« Les idées, les valeurs ne meurent pas. Vaincues, elles sommeillent, puis se réveillent et renaissent de leurs cendres sous d’autres formes. »
Arnaud Imatz
Présence de José Antonio, Les Bouquins de Synthèse nationale, 2013
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« Les idées, les valeurs ne meurent pas. Vaincues, elles sommeillent, puis se réveillent et renaissent de leurs cendres sous d’autres formes. »
Arnaud Imatz
Présence de José Antonio, Les Bouquins de Synthèse nationale, 2013
« Thucydide est la grande somme, la dernière révélation de cet esprit des réalités fort, sévère et dur que les anciens Hellènes avaient dans l’instinct. Le courage devant la réalité distingue en dernière instance des natures comme Thucydide et Platon : Platon est lâche devant la réalité, – par conséquent il se réfugie dans l’idéal ; Thucydide est maître de soi, donc il est aussi maître des choses… »
Friedrich Nietzsche
Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert), 1888, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« Ne renoncez pas à chercher la vérité, essayez de toujours distinguer le savoir honnête de la falsification des faits par la propagande […]. Essayez de rester des hommes libres, responsables, aspirant à un savoir honnête et profond […]. Recherchez les voies qui vous mèneront à un savoir non falsifié. Discutez, nouez des contacts avec des gens qui vous aideront à chercher la vérité, pensez… »
Tract du syndicat « Solidarité » des enseignants, Varsovie, 17 janvier 1982, et Bulletin d’information Solidarnosc, n°8, 22 février 1982.
« Tout ce qui n’est pas de l’éternité retrouvée est du temps perdu. »
Gustave Thibon, cité par Raphaël Debailiac
Gustave Thibon, la leçon du silence, éditions Desclée De Brouwer, 2014
« Plus le niveau de la technique est élevé, plus les avantages que peuvent apporter des progrès nouveaux diminuent par rapport aux inconvénients. »
Simone Weil
Oppression et liberté, éditions Gallimard, coll. Espoir, 1955
« C’est le matin que les professeurs et les policiers réclament, que les philosophes ont exalté depuis deux siècles, le matin de l’uniformité, du réflexe conditionné, du meilleur des mondes, de l’ordre absolu, de la réalité égalitaire, de la grisaille, de la réaction uniforme à un stimulus uniforme, le matin où une cloche qui tintera fera prendre aux moutons le chemin du pâturage. C’est aussi le matin pour la venue duquel nous prions dans nos organisations industrielles, dans nos fermes collectives, dans nos conciles ecclésiastiques, dans nos systèmes de gouvernement, dans nos rapports entre États, dans nos nobles demandes d’un gouvernement mondial. C’est le matin auquel nous aspirons lorsque nous formulons la prière d’être un jour tous les mêmes. C’est le matin contre la venue duquel, qu’ils le sachent ou non, les jeunes élèvent leur protestation. Et c’est un matin, il faut l’espérer, qui ne viendra jamais. »
Robert Ardrey
La loi naturelle, éditions Stock, 1971
« Les Hellènes parlent mal quand ils disent : naître et mourir. Car rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau. Pour parler juste, il faudrait donc appeler le commencement des choses une composition et leur fin une décomposition. »
Anaxagore
Fragment I, 500 – 428 av. notre ère
« Le souvenir est pour ceux qui ont oublié. »
Plotin
Ennéades, 254 – 270
« Et comme tout haut exemple nous convie à le suivre, je fis le serment devant cette tête [du jeune prince], de préférer à jamais la solitude et la mort avec les hommes libres au triomphe parmi les esclaves. »
Ernst Jünger
Sur les falaises de marbre (Auf den Marmorklippen) 1939, trad. Henri Thomas, éditions Gallimard 1942, coll. L’Imaginaire, 2017
« Ce n’est que par les mystères dionysiens, par la psychologie de l’état dionysien que s’exprime la réalité fondamentale de l’instinct hellénique — sa “volonté de vie”. Qu’est-ce que l’Hellène se garantissait par ces mystères ? La vie éternelle, l’éternel retour de la vie ; l’avenir promis et sanctifié dans le passé ; l’affirmation triomphante de la vie au-dessus de la mort et du changement ; la vie véritable comme prolongement collectif par la procréation, par les mystères de la sexualité. C’est pourquoi le symbole sexuel était pour les Grecs le symbole vénérable par excellence, le véritable sens profond dans toute la piété antique. Toutes les particularités de l’acte de la génération, de la grossesse, de la naissance éveillent les sentiments les plus élevés et les plus solennels. Dans la science des mystères la douleur est sanctifiée : le “travail d’enfantement” rendant la douleur sacrée, — tout ce qui est devenir et croissance, tout ce qui garantit l’avenir nécessite la douleur… Pour qu’il y ait la joie éternelle de la création, pour que la volonté de vie s’affirme éternellement par elle-même il faut aussi qu’il y ait les “douleurs de l’enfantement”… Le mot Dionysos signifie tout cela : je ne connais pas de symbolisme plus élevé que ce symbolisme grec, celui des fêtes dionysiennes. Par lui le plus profond instinct de la vie, celui de la vie à venir, de la vie éternelle est traduit d’une façon religieuse, — la voie même de la vie, la procréation, comme la voie sacrée… »
Friedrich Nietzsche
Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert), 1888, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« Quand on est seul, on est libre d’imaginer tout ce qu’on veut, on rêve à sa guise, on se sent bien, sans doute parce que la pensée n’est pas polluée par celle des autres, car la pollution commence là. »
Henri Vincenot
La Billebaude, éditions Denoël, 1978