« Sartre hait la génération et les généalogies, les pères, les mères et les enfants, comme le lui commande le néant visqueux auquel il voue un culte. »
Rémi Soulié
Racination, éditions Pierre Guillaume de Roux, 2018
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« Sartre hait la génération et les généalogies, les pères, les mères et les enfants, comme le lui commande le néant visqueux auquel il voue un culte. »
Rémi Soulié
Racination, éditions Pierre Guillaume de Roux, 2018
« Et si l’effondrement de la flèche était la suite logique de ce que nous faisons subir à l’Histoire ? L’oubli, le ricanement, la certitude de nous-même, l’emballement, l’hybris, le fétichisme de l’avenir… et un jour, les cendres. »
Sylvain Tesson
Notre-Dame de Paris, Ô reine de douleur, éditions des Équateurs, 2019
« Les propositions intellectuelles du corps social, aujourd’hui, me privent de toute transmission de mes idées à mon fils. Or, une société où l’on ne peut transmettre à ses enfants est une société qui se noie. »
Olivier de Kersauson
De l’urgent, du presque rien et du rien du tout, éditions Le Cherche Midi, 2019
« Ce qu’il s’agit de transmettre, c’est certes une culture, une certaine vision du monde, une “grille de lecture” sédimentée par notre plus longue mémoire, affutée par une confrontation assumée au tragique qui est celui de l’histoire sans cesse en train de se faire. Mais c’est davantage encore une attitude. Une façon d’être face à la vie, de dire “oui” à la vie. »
Grégoire Gambier
Qui sommes-nous si nous ne sommes pas maîtres de nous, chez nous ?, 3e colloque annuel de l’Institut Iliade, 18 mars 2017
« Être et durer : la belle devise du 3e RCP n’a jamais été autant d’actualité. Durer dans son être, ce n’est pas seulement vivre, c’est sur-vivre. C’est donc transmettre. Par l’exemple. Par le travail. Par l’enracinement et par la filiation bien sûr – c’est-à-dire par la construction sans cesse renouvelée et le maintien de lignées enracinées dans des pays et dans des cultures qui leur sont propres. »
Grégoire Gambier
Qui sommes-nous si nous ne sommes pas maîtres de nous, chez nous ?, 3e colloque annuel de l’Institut Iliade, 18 mars 2017
« Disons tout de suite, par parenthèse, que je sais qu’il y a un problème démographique à résoudre, et qu’il faut loger les gens. Mais qu’on ne me dise pas que c’est le plus important ; le plus important est d’avoir sous nos yeux un monde dont l’aspect ne nous fasse pas vomir. On doit pouvoir construire de belles maisons. Les générations qui nous ont précédés l’ont fait ; sommes-nous donc si imbéciles, si incapables, que nous ne sachions plus le faire… »
Jean Giono
Les terrasses de l’île d’Elbe, 1976, éditions Gallimard, coll. L’Imaginaire, 2017
« Aujourd’hui, c’est le rôle de l’entreprise, comme de toute structure humaine qui vise sa propre perpétuation, que d’identifier, révéler et mettre en situation (plutôt que former) les chefs de demain. »
Philippe Schleiter
Management, le grand retour du réel, VA Press éditions, 2017
« Sens de la hiérarchie et volonté de pérennité. Ces deux traits suffisent à décrire l’entreprise comme une institution tranchant radicalement avec la propension actuelle à l’avachissement et à la dissolution. »
Philippe Schleiter
Management, le grand retour du réel, VA Press éditions, 2017
« Voilà pourquoi je révère l’objet. S’il n’avait existé, je l’aurais inventé. À nouveau je le saisis. Pour la millième fois depuis que j’en ai reçu la garde, j’en prends connaissance tactilement. Je me calme. Je reviens à l’essentiel. Rien ne vaut l’arrondi parfois de l’objet et la paume de mes mains glissant sur la pierre noire, polie trois mille ans plus tôt par quelqu’un qui, peut-être, me ressemblait. »
Jean Raspail
La hache des steppes, éditions Robert Laffont, 1974
« Les objets façonnent l’homme mieux que le jeu des idées, c’est pourquoi l’Occident en était venu à se mépriser et se jetait en troupeau sur les routes, fuyant vers le nord, sans doute vaguement conscient qu’il s’était déjà perdu en sécrétant trop de laideurs qui ne valaient même plus la peine d’être défendues. »
Jean Raspail
Le Camp des saints, éditions Robert Laffont, 1973
« Tout racontait, dans cette maison, la dignité de ceux qui l’avaient habitée, leur mesure, leur savoir discret, leur modestie, leur goût des traditions sûres que les hommes savent se transmettre s’ils n’ont pas cessé de s’estimer. »
Jean Raspail
Le Camp des saints, éditions Robert Laffont, 1973
« Rien n’est plus beau que d’apprendre par cœur, c’est-à-dire de recevoir pleinement une parcelle de cet immense héritage qui reste toujours à comprendre. L’expression même manifeste, de façon lumineuse, l’unité de l’intelligence et de la sensibilité, augmentées ensemble de ce qui nous est transmis. Apprendre par cœur, c’est laisser un texte, une musique, un savoir nous habiter, nous transformer, élever et élargir notre esprit et notre cœur jusqu’à leur propre hauteur. De cette maturation, notre être même a besoin. »
François-Xavier Bellamy
Les Déshérités ou l’urgence de transmettre, éditions Plon, 2014