Hector : « Il n’est qu’un bon présage, c’est de combattre pour sa patrie. »
Homère
Iliade, Chant XII, 243, vers 800 – 725 avant notre ère
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Hector : « Il n’est qu’un bon présage, c’est de combattre pour sa patrie. »
Homère
Iliade, Chant XII, 243, vers 800 – 725 avant notre ère
« Le culte du passé, c’est le mémorial de la famille, le blason de la chaumière, la gloire du foyer. C’est la source vivifiante où le sentiment de l’honneur se raffermit, où le cœur se retrempe. C’est, aux jours de repos, la légende qui édifie, le conte qui recrée, la chanson qui fait rire. C’est, aux jours d’anxiété, la poésie d’Ossian qui entend la parole des siens dans le souffle des vents et voit apparaître leur blanche figure dans les lueurs du crépuscule, dans les contours des nuages. »
Xavier Marmier
Prose et Vers, 1890, éditions Hachette Livre, 2018
« Pendant près de quinze siècles, le christianisme a commandé l’imaginaire et les représentations des Européens. Il leur a fourni une morale, une vision de la mort et de l’au-delà en même temps que les cadres temporels de leur existence. C’est dans le récit biblique autant que dans la tradition troyenne que s’est inscrite l’image des rois de France. C’est à l’inverse avec le passé romain que renoue l’Empire chrétien carolingien, continué au siècle suivant par le Saint Empire romain germanique. C’est d’autre part contre l’ennemi musulman que se forge au nom du Christ, sur les fronts ibérique, méditerranéen et oriental l’identité européenne qui va s’affirmer à partir de l’an mil. »
Philippe Conrad
Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité européenne, Philippe Conrad dir., édition Institut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018
« Georges Bataille estimait que la violence de la corrida, incarnée dans le jeu qu’entretient l’homme vivant avec sa propre mort et la bête qui est en lui, symbolisait la recherche de transcendance de l’homme. Il voyait dans la tauromachie la survivance d’un culte rendu par les légionnaires romains au dieu Mithra. D’autres théories existent. On sait par exemple que les Celtes avaient des jeux ritualisés assez proches, de même que la fresque du palais de Cnossos en Crète montre un jeune homme sautant par dessus un énorme taureau furieux. »
Gabriel Robin
« Les Traditions vivantes », intervention à la 7ème journée de réinformation de Polémia, Paris, 18 octobre 2014
« Pour l’islam de France, la sortie de religion telle que la conçoivent de concert le progressisme libertaire et la modernité libérale n’est pas seulement vécue comme un désenchantement absolu du monde, mais aussi et surtout comme un système qui met en péril les invariants anthropologiques dont les religions ont eu jusqu’ici la garde historique. Il y a là, pour qui tient les yeux ouverts, l’embryon d’une guerre civile. »
Patrick Buisson
La Cause du peuple, éditions Perrin, 2016
« C’est l’expulsion de la France de son propre territoire qui y a rendu possible le développement d’un sentiment musulman anti-occidental dont la forme extrême est le djihadisme. »
Philippe de Villiers
Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016
« Il y a des musulmans modérés. Il n’y a pas d’islam modéré. Les musulmans ne sont pas tous des islamistes mais tous les islamistes sont des musulmans. La différence entre un islamiste et un musulman, c’est que l’islamiste est un musulman pressé. Impatient de soumettre le monde à Allah. Impatient d’appliquer le coran. »
Philippe de Villiers
Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016
« À chaque fois que j’entre sous le vieux porche [d’une cathédrale], marqué par les vicissitudes de la pierre souffrante, décapitée, je ressens en moi charnellement, qui vibre, toute une France des hautes nefs immémoriales, une foule chantante, un grouillement d’âmes simples, un hymne à l’unité profonde de la symphonie millénaire, l’accord parfait du burin sur la pierre et du souffle de l’esprit. C’est une grande émotion que cette présence de l’œuvre vive, une respiration qui ne s’étaient pas. Des ombres qui se lèvent le long des colonnes. Des géants. Des gisants de géants. »
Philippe de Villiers
Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016
« Le monde moderne est rempli d’hommes qui s’accrochent si fortement aux dogmes qu’ils ne savent même pas que ce sont des dogmes. »
Gilbert Keith Chesterton
Hérétiques, 1905
« Même si cela peut paraître étrange, il était pour ces gens plus facile d’imaginer un monde peuplé d’esprits malins que de concevoir des astronautes posant le pied sur la Lune. Mais après tout, nos propres ancêtres, avant que nous donnions des leçons de rationalisme à l’humanité tout en remplissant nos stades de foules hystériques et en nourrissant nos herbivores de cadavres réduits en poudre, n’étaient-ils pas partis dans la poussière des routes orientales délivrer le tombeau d’un dieu mort et ressuscité ? »
Erik L’Homme
Des pas dans la neige. Aventures au Pakistan, éditions Gallimard Jeunesse, coll. Pôle fiction, 2010
« À ce propos aussi Androlicas a laissé par écrit un mot que voulait dire Lysandre, par où il appert qu’il faisait bien peu de compte de se parjurer ; car il disait “qu’il fallait tromper les enfants avec des osselets, et les hommes avec les serments”, suivant en cela Polycrate, le tyran de Samos, mais non pas avec raison ; car lui était capitaine légitime et l’autre violent usurpateur de domination tyrannique ; et ce n’était point fait en vrai Laconien de se comporter envers les dieux ni plus ni moins qu’envers les ennemis, ou encore pirement et plus injurieusement ; car celui qui trompe son ennemi, moyennant la foi qu’il lui jure, donne à connaître qu’il le craint, mais qu’il ne se soucie point des dieux. »
Plutarque
Vies parallèles (in Vie de Lysandre), entre 100 et 120, trad. Anne-Marie Ozanam, éditions Gallimard, coll. Quarto, 2002