« Oubli, falsification et conservatisme. Tels sont les mauvais usages de l’histoire pour Nietzsche. »
Adriano Scianca
L’Europe, terre de nos enfants, Livr’Arbitres, Actes du XIe colloque annuel de l’Institut Iliade – 2024
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« Oubli, falsification et conservatisme. Tels sont les mauvais usages de l’histoire pour Nietzsche. »
Adriano Scianca
L’Europe, terre de nos enfants, Livr’Arbitres, Actes du XIe colloque annuel de l’Institut Iliade – 2024
« À rebours de tant de nos contemporains qui s’en tiennent au caractère purement formel des constitutions, le Secrétaire florentin avait compris qu’il n’existe pas de solutions toutes faites en Histoire, et que la liberté d’un peuple n’est pas un droit, mais un devoir et une conquête. »
Valerio Benedetti
Nicolas Machiavel. Le patriote aux vertus romaines, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2024
« Si on tire une ligne du golfe de Venise à l’embouchure de l’Elbe, on trouve en dehors de cette ligne, et sur toute sa longueur, les restes, les débris des populations slaves refoulées vers le nord par la race germanique et par la race romane. Leur existence posthume ici, n’appartient déjà plus qu’au passé ; mais plus loin, vers les Karpats, ce rempart séculaire de la Slavie, aux deux extrémités de l’Europe, on voit les races slaves engagées dans des luttes acharnées. Sur la mer Adriatique, elles combattent l’islamisme ; et, sur la mer Baltique, soumises d’abord à une race étrangère, elles se sont relevées, elles prennent aujourd’hui le dessus. Entre ces points extrêmes, le tronc slave s’étend dans toute sa force et jette deux branches, l’une vers l’Amérique, l’autre à travers les Mongols et les Caucasiens, jusque dans le sein de la Perse et presque de la Chine, regagnant ainsi dans cette partie du monde ce qu’il a perdu de ses possessions en Europe. »
Adam Mickiewicz
Les Slaves, Cours professé Collège de France, première leçon, Comon éditeur, vol. 1, 1849
« (…) la Révolution, cette large ornière de sang qui a coupé en deux l’histoire de France (…). »
Jules Barbey d’Aurevilly
Un prêtre marié, 1865, éditions Gallimard, coll. Le Livre de poche, 1964
« La modernité est cumulative d’un héritage historique, fait de traditions et d’expériences. À l’encontre d’un Rousseau pour qui le “contrat social” est passé entre des “natures raisonnables”, maîtresses de leur destin, le contrat social, si l’on tient au mot, est, selon Burke, un contrat tacite, que les hommes ne choisissent pas de signer mais qu’ils ne peuvent dénoncer sous peine de bouleverser l’ordre social. Si contrat social il y a c’est avant tout le lien historique qui existe “entre ceux qui sont vivants, ceux qui sont morts et ceux qui sont à naître”. Idée que Barrès reprendra dans son exaltation célèbre de “la terre et les morts”. Dans la même perspective est moderne, selon Burke, ce qui est en cohérence avec l’expérience des siècles passés et ce qui en est comme le fruit. »
Yves Chiron
Edmund Burke et la Révolution française, Éditions Téqui, coll. « L’Auteur et son message », 1987
« Il faut s’accepter héritier de la totalité de l’histoire de France, celle d’avant la Révolution comme celle d’après. L’Ancien Régime ou la France de 1848 sont comme “les fruits de diverses saisons”. L’important est de maintenir vivante “la conscience française”, “raciner les individus dans la terre et les morts”, ne pas étouffer en eux “la voix du sang et l’instinct du terroir”. »
Yves Chiron
La vie de Barrès, éditions Godefroy de Bouillon, 2000
« Toute terre, en vérité, est un ensemble où la nature et l’histoire collaborent. Le spectateur d’un paysage est aussi l’héritier d’un passé. Des hommes avant lui ont œuvré pour que tel endroit soit ce qu’il est. Il y a toujours à respecter, à maintenir, à poursuivre et, s’il le faut, à défendre. Quand Barrès écrivait sur Sion et Sainte-Odile, il songeait surtout à l’héritage politique et historique : maintenir la présence française face à l’Allemagne, respecter la romanité comme créatrice de civilisation. Il ne pouvait encore s’agir pour lui de veiller à la préservation d’un héritage naturel qui n’était pas encore menacé. L’écologie est dans cette logique : défendre une nature dont on a hérité et qui a apporté ses preuves et donné ses bénéfices, une nature dont on est redevable. Défendre en somme le capital naturel comme on défend le patrimoine historique et culturel et comme on maintient vivante la mémoire historique. À ce rapport-là à la terre, à cette écologie, Barrès n’aurait pas été étranger de nos jours. »
Yves Chiron
Barrès et la terre, éditions Sang de la terre, Paris 1987
« Heureusement la résistance s’organise. Il y a un peu partout en France de salutaires sursauts et des Français qui continuent à exalter le souvenir des générations qui les ont précédés […] Il ne s’agit plus seulement d’honorer des morts qui n’ont pas hésité à aller jusqu’au sacrifice pour défendre leurs convictions, mais il s’agit de rappeler ce qu’est la France, son identité, son destin fruit du travail des générations passées qui toutes ont apporté leur pierre à l’édifice. »
Louis-Alphonse de Bourbon
Journée de commémoration de l’insurrection catholique et royaliste de 1799 – Message, legitimite.fr, 23 août 2022
« Quand les morts peuvent reposer en paix et sont honorés, les vivants peuvent assumer leurs devoirs, et légitimement exercer leurs droits. »
Louis-Alphonse de Bourbon
Jubilé de la Vendée – Allocution de Mgr le Duc d’Anjou, legitimite.fr, 2 septembre 2023
« Rattachons les idées au sol, fondons la politique française sur l’histoire de France et pour arriver à bien vivre sur un point du territoire, propageons une vue exacte sur la nation. »
Maurice Barrès
La Terre et les Morts, troisième conférence, La Patrie française, 1899
« Le trait caractéristique du libéralisme progressiste — et en cela il est très proche du marxisme — est qu’il suit une vision linéaire de l’histoire, selon laquelle l’histoire a une fin, et que cette fin consiste en la pleine réalisation du libéralisme progressiste. »
Balázs Orbán
Comprendre la stratégie hongroise, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2023
« Le réalisme n’est souvent qu’un fatalisme découragé. […] L’Histoire n’est pas réaliste. […] L’essence de l’Histoire est réelle et irréaliste. Parce que son moteur est composé d’un carburant, la volonté de puissance et d’un comburant, la puissance de la volonté. […] Comme disait Guillaume d’Orange : “là où il y a une volonté, il y a un chemin.” »
Guillaume Faye
L’Archéofuturisme. Techno-science et retour aux valeurs ancestrales, éditions L’AEncre, 2011/La Nouvelle Librairie, coll. Agora, 2023