1992

Réfugie-toi dans la solitude éternelle des choses…

« Doré­na­vant, fils, lorsque tu te sen­ti­ras le cœur trou­blé par des tris­tesses inté­rieures, réfu­gie-toi dans la soli­tude éter­nelle des choses. Les bois sur­tout sont tendres à l’homme. Dieu en a fait des asiles sacrés où la paix habite, et l’har­mo­nie du monde s’y révèle. »
L’a­na­cho­rète Pri­mel s’adressant au roi Gra­lon, après la sub­mer­sion d‘Ys.

Ana­tole Le Braz
Au pays des par­dons, H. Caillière Édi­teur, 1894

Il faut proposer aux Français de nouveaux mythes…

« Il faut pro­po­ser aux Fran­çais de nou­veaux mythes. Pour­quoi pas celui de Sau­ve­terre, la terre d’asile qui, tan­dis qu’ailleurs se déchaî­nait la guerre, a connu la paix pen­dant trois mois, du fait de quelques hommes ? Enne­mis, ces hommes rêvaient d’un jour où ils ces­se­raient de l’être. On trou­ve­ra là-haut les sur­vi­vants de cette étrange his­toire. Sébas­tien le Fran­çais et Else l’Allemande, Manuel et Téré­sa, avec cet éton­nant Cabral, ce pay­san d’un Causse per­du qui conçoit déjà son trou­peau en fonc­tion de l’Europe et de ses besoins.
Les grands espaces du Causse don­ne­ront à nos rêves le mys­tère, la poé­sie et la réso­nance des cathédrales. »

Jean Lar­té­guy
Sau­ve­terre, édi­tions Rom­bal­di, 1971

Dans la pensée libérale, le concept politique de lutte se…

« Dans la pen­sée libé­rale, le concept poli­tique de lutte se mue en concur­rence du côté de l’économie, en débat du côté de l’esprit ; la claire dis­tinc­tion de ces deux états dif­fé­rents que sont la guerre et la paix est rem­pla­cée par la dyna­mique d’une concur­rence per­pé­tuelle et de débats sans fin. […] Le peuple poli­ti­que­ment un sera, d’une part, tan­tôt un ensemble de tra­vailleurs et d’employés, tan­tôt une masse de consom­ma­teurs. La sou­ve­rai­ne­té et la puis­sance publique devien­dront pro­pa­gande et sug­ges­tion des foules dans le champ d’attraction de l’esprit, elles se mue­ront en contrôle dans celui de l’économie. Toutes ces opé­ra­tions de sub­sti­tu­tion visent très pré­ci­sé­ment à sou­mettre l’État et la poli­tique à une morale indi­vi­dua­liste. »

Carl Schmitt
La notion de poli­tique (Der Begriff des Poli­ti­schen), 1927, édi­tions Cal­mann-Lévy, 1972, trad. Marie-Louise Stein­hau­ser, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs clas­siques, 2009

L’État dispose du jus belli…

« L’État, uni­té essen­tiel­le­ment poli­tique, dis­pose du jus bel­li, c’est-à-dire de la pos­si­bi­li­té effec­tive de dési­gner l’ennemi, le cas échéant, par une déci­sion qui lui soit propre, et de le com­battre. […] Le jus bel­li implique qu’il en soit dis­po­sé ain­si : il repré­sente cette double pos­si­bi­li­té, celle d’exiger de ses natio­naux qu’ils soient prêts à mou­rir et à don­ner la mort, celle de tuer des êtres humains qui se trouvent dans le camp enne­mi. Mais la tâche d’un État nor­mal est avant tout de réa­li­ser une paci­fi­ca­tion com­plète à l’intérieur des limites de l’État et de son ter­ri­toire, à faire régner « la tran­quilli­té, la sécu­ri­té et l’ordre. »

Carl Schmitt
La notion de poli­tique (Der Begriff des Poli­ti­schen), 1927, édi­tions Cal­mann-Lévy, 1972, trad. Marie-Louise Stein­hau­ser, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs clas­siques, 2009

Au nom de la paix…

« De nos jours encore, par­mi les peuples indus­tria­li­sés, les grandes masses demeurent adeptes d’une obs­cure reli­gion de la tech­ni­ci­té car elles sont, comme toutes les masses, avides de conclu­sions extrêmes et incons­ciem­ment convain­cues d’y avoir trou­vé la dépo­li­ti­sa­tion abso­lue, […] qui signi­fie la fin de toute guerre et l’aube de la paix uni­ver­selle. […] Nous savons qu’aujourd’hui c’est tou­jours au nom de la paix qu’est menée la guerre la plus effroyable, que l’oppression s’exerce au nom de la liber­té et l’inhumanité la plus atroce au nom de l’humanité. »

Carl Schmitt
La notion de poli­tique (Der Begriff des Poli­ti­schen), 1927, édi­tions Cal­mann-Lévy, 1972, trad. Marie-Louise Stein­hau­ser, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs clas­siques, 2009

Notre patriotisme n’a rien d’idéaliste, de philosophique…

« Nous, Lor­rains, nous ne sommes pas Français, parce que la France est la fille aînée de l’Église” ni parce qu’elle a four­ni au monde la Déclaration des Droits de l’Homme”, nous n’avons pas adhéré à la Patrie comme à un esprit, comme à un ensemble de prin­cipes. En fait, nous sommes venus à la France parce que nous avions besoin d’ordre et de paix et que nous ne pou­vions pas en trou­ver ailleurs. Notre patrio­tisme n’a rien d’idéaliste, de phi­lo­so­phique ; nos pères étaient fort réalistes. Et pour­tant il est bien exact que nous ten­dions vers la France plutôt que vers l’Allemagne, parce que celle-là est une nation catho­lique, et c’est encore vrai que les conquêtes civiles de la Révolution et les gloires mili­taires de l’Empire ont gagné le cœur de notre popu­la­tion. Ain­si, notre patrio­tisme est fait de tous les éléments que les dia­lec­ti­ciens s’efforcent de main­te­nir séparés et en opposition. »

Mau­rice Barrès
La Terre et les Morts, troi­sième confé­rence, La Patrie fran­çaise, 1899

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