« Qu’importe ma vie ! je veux seulement qu’elle reste jusqu’au bout fidèle à l’enfant que je fus. »
Georges Bernanos
Les grands cimetières sous la lune, Librairie Plon, 1938, coll. Le Livre de Poche, 1977
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« Qu’importe ma vie ! je veux seulement qu’elle reste jusqu’au bout fidèle à l’enfant que je fus. »
Georges Bernanos
Les grands cimetières sous la lune, Librairie Plon, 1938, coll. Le Livre de Poche, 1977
« Le paganisme ne reproche pas au judéo-christianisme de défendre les faibles injustement opprimés. Il lui reproche d’exalter en eux leur faiblesse, d’y voir la marque de leur élection et leur titre de gloire ; il lui reproche de ne pas les aider à devenir forts. Il ne s’agit donc pas d’opposer les forts aux faibles, mais bel et bien d’opposer un système à devenir fort à un système à rester faible. »
Alain de Benoist
Comment peut-on être païen ?, éditions Albin Michel, 1981
« Les caractères languissants, enclins au sommeil ou à la torpeur, sont tissés de fibres inertes ; alors que pour produire un être fort, digne de respect, il faut une texture plus résistante. Sa vie ne sera pas un long fleuve tranquille : il lui faudra escalader, redescendre, naviguer à la merci des courants, manœuvrer dans la tempête, bref, avancer malgré les pièges de la Fortune. Il rencontrera bien des embûches, bien des obstacles, mais, grâce à sa volonté, il saura les affronter et les aplanir. »
Sénèque
La Providence, éditions Arléa, trad. François Rosso, 1996
« La charité est une vertu pour les forts.
Chez les faibles elle n’est que spéculation sur de futures réciprocités. »
Nicolás Gómez Dávila
Les Horreurs de la démocratie (tiré de Escolios a un texto implícito), 1977, trad. Michel Bibard, Éditions du Rocher/Anatolia, 2003
« Le moi a beau se réfugier dans un groupe pour récupérer une apparence de puissance : rien n’est plus malléable que la masse. »
Marcel De Corte
De la force, 1980, éditions Dominique Martin Morin, 2019
« Pour moi, la beauté ne cesse d’échapper à qui veut l’étreindre : la seule chose que je juge importante c’est ce qui a été ou qui aurait dû être. »
Yukio Mishima
Le soleil et l’acier, 1968, trad. Tanguy Kenec’hdu, éditions Gallimard, coll. Du monde entier, 1973, éditions Gallimard, coll. Folio, 1993
« Les belles actions, voilà donc ce qu’il faut poser comme fin de la communauté politique, et non la seule vie en commun. »
Aristote
Politique, Livre III‑9, IVe siècle avant notre ère, trad. Jean Aubonnet, éditions Gallimard, coll. Tel, 1993
« N’est-il pas inévitable que dans un pareil État [l’État démocratique] l’esprit de liberté s’étende à tout ? […] Et qu’il pénètre dans l’intérieur des familles et qu’à la fin, l’anarchie se développe jusque chez les bêtes ? […] Je veux dire que le père s’accoutume à traiter son fils en égal et à craindre ses enfants, que le fils s’égale à son père et n’a plus ni respect ni crainte pour ses parents, parce qu’il veut être libre ; que le métèque devient l’égal du citoyen, le citoyen du métèque, et l’étranger de même. »
Platon
La République, Livre VIII, IVe siècle avant notre ère, trad. Émile Chambry, éditions Gallimard, coll. Tel, 1989
« Il est évident que la cité est une réalité naturelle et que l’homme est par nature un être destiné à vivre en cité (animal politique) ; celui qui est sans cité est, par nature et non par hasard, un être ou dégradé ou supérieur à l’homme. »
Aristote
Politique, Livre I‑2, IVe siècle avant notre ère, trad. Jean Aubonnet, éditions Gallimard, coll. Tel, 1993
« La barrière qui sépare le passé du présent […] est l’expérience du désillusionnement, qui rend impossible de ressaisir l’innocence des premiers jours. Nous pourrions dire que le désillusionnement est la forme caractéristique de l’orgueil moderne, et cet orgueil ne se donne pas moins dans le mythe nostalgique du passé que dans la version plus agressivement triomphante du progrès culturel qui écarte le passé sans regrets. »
Christopher Lasch
La révolte des élites et la trahison de la démocratie, 1995, trad. Christian Fournier, éditions Flammarion, coll. Champs, 2007
« Quand un État démocratique, altéré de liberté, trouve à sa tête de mauvais échansons, il ne connaît plus de mesure et s’enivre de liberté pure ; alors, si ceux qui gouvernent ne sont pas extrêmement coulants et ne lui donne pas une complète liberté, il les met en accusation et les châtie comme des criminels et des oligarques. »
Platon
La République, Livre VIII, IVe siècle avant notre ère, trad. Émile Chambry, éditions Gallimard, coll. Tel, 1989