C’est par l’épreuve du feu qu’on reconnaît l’or pur…
« C’est par l’épreuve du feu qu’on reconnaît l’or pur. C’est par les épreuves qu’on reconnaît l’homme de cœur. Vois à quelle hauteur doit s’élever la vertu et tu concevras qu’on ne puisse monter si haut sans péril. »
Sénèque
La Providence, éditions Arléa, trad. François Rosso, 1996
L’épreuve est nécessaire à la connaissance de soi…
« L’épreuve est nécessaire à la connaissance de soi. C’est l’expérience qui nous fait prendre la mesure de nos propres forces. »
Sénèque
La Providence, éditions Arléa, trad. François Rosso, 1996
Tu es un grand homme ? Peut-être…
« Tu es un grand homme ? Peut-être, mais comment en aurai-je la preuve si la Fortune ne te donne jamais l’occasion de manifester ton courage ? Si tu descends dans l’arène olympique sans qu’aucun concurrent ne t’y suive, tu auras les lauriers, sans doute, mais pas la victoire ! »
Sénèque
La Providence, éditions Arléa, trad. François Rosso, 1996
Tout ce qui dépasse la mesure est nuisible…
« Tout ce qui dépasse la mesure est nuisible. Et ce qu’il y a de plus dangereux, c’est le manque de tempérance dans la quête du bonheur : le cerveau se trouble, l’esprit est envahi d’inutiles fantasmes, une épaisse couche de brouillard rend floue la limite entre vrai et faux. Ne vaut-il pas mieux supporter, grâce à la vertu, une succession de maux plutôt que de se laisser écraser par un bien-être infini et démesuré, en mourant doucement d’inanition, en étouffant d’indigestion ? »
Sénèque
La Providence, éditions Arléa, trad. François Rosso, 1996
Pourquoi les hommes de bien endurent-ils tant d’infortunes…
« Pourquoi les hommes de bien endurent-ils tant d’infortunes alors que rien de mal ne peut leur arriver ? En effet, les contraires sont inconciliables ! De même que les fleuves, les pluies torrentielles et les sources médicinales ne peuvent changer la saveur de la mer, ne peuvent pas l’adoucir, de même, les élans de l’adversité ne peuvent troubler une âme courageuse : bien au contraire, ils consolident sa forte nature et c’est celle-ci qui s’impose aux évènements car elle est plus forte que tout ce qui vient de l’extérieur. »
Sénèque
La Providence, éditions Arléa, trad. François Rosso, 1996
Sans adversité, le courage s’amoindrit…
« Sans adversité, le courage s’amoindrit. Il n’éclate dans toute sa puissance, dans toute sa valeur, que lorsque les événements le sollicitent. »
Sénèque
La Providence, éditions Arléa, trad. François Rosso, 1996
Le véritable courage est avide du danger…
« Le véritable courage est avide du danger. Il songe au but qu’il poursuit, non aux souffrances qu’il rencontrera en chemin, conscient que ces souffrances font partie de sa gloire. »
Sénèque
La Providence, éditions Arléa, trad. François Rosso, 1996
C’est seulement dans la souffrance qu’on fait la preuve de sa vertu…
« C’est seulement dans la souffrance qu’on fait la preuve de sa vertu. La Fortune nous frappe-t-elle, nous meurtrit-elle ? Supportons ses blessures : ce ne sont pas des sévices qu’elle nous impose mais un combat qu’elle nous propose, et ce combat, plus souvent nous le livrerons, plus nous sentirons nos forces grandir. »
Sénèque
La Providence, éditions Arléa, trad. François Rosso, 1996
Les caractères languissants, enclins au sommeil ou à la torpeur…
« Les caractères languissants, enclins au sommeil ou à la torpeur, sont tissés de fibres inertes ; alors que pour produire un être fort, digne de respect, il faut une texture plus résistante. Sa vie ne sera pas un long fleuve tranquille : il lui faudra escalader, redescendre, naviguer à la merci des courants, manœuvrer dans la tempête, bref, avancer malgré les pièges de la Fortune. Il rencontrera bien des embûches, bien des obstacles, mais, grâce à sa volonté, il saura les affronter et les aplanir. »
Sénèque
La Providence, éditions Arléa, trad. François Rosso, 1996
Les belles actions, voilà donc ce qu’il faut poser…
« Les belles actions, voilà donc ce qu’il faut poser comme fin de la communauté politique, et non la seule vie en commun. »
Aristote
Politique, Livre III‑9, IVe siècle avant notre ère, trad. Jean Aubonnet, éditions Gallimard, coll. Tel, 1993
L’État démocratique et l’anarchie
« N’est-il pas inévitable que dans un pareil État [l’État démocratique] l’esprit de liberté s’étende à tout ? […] Et qu’il pénètre dans l’intérieur des familles et qu’à la fin, l’anarchie se développe jusque chez les bêtes ? […] Je veux dire que le père s’accoutume à traiter son fils en égal et à craindre ses enfants, que le fils s’égale à son père et n’a plus ni respect ni crainte pour ses parents, parce qu’il veut être libre ; que le métèque devient l’égal du citoyen, le citoyen du métèque, et l’étranger de même. »
Platon
La République, Livre VIII, IVe siècle avant notre ère, trad. Émile Chambry, éditions Gallimard, coll. Tel, 1989
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