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Citations sur les mythes et religions
Cela signifie que l’histoire n’est pas finie…
« […] et tous nous sommes menacés par de nouveaux assauts sur les plaines de Troie. Troie peut avoir tous les noms possibles, les dieux sont toujours en embuscade, préparant de nouveaux assauts. Cela ne veut pas dire que les hommes sont maudits et destinés à se battre. Cela signifie que l’histoire n’est pas finie. »
Sylvain Tesson
Un été avec Homère, éditions des Équateurs, 2018
Il est certain qu’aujourd’hui encore…
« Il est certain qu’aujourd’hui encore, et précisément en Italie, les rites par lesquels une communauté guerrière déclare « présents » les camarades morts au champ d’honneur, ont retrouvé une force singulière. Qui part de l’idée que tout ce qu’un processus d’involution a, de nos jours, doté d’un caractère allégorique et au maximum éthique, avait à l’origine une valeur de réalité (et tout rite était action et non simple cérémonie) doit penser que les rites guerriers actuels peuvent être matière à méditation et à rapprocher du mystère contenu dans l’enseignement dont nous avons parlé : l’idée de héros qui ne sont pas vraiment morts, comme celle de vainqueurs qui, à l’image du César romain, restent « vainqueurs perpétuels » au centre d’une lignée. »
Julius Evola
Métaphysique de la Guerre (Diorama Filosofico, 1935), in Cahiers de l’Unicorne 7, trad. H.J. Maxwell, Arche éditions, 1980
Il n’est qu’un bon présage, c’est de combattre pour sa patrie…
Hector : « Il n’est qu’un bon présage, c’est de combattre pour sa patrie. »
Homère
Iliade, Chant XII, 243, vers 800 – 725 avant notre ère
Le culte du passé, c’est le mémorial de la famille…
« Le culte du passé, c’est le mémorial de la famille, le blason de la chaumière, la gloire du foyer. C’est la source vivifiante où le sentiment de l’honneur se raffermit, où le cœur se retrempe. C’est, aux jours de repos, la légende qui édifie, le conte qui recrée, la chanson qui fait rire. C’est, aux jours d’anxiété, la poésie d’Ossian qui entend la parole des siens dans le souffle des vents et voit apparaître leur blanche figure dans les lueurs du crépuscule, dans les contours des nuages. »
Xavier Marmier
Prose et Vers, 1890, éditions Hachette Livre, 2018
Pendant près de quinze siècles, le christianisme a commandé l’imaginaire…
« Pendant près de quinze siècles, le christianisme a commandé l’imaginaire et les représentations des Européens. Il leur a fourni une morale, une vision de la mort et de l’au-delà en même temps que les cadres temporels de leur existence. C’est dans le récit biblique autant que dans la tradition troyenne que s’est inscrite l’image des rois de France. C’est à l’inverse avec le passé romain que renoue l’Empire chrétien carolingien, continué au siècle suivant par le Saint Empire romain germanique. C’est d’autre part contre l’ennemi musulman que se forge au nom du Christ, sur les fronts ibérique, méditerranéen et oriental l’identité européenne qui va s’affirmer à partir de l’an mil. »
Philippe Conrad
Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité européenne, Philippe Conrad dir., édition Institut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018
Ils reviendront…
Georges Bataille estimait que la violence de la corrida…
« Georges Bataille estimait que la violence de la corrida, incarnée dans le jeu qu’entretient l’homme vivant avec sa propre mort et la bête qui est en lui, symbolisait la recherche de transcendance de l’homme. Il voyait dans la tauromachie la survivance d’un culte rendu par les légionnaires romains au dieu Mithra. D’autres théories existent. On sait par exemple que les Celtes avaient des jeux ritualisés assez proches, de même que la fresque du palais de Cnossos en Crète montre un jeune homme sautant par dessus un énorme taureau furieux. »
Gabriel Robin
« Les Traditions vivantes », intervention à la 7ème journée de réinformation de Polémia, Paris, 18 octobre 2014
Pour l’islam de France…
« Pour l’islam de France, la sortie de religion telle que la conçoivent de concert le progressisme libertaire et la modernité libérale n’est pas seulement vécue comme un désenchantement absolu du monde, mais aussi et surtout comme un système qui met en péril les invariants anthropologiques dont les religions ont eu jusqu’ici la garde historique. Il y a là, pour qui tient les yeux ouverts, l’embryon d’une guerre civile. »
Patrick Buisson
La Cause du peuple, éditions Perrin, 2016
C’est l’expulsion de la France…
« C’est l’expulsion de la France de son propre territoire qui y a rendu possible le développement d’un sentiment musulman anti-occidental dont la forme extrême est le djihadisme. »
Philippe de Villiers
Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016
Il n’y a pas d’islam modéré…
« Il y a des musulmans modérés. Il n’y a pas d’islam modéré. Les musulmans ne sont pas tous des islamistes mais tous les islamistes sont des musulmans. La différence entre un islamiste et un musulman, c’est que l’islamiste est un musulman pressé. Impatient de soumettre le monde à Allah. Impatient d’appliquer le coran. »
Philippe de Villiers
Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016
À chaque fois que j’entre sous le vieux porche…
« À chaque fois que j’entre sous le vieux porche [d’une cathédrale], marqué par les vicissitudes de la pierre souffrante, décapitée, je ressens en moi charnellement, qui vibre, toute une France des hautes nefs immémoriales, une foule chantante, un grouillement d’âmes simples, un hymne à l’unité profonde de la symphonie millénaire, l’accord parfait du burin sur la pierre et du souffle de l’esprit. C’est une grande émotion que cette présence de l’œuvre vive, une respiration qui ne s’étaient pas. Des ombres qui se lèvent le long des colonnes. Des géants. Des gisants de géants. »
Philippe de Villiers
Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016
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