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Citations d'un auteur grec

Citations d'un auteur grec : découvrez 44 citations de Héraclite, Anaxagore, Plotin, Thucydide, Eschyle, Platon, Sextus Empiricus, Empédocle, Socrate, Homère

S’il n’y avait pas d’injustice…

« S’il n’y avait pas d’injustice, on igno­re­rait jusqu’au nom de la jus­tice. »

Héra­clite
Frag­ments, 23, 576 – 480 av. notre ère, trad. Jean-Fran­çois Pra­deau, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2018

Nous nous baignons et nous ne nous baignons…

« Nous nous bai­gnons et nous ne nous bai­gnons pas dans le même fleuve. »

Héra­clite
Frag­ments, 12, 576 – 480 av. notre ère, trad. Jean-Fran­çois Pra­deau, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2018

Il faut penser et dire que ce qui est…

« Il faut pen­ser et dire que ce qui est ; car il y a être : il n’y a pas de non-être ; voi­là ce que je t’ordonne de pro­cla­mer. Je te détourne de cette voie de recherche, où les mor­tels qui ne savent rien s’égarent […]. Ils vont sourds et aveugles, stu­pides et sans juge­ment ; ils croient qu’être et ne pas être est la même chose […]. »

Par­mé­nide
De la nature, frag­ment B VIII, fin VIe-milieu du Ve siècle av. notre ère

Rien n’est plus doux que la patrie…

« Rien n’est plus doux que la patrie, dit un com­mun pro­verbe. Est-il en effet rien de plus aimable, de plus auguste, de plus divin ? Seule­ment, tout ce que les hommes regardent comme divin et auguste, n’est tel qu’en rai­son de la patrie, cause et maî­tresse sou­ve­raine, qui donne à cha­cun la nais­sance, la nour­ri­ture et l’éducation. On peut admi­rer la gran­deur, la beau­té et la magni­fi­cence des autres cités ; mais on ne ché­rit que celle où l’on a reçu le jour ; et, de tous les voya­geurs qu’entraîne le plai­sir de voir un spec­tacle agréable, il n’en est aucun qui se laisse séduire par les mer­veilles qu’il trouve chez les autres peuples, au point d’oublier entiè­re­ment le lieu de sa nais­sance.
[…] C’est dans la patrie que cha­cun de nous a vu d’abord luire le soleil. Ce dieu, géné­ra­le­ment ado­ré de tous les hommes, est encore en par­ti­cu­lier le dieu de leur patrie ; sans doute parce que c’est là qu’ils ont com­men­cé à jouir de son aspect, arti­cu­lé les pre­miers sons, répé­té le lan­gage de leurs parents, appris à connaître les dieux. Si la patrie que le sort nous a don­née est telle que nous ayons besoin d’aller pui­ser ailleurs une édu­ca­tion plus rele­vée, c’est encore à elle que nous devons savoir gré de cette édu­ca­tion, puisque sans elle nous n’eussions pas connu le nom de cette ville ; nous ne nous serions pas dou­tés de son exis­tence.
Si l’on veut bien com­prendre l’attachement que de bons citoyens doivent avoir pour la patrie, il faut s’adresser à ceux qui sont nés dans un autre pays. Les étran­gers, comme des enfants illé­gi­times, changent faci­le­ment de séjour ; le nom de patrie, loin de leur être cher, leur est incon­nu. Par­tout où ils espèrent se pro­cu­rer plus abon­dam­ment de quoi suf­fire à leurs besoins, ils s’y trans­portent, et mettent leur bon­heur dans la satis­fac­tion de leurs appé­tits. Mais ceux pour qui la patrie est une mère, ché­rissent la terre qui les a nour­ris, fût-elle petite, âpre, sté­rile. S’ils ne peuvent en louer la fer­ti­li­té, ils ne man­que­ront pas d’autre matière à leurs éloges. Entendent-ils d’autres peuples louer, van­ter leurs vastes prai­ries émaillées de mille fleurs, ils n’oublient point de louer aus­si le lieu de leur nais­sance, et, dédai­gnant la contrée qui nour­rit les cour­siers, ils célèbrent le pays qui nour­rit la jeu­nesse.
Oui, tous les hommes s’empressent de retour­ner dans leur patrie, jusqu’à l’insulaire, qui pour­rait jouir ailleurs de la féli­ci­té ; il refuse l’immortalité qui pour­rait lui est offerte, il pré­fère un tom­beau dans la terre natale, et la fumée de sa patrie lui paraît plus brillante que le feu qui luit dans un autre pays.
La patrie est donc pour tous les hommes un bien si pré­cieux, que par­tout les légis­la­teurs ont pro­non­cé contre les plus grands crimes, comme la peine la plus ter­rible, l’exil. Et il n’y a pas que les légis­la­teurs qui pensent ain­si : les chefs d’armée qui veulent entraî­ner leurs troupes ran­gées pour la bataille, ne trouvent rien à leur dire que ces mots : « Vous com­bat­tez pour votre pays ! » Il n’y a per­sonne qui, en les enten­dant, veuille être lâche ; et le sol­dat timide se sent du cœur au nom de la patrie. »

Lucien de Samo­sate
v. 120 – 180

L’étude de l’histoire constitue l’éducation politique…

« L’étude de l’histoire consti­tue l’éducation poli­tique la plus effi­cace et le meilleur entraî­ne­ment à l’action et, pour apprendre à sup­por­ter digne­ment les ren­ver­se­ments de la for­tune, l’enseignement qui pro­duit en nous la plus vive impres­sion ou plu­tôt le seul valable, c’est celui que nous apporte le récit des tri­bu­la­tions d’autrui. »

Polybe
His­toire, Denis Rous­sel (trad.), Fran­çois Har­tog (dir.), Gal­li­mard, coll. Quar­to, 2003

Aurore, abandonnant le brillant Tithonos…

« Aurore, aban­don­nant le brillant Titho­nos, se lève de son lit pour por­ter la lumière aux hommes comme aux dieux. Vers les sveltes vais­seaux de la flotte achéenne Zeus alors fait par­tir Dis­corde la cruelle, qui tient entre ses mains l’emblème de la guerre. Elle s’arrête auprès du navire d’Ulysse, nef noire aux flancs pro­fonds, qui se trouve au milieu : de là, sa voix pour­ra por­ter des deux côtés, et vers le camp d’Ajax, le fils de Téla­mon, et vers celui d’Achille ; aux deux extré­mi­tés ils ont tiré leurs nefs, ces preux sûrs de la force ardente de leurs bras. C’est là qu’elle s’arrête et pousse un cri per­çant, de sa ter­rible voix : lors elle insuffle au cœur de tous les Achéens une puis­sante ardeur qui les fera lut­ter et batailler sans trêve ; et com­battre, pour eux, a sou­dain plus d’attrait que ren­trer au pays à bord de leurs nefs creuses. »

Homère
Iliade, Chant XI, Troi­sième jour­née de bataille, vers 800 – 725 av. notre ère

Le dieu, dont l’oracle est à Delphes…

« Le dieu, dont l’oracle est à Delphes, ne parle pas, ne dis­si­mule pas : il signi­fie. »

Héra­clite
Frag­ments, 54, 576 – 480 av. notre ère, trad. Jean-Fran­çois Pra­deau, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2018

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