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Citations sur l'homme
Le matin, quand tu as de la peine à te réveiller…
« Le matin, quand tu as de la peine à te réveiller, dis-toi : je me réveille pour accomplir mon travail d’homme. Se peut-il que je sois de mauvaise humeur alors que je vais accomplir la tâche pour laquelle je suis né ? Suis-je constitué pour rester couché bien au chaud sous les couvertures ? »
Marc Aurèle
Pensées pour moi-même, trad. Frédérique Vervliet, éditions Arléa, 2004
Aligner les pierres…
« Aligner les pierres : la plus ostensible preuve que l’homme pouvait ré-agencer le monde. Le menhir était la représentation de sa volonté. La géologie avait couché les strates. L’homme les relevait et couvrait la terre des preuves de son pouvoir. Le menhir devenait le coup d’envoi de l’âge technique, pierre inaugurale de la transformation du réel. On imaginait le raccourci, façon Stanley Kubrick : un mégalithe puis la fission de l’atome. »
Sylvain Tesson
Avec les fées, Éditions des Équateurs, coll. Littérature, 2024
Il y a donc dans la perception…
« Il y a donc dans la perception un paradoxe de l’immanence et de la transcendance. Immanence, puisque le perçu ne saurait être étranger à celui qui perçoit ; transcendance, puisqu’il comporte toujours un au-delà de ce qui est actuellement donné. »
Maurice Merleau-Ponty
Le primat de la perception, Éditions Verdier, coll. Poche, 2014 (réédité en 2023)
La perception est donc un paradoxe…
« La perception est donc un paradoxe, et la chose perçue elle-même est paradoxale. Elle n’existe qu’en tant que quelqu’un peut l’apercevoir. »
Maurice Merleau-Ponty
Le primat de la perception, Éditions Verdier, coll. Poche, 2014 (réédité en 2023)
Pourquoi les hommes de bien endurent-ils tant d’infortunes…
« Pourquoi les hommes de bien endurent-ils tant d’infortunes alors que rien de mal ne peut leur arriver ? En effet, les contraires sont inconciliables ! De même que les fleuves, les pluies torrentielles et les sources médicinales ne peuvent changer la saveur de la mer, ne peuvent pas l’adoucir, de même, les élans de l’adversité ne peuvent troubler une âme courageuse : bien au contraire, ils consolident sa forte nature et c’est celle-ci qui s’impose aux évènements car elle est plus forte que tout ce qui vient de l’extérieur. »
Sénèque
La Providence, éditions Arléa, trad. François Rosso, 1996
Il est évident que la cité est une réalité naturelle…
« Il est évident que la cité est une réalité naturelle et que l’homme est par nature un être destiné à vivre en cité (animal politique) ; celui qui est sans cité est, par nature et non par hasard, un être ou dégradé ou supérieur à l’homme. »
Aristote
Politique, Livre I‑2, IVe siècle avant notre ère, trad. Jean Aubonnet, éditions Gallimard, coll. Tel, 1993
L’amour, chez la femme, n’est pas sentimental…
« L’amour, chez la femme, n’est pas sentimental – il ne l’est que chez l’homme – : il est une volonté de vivre, parfois terriblement dépourvu de sentimentalité et qui même la conduira au sacrifice de soi. L’homme ainsi aimé ne peut échapper à ce qu’il y a d’inférieur en lui, car il ne peut répondre à cette réalité que par sa propre réalité. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
On ne saurait changer ce qu’on n’accepte pas…
« Il y a malheureusement beaucoup trop de gens qui parlent de l’homme comme il serait désirable qu’il fût et jamais de l’homme tel qu’il est en réalité (…) On ne saurait changer ce qu’on n’accepte pas. La condamnation morale ne libère point, elle opprime ; dès que je condamne un être en mon for intérieur je ne suis plus son ami et je ne partage plus ses souffrances ; je suis son oppresseur. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
La constitution de 1795, tout comme ses aînées, est faite pour l’homme…
« La constitution de 1795, tout comme ses aînées, est faite pour l’homme. Or, il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu, dans ma vie, des Français, des Italiens, des Russes, etc. ; je sais même, grâces à Montesquieu, qu’on peut être Persan : mais quant à l’homme, je déclare ne l’avoir rencontré de ma vie ; s’il existe, c’est bien à mon insu. »
Joseph de Maistre
Considérations sur la France, 1797, éditions La délégation des siècles, 2022
Ce que j’appelle enfance…
« Ce que j’appelle enfance, c’est ce qu’il reste de sauvagerie dans un homme. »
Jean Cau
L’agonie de la vieille, éditions de La Table ronde, coll. La Table Ronde de combat, Les brûlots n°15, 1970
Mais il faut remarquer aussi que l’homme naît original…
« Mais il faut remarquer aussi que l’homme naît original, et qu’il subsiste un devoir de le maintenir dans cet état. Il existe, à côté de la formation et du dressage par les institutions, un rapport immédiat au monde, et c’est de lui que nous vient notre force profonde. L’œil doit conserver la force, ne serait-ce que le temps d’un battement de paupière, de voir les œuvres de la terre comme au premier jour, c’est-à-dire dans leur splendeur divine. Il est des époques – et des états peut-être – où ce don est réparti parmi les hommes comme la rosée sur les feuilles. Il en est d’autres, par contre, où s’évanouit cet éther doré qui baigne les images, et les choses ne subsistent plus que sous les formes où nous les comprenons. La vision immédiate, qu’on nommera si l’on veut poésie, peut alors acquérir la valeur immense d’une source qui jaillit du désert. »
Ernst Jünger
Le cœur aventureux (Das abenteuerliche Herz), 1938, trad. Henri Thomas, Gallimard, 1942
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