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Citations d’un auteur français

Rien, jamais, en effet ne remplacera le compagnon perdu…

« Peu à peu nous décou­vrons que le rire clair de celui-là nous ne l’entendrons plus jamais, nous décou­vrons que ce jar­din-là nous est inter­dit pour tou­jours. Alors com­mence notre deuil véri­table qui n’est point déchi­rant mais un peu amer.
Rien, jamais, en effet ne rem­pla­ce­ra le com­pa­gnon per­du. On ne se crée point de vieux cama­rades. Rien ne vaut le tré­sor de tant de mau­vaises heures vécues ensemble, de tant de brouilles, de récon­ci­lia­tions, de mou­ve­ments de cœur. On ne recons­truit point ces ami­tiés-là. Il est vain si l’on plante un chêne, d’espérer s’abriter bien­tôt sous son feuillage.
Ain­si va la vie. Nous nous sommes enri­chis d’abord, nous avons plan­té pen­dant des années, mais viennent les années où le temps défait ce tra­vail et déboise. Les cama­rades, un à un, nous retirent leur ombre. Et à nos deuils se mêle désor­mais le regret secret de vieillir. »

Antoine de Saint-Exupéry
Terre des hommes, édi­tions Gal­li­mard, coll. Blanche, 1939, coll. Folio, 2024

Deux conflits ont structuré notre histoire depuis l’origine…

« Pole­mos est le père de toute chose” selon Héra­clite. Deux conflits ont struc­tu­ré notre his­toire depuis l’origine : le conflit Orient/Occident et le conflit Europe/islam. Ce second conflit dure depuis 13 siècles. Et il est rede­ve­nu majeur depuis que les musul­mans ont repris leur marche vers l’ouest et le nord.
Cette confron­ta­tion, il ne faut pas la nier. Il faut y faire face. Et saluer la résis­tance qui se lève à l’est. Dans les pays du groupe de Vise­grád : la Tché­quie, la Slo­va­quie, la Pologne et la Hon­grie bien sûr. La Hon­grie aux avant-postes de la résis­tance au Grand Turc hier et à l’invasion migra­toire aujourd’hui. »

Jean-Yves Le Gallou
XXIe siècle, vers un nou­veau cycle euro­péen ?, allo­cu­tion au cin­quième col­loque de l’Institut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 7 avril 2018

Tous les grands hommes…

« Tous les grands hommes sont doués d’intuition. Un vrai chef n’a besoin ni de tests psy­cho­lo­giques, ni de fiches de ren­sei­gne­ments pour choi­sir ses subordonnés. »

Alexis Car­rel
L’homme, cet incon­nu, édi­tions Plon, 1935

La victoire des Yankees est la victoire d’une certaine morale…

« La vic­toire des Yan­kees est la vic­toire d’une cer­taine morale et avec elle d’une cer­taine concep­tion de l’homme et de la vie. C’est le ratio­na­lisme qui triomphe et, avec lui, les grands prin­cipes qu’on pro­clame et qu’on n’applique pas, et, après eux, c’est le dol­lar dont le culte s’installe et, avec le dol­lar, les acié­ries et au-delà des acié­ries, le fonc­tion­na­lisme, et, à l’horizon de tout cela, la socié­té de consom­ma­tion, la publi­ci­té, le confor­misme, la mono­to­nie, et les longues, les immenses plaines de l’ennui et de l’absurdité. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1969

Le romantisme s’oppose, avec l’énergie mélancolique du désespoir…

« Le roman­tisme s’oppose, avec l’énergie mélan­co­lique du déses­poir, à l’esprit quan­ti­fi­ca­teur de l’univers bour­geois, à la réi­fi­ca­tion mar­chande, à la pla­ti­tude uti­li­ta­riste et, sur­tout, au désen­chan­te­ment du monde. »

Michael Löwy
pré­face à Roman­tisme et cri­tique de la civi­li­sa­tion (Wal­ter Ben­ja­min), édi­tions Payot, 2010

Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre…

« Le 21 jan­vier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appe­lé signi­fi­ca­ti­ve­ment la pas­sion de Louis XVI. Certes, c’est un répu­gnant scan­dale d’avoir pré­sen­té, comme un grand moment de notre his­toire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet écha­faud ne marque pas un som­met, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses atten­dus et ses consé­quences, le juge­ment du roi est à la char­nière de notre his­toire contem­po­raine. Il sym­bo­lise la désa­cra­li­sa­tion de cette his­toire et la dés­in­car­na­tion du Dieu Chré­tien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son repré­sen­tant his­to­rique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une appa­rence de Dieu relé­gué dans le ciel des principes. »

Albert Camus
L’Homme révol­té, édi­tions Gal­li­mard, coll. Blanche, 1951

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