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Thème

Citations sur l'homme

Si donc nous-mêmes, nous n’avons pas la sagesse…

« Si donc nous-mêmes, nous n’avons pas la sagesse ni le mode de vie qu’il faut, ce n’est pas à la peti­tesse de notre patrie, mais à nous-mêmes que nous devons nous en prendre. »

Plu­tarque
Vies Paral­lèles II, Vie de Démos­thène, trad. J. Alexis Pier­ron, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 1996

Le matin, quand tu as de la peine à te réveiller…

« Le matin, quand tu as de la peine à te réveiller, dis-toi : je me réveille pour accom­plir mon tra­vail d’homme. Se peut-il que je sois de mau­vaise humeur alors que je vais accom­plir la tâche pour laquelle je suis  ? Suis-je consti­tué pour res­ter cou­ché bien au chaud sous les couvertures ? »

Marc Aurèle
Pen­sées pour moi-même, trad. Fré­dé­rique Verv­liet, édi­tions Arléa, 2004

Aligner les pierres…

« Ali­gner les pierres : la plus osten­sible preuve que l’homme pou­vait ré-agen­cer le monde. Le men­hir était la repré­sen­ta­tion de sa volon­té. La géo­lo­gie avait cou­ché les strates. L’homme les rele­vait et cou­vrait la terre des preuves de son pou­voir. Le men­hir deve­nait le coup d’envoi de l’âge tech­nique, pierre inau­gu­rale de la trans­for­ma­tion du réel. On ima­gi­nait le rac­cour­ci, façon Stan­ley Kubrick : un méga­lithe puis la fis­sion de l’atome. »

Syl­vain Tesson
Avec les fées, Édi­tions des Équa­teurs, coll. Lit­té­ra­ture, 2024

Il y a donc dans la perception…

« Il y a donc dans la per­cep­tion un para­doxe de l’immanence et de la trans­cen­dance. Imma­nence, puisque le per­çu ne sau­rait être étran­ger à celui qui per­çoit ; trans­cen­dance, puisqu’il com­porte tou­jours un au-delà de ce qui est actuel­le­ment donné. »

Mau­rice Merleau-Ponty
Le pri­mat de la per­cep­tion, Édi­tions Ver­dier, coll. Poche, 2014 (réédi­té en 2023)

La perception est donc un paradoxe…

« La per­cep­tion est donc un para­doxe, et la chose per­çue elle-même est para­doxale. Elle n’existe qu’en tant que quelqu’un peut l’apercevoir. »

Mau­rice Merleau-Ponty
Le pri­mat de la per­cep­tion, Édi­tions Ver­dier, coll. Poche, 2014 (réédi­té en 2023)

Pourquoi les hommes de bien endurent-ils tant d’infortunes…

« Pour­quoi les hommes de bien endurent-ils tant d’infortunes alors que rien de mal ne peut leur arri­ver ? En effet, les contraires sont incon­ci­liables ! De même que les fleuves, les pluies tor­ren­tielles et les sources médi­ci­nales ne peuvent chan­ger la saveur de la mer, ne peuvent pas l’adoucir, de même, les élans de l’adversité ne peuvent trou­bler une âme cou­ra­geuse : bien au contraire, ils conso­lident sa forte nature et c’est celle-ci qui s’impose aux évè­ne­ments car elle est plus forte que tout ce qui vient de l’extérieur. »

Sénèque
La Pro­vi­dence, édi­tions Arléa, trad. Fran­çois Ros­so, 1996

Il est évident que la cité est une réalité naturelle…

« Il est évident que la cité est une réa­li­té natu­relle et que l’homme est par nature un être des­ti­né à vivre en cité (ani­mal poli­tique) ; celui qui est sans cité est, par nature et non par hasard, un être ou dégra­dé ou supé­rieur à l’homme. »

Aris­tote
Poli­tique, Livre I‑2, IVe siècle avant notre ère, trad. Jean Aubon­net, édi­tions Gal­li­mard, coll. Tel, 1993

L’amour, chez la femme, n’est pas sentimental…

« L’a­mour, chez la femme, n’est pas sen­ti­men­tal – il ne l’est que chez l’homme – : il est une volon­té de vivre, par­fois ter­ri­ble­ment dépour­vu de sen­ti­men­ta­li­té et qui même la condui­ra au sacri­fice de soi. L’homme ain­si aimé ne peut échap­per à ce qu’il y a d’in­fé­rieur en lui, car il ne peut répondre à cette réa­li­té que par sa propre réa­li­té. »

Carl Gus­tav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, édi­tions Buchet-Chas­tel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Réfé­rences, 1995

On ne saurait changer ce qu’on n’accepte pas…

« Il y a mal­heu­reu­se­ment beau­coup trop de gens qui parlent de l’homme comme il serait dési­rable qu’il fût et jamais de l’homme tel qu’il est en réa­li­té (…) On ne sau­rait chan­ger ce qu’on n’accepte pas. La condam­na­tion morale ne libère point, elle opprime ; dès que je condamne un être en mon for inté­rieur je ne suis plus son ami et je ne par­tage plus ses souf­frances ; je suis son oppresseur. »

Carl Gus­tav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, édi­tions Buchet-Chas­tel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Réfé­rences, 1995

La constitution de 1795, tout comme ses aînées, est faite pour l’homme…

« La consti­tu­tion de 1795, tout comme ses aînées, est faite pour l’homme. Or, il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu, dans ma vie, des Fran­çais, des Ita­liens, des Russes, etc. ; je sais même, grâces à Mon­tes­quieu, qu’on peut être Per­san : mais quant à l’homme, je déclare ne l’avoir ren­con­tré de ma vie ; s’il existe, c’est bien à mon insu. »

Joseph de Maistre
Consi­dé­ra­tions sur la France, 1797, édi­tions La délé­ga­tion des siècles, 2022

Mais il faut remarquer aussi que l’homme naît original…

« Mais il faut remar­quer aus­si que l’homme naît ori­gi­nal, et qu’il sub­siste un devoir de le main­te­nir dans cet état. Il existe, à côté de la for­ma­tion et du dres­sage par les ins­ti­tu­tions, un rap­port immé­diat au monde, et c’est de lui que nous vient notre force pro­fonde. L’œil doit conser­ver la force, ne serait-ce que le temps d’un bat­te­ment de pau­pière, de voir les œuvres de la terre comme au pre­mier jour, c’est-à-dire dans leur splen­deur divine. Il est des époques – et des états peut-être – où ce don est répar­ti par­mi les hommes comme la rosée sur les feuilles. Il en est d’autres, par contre, où s’é­va­nouit cet éther doré qui baigne les images, et les choses ne sub­sistent plus que sous les formes où nous les com­pre­nons. La vision immé­diate, qu’on nom­me­ra si l’on veut poé­sie, peut alors acqué­rir la valeur immense d’une source qui jaillit du désert. »

Ernst Jün­ger
Le cœur aven­tu­reux (Das aben­teuer­liche Herz), 1938, trad. Hen­ri Tho­mas, Gal­li­mard, 1942

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