« C’est dans l’action qu’on reconnaît un homme. Uniquement dans l’action. »
Olivier de Kersauson
De l’urgent, du presque rien et du rien du tout, éditions Le Cherche Midi, 2019
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« C’est dans l’action qu’on reconnaît un homme. Uniquement dans l’action. »
Olivier de Kersauson
De l’urgent, du presque rien et du rien du tout, éditions Le Cherche Midi, 2019
« Je suis passéiste depuis toujours. Depuis l’Indochine… Aujourd’hui, j’ai plus de belles choses à regarder derrière moi que devant. J’ai quoi devant, à part les quatre planches ? »
Alain Delon
Ce n’est pas à 83 piges que je vais passer à gauche !, entretien au Journal du Dimanche, Stéphane Joly, 18 mai 2019
« On est tous certains de caner, non ? Et puis j’ai été gâté. Venant d’où je viens, l’enfance, le divorce de mes parents, les pensions, l’armée, tout ce que j’ai vécu ensuite a été formidable. Je partirai tranquille, je ne regretterai rien et surtout pas cette époque de merde. »
Alain Delon
Ce n’est pas à 83 piges que je vais passer à gauche !, entretien au Journal du Dimanche, Stéphane Joly, 18 mai 2019
« Si nous continuons à regarder sans rien faire, ciel et terre ne se rejoindront jamais. Pour que ciel et terre se rejoignent, il faut un acte pur, décisif. Afin d’accomplir une action aussi résolue, il faut risquer sa vie, sans du tout songer pour soi-même à gagner ou à perdre. Il faut se transformer en dragon, déchaîner l’ouragan et, déchirant les nuées sombres amoncelées, s’élever dans le ciel bleu azur. »
Yukio Mishima
Chevaux échappés, 1969, trad. Tanguy Kenec’hdu, éditions Gallimard 1980, coll. Quarto, 2004
« Qu’il nous soit donné (…) d’affronter les périls afin de chasser toutes divinités mauvaises et tous esprits pervers.
Qu’il nous soit donné, forgeant entre nous amitié profonde, de nous entraider comme des camarades, en affrontant les périls auxquels est exposée la patrie.
Qu’il nous soit sonné, sans chercher le pouvoir, sans souci de récompense personnelle, d’affronter une mort certaine pour devenir les premières pierres de la Restauration. »
Yukio Mishima
Chevaux échappés, 1969, trad. Tanguy Kenec’hdu, éditions Gallimard 1980, coll. Quarto, 2004
« Dans la vie il y a deux expédients à n’utiliser qu’en dernière instance : le cyanure ou la loyauté. »
Michel Audiard
Jean Gabin dans Le Gentleman d’Epsom (film), 1962, in Audiard par Audiard, éditions René Château, 2005
« Car il n’est rien qui puisse me satisfaire ;
La nouveauté, sur terre, est si tôt défraîchie ;
Je me sens aspiré sans cesse vers le haut, plus détaché,
Proche de plus en plus de la splendeur solaire. »
Yukio Mishima
Poème Icare in Le soleil et l’acier, 1968, trad. Tanguy Kenec’hdu, éditions Gallimard, coll. Du monde entier, 1973, éditions Gallimard, coll. Folio, 1993
« Ils avançaient sans parler, tendus par l’effort, avares de leur souffle. Le silence presque solide qui les entourait les écrasait comme l’eau écrase le plongeur dans l’océan. Le sentiment de l’infini, la conscience d’affronter une force supérieure pesaient sur eux de tout leur poids. Telle une grappe piétinée qui exprime son suc, leur esprit se détachait peu à peu des fausses valeurs, des idoles de plâtre, des suffisances mesquines, et ils se percevaient tels qu’ils étaient réellement, avec leurs étroites limites, leur insignifiance, leur sagesse d’insectes, luttant de toutes leurs faibles forces pour ne pas être emportés comme des fétus de paille par la puissance aveugle des éléments. »
Jack London
Croc-Blanc (White Fang), 1906, trad. Philippe Sabathé, éditions Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, 1997
« À partir du XIe et pendant tout le XIIe siècle, la chevalerie va se développer. Le chevalier faisait le serment de se servir de son épée uniquement pour défendre le faible. C’est une exigence de dépassement extraordinaire. La femme y a joué un rôle non négligeable, puisque c’est elle qui remettait son épée au chevalier. »
Régine Pernoud
Histoire et lumière, éditions du Cerf, 1998
« Notre entreprise inspirait de l’intérêt, et aussi de la curiosité à l’égard du petit pavillon tricolore qui flottait à l’arrière de nos canots. Dans nombre de ces bourgades du bord de l’eau, en cet immédiat après-guerre, on n’avait jamais vu de “Français de France”, ni lorsque nous fûmes aux États-Unis, entendu parler leur langue. Nous représentions une sorte de préhistoire, ce qui fut et qui n’est plus : l’Amérique française. Nous étions quelque chose comme des explorateurs posthumes, des découvreurs d’un monde disparu venus l’espace d’un court moment réveiller de très anciens souvenirs et aussitôt les emportant avec eux dans le sillage de leurs canots. »
Jean Raspail
En canot sur les chemins d’eau du roi. Une aventure en Amérique, éditions Albin Michel, 2005
« On les appelait voyageurs, ou engagés du grand portage. Par les fleuves, les lacs, les rivières qui formaient une trame naturelle dans l’immensité nord-américaine, au XVIIe et XVIIIe siècles, convoyant à bord de leurs canots des explorateurs et des missionnaires, des marchands ou des officiers du roi, des soldats en tricorne gris des compagnies franches de la Marine, des pelleteries, des armes, des outils, renouvelant jour après jour, les mains crochées sur l’aviron, des exploits exténuants, ils donnèrent à la France un empire qui aurait pu la contenir sept fois. À chacun de leurs voyages, ils en repoussaient encore les frontières, vers le nord-ouest, vers l’ouest, vers le sud. »
Jean Raspail
En canot sur les chemins d’eau du roi. Une aventure en Amérique, éditions Albin Michel, 2005