« L’hiver transforme toute chose en tableau hollandais : précis et vernissé. »
Sylvain Tesson
Dans les forêts de Sibérie, éditions Gallimard, 2011
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« L’hiver transforme toute chose en tableau hollandais : précis et vernissé. »
Sylvain Tesson
Dans les forêts de Sibérie, éditions Gallimard, 2011
« Je suis arrivé à la seule conclusion indiscutable, irréfutable : agir vite, profondément, de façon draconienne pour enrayer, tant qu’il en est temps encore, la détérioration générale de la “qualité de la vie”, la destruction de la nature, l’aliénation des qualités qui font de l’Homme un Homme. »
Paul-Émile Victor
Jusqu’au cou… et comment s’en sortir, Fernand Nathan, 1979
« Tu vois, Anastasie, le monde est vivant. Les pierres songent, les arbres murmurent, les animaux pleurent. La terre grince, l’air s’agite, l’eau gémit, le feu gronde. Et l’homme, qui appartient pourtant à ce monde, est devenu sourd et aveugle alors qu’il lui suffit d’une poignée de runes pour défier les dieux ! Le Borgne s’est décarcassé à déchiffrer la trame, à cracker le chiffre caché dans les étoiles, et pour quel résultat ? Des hommes qui achètent leurs rêves à Hollywood… »
Erik L’Homme
Déchirer les ombres, éditions Calmann-Lévy, 2018
« (…) Que dit la Nature ? Dans son ample conseil où toutes les ressources de la vie sont conviées et mises en action, rien ne prévaut sur le maintien et la protection du toit domestique, car c’est de là, palais royal ou simple cabane, que tout est sorti : travaux et arts, nations et civilisations. »
Charles Maurras
Mes idées politiques, 1937, Éditions L’Âge d’Homme, 2002
« Oui, la société est tiède et le confort nous affaiblit mais beaucoup d’hommes et de femmes redécouvrent la nature, l’effort, le combat. Qui ne voit le développement des “sports extrêmes” : la course au large, le trail, les parcours le long des crêtes, le wingsuit, c’est-à-dire le rêve d’Icare enfin réalisé ? Qui ne voit le regain des randonnées au long cours Sur les chemins noirs de la France, les routes d’Europe ou les pèlerinages de Chartes ou de Compostelle ? Qui ne voit l’intérêt croissant des nôtres pour les sports de défense : tir ou boxe ? À l’instar de ce qui se passa au XIXe siècle quand les sociétés de gymnastique furent un élément central du réveil des peuples. »
Jean-Yves Le Gallou
Après le dernier homme, l’Européen de demain !, allocution au quatrième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 18 mars 2017
« Les arbres nous enseignent une forme de pudeur et de savoir-vivre. Ils poussent vers la lumière en prenant soin de s’éviter, de ne pas se toucher, et leurs frondaisons se découpent dans le ciel sans jamais pénétrer dans la frondaison voisine. Les arbres, en somme, sont très bien élevés, ils tiennent leurs distances. Ils sont généreux aussi. La forêt est un organisme total, composé de milliers d’individus. Chacun est appelé à naître, à vivre, à mourir, à se décomposer – à assurer aux générations suivantes un terreau de croissance supérieur à celui sur lequel il avait poussé. Chaque arbre reçoit et transmet. Entre les deux, il se maintient. La forêt ressemble à ce que devrait être une culture. »
Sylvain Tesson
Une très légère oscillation, journal 2014 – 2017, éditions des Équateurs, 2017
« Il ne me tarde pas de retrouver la société des professeurs. Les paysans sont beaucoup plus agréables et même plus intéressants. »
Martin Heidegger
Correspondance avec Karl Jaspers (1920 – 1963), trad. Pascal David et Claude-Nicolas Grimbert, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque de Philosophie, 1997
« Dans la vie, il faut trois ingrédients : du soleil, un belvédère, et dans les jambes le souvenir lactique de l’effort. »
Sylvain Tesson
Dans les forêts de Sibérie, éditions Gallimard, 2011
« L’homme se distingue des autres animaux surtout en ceci : il est le seul qui maltraite sa femelle, méfait dont ni les loups ni les lâches coyotes ne se rendent coupables, ni même le chien dégénéré par la domestication. »
Jack London
Les Vagabonds du rail (The road), 1907, trad. Louis Postif, éditions Phébus, coll. Libretto, 2001
« Bouleau, je te confie un message : va dire au ciel que je le salue. »
Sylvain Tesson
Dans les forêts de Sibérie, éditions Gallimard, 2011