« Il est temps de nous remettre en marche, à la recherche de la vivace racine qui existe en chacun de nous. »
Claudine Vincenot
Confidences des deux rivages, éditions Anne Carrière, 1999
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« Il est temps de nous remettre en marche, à la recherche de la vivace racine qui existe en chacun de nous. »
Claudine Vincenot
Confidences des deux rivages, éditions Anne Carrière, 1999
« Sur le linteau de la cheminée de Diane de Poitiers, cette expression est gravée : “Nul plat venu d’ailleurs”. Se nourrir du produit de son voisinage était alors un honneur. Avoir du sang picard, lorrain ou tourangeau signifiait cela : irriguer ses veines avec les fruits de son terroir. »
Sylvain Tesson
Dans les forêts de Sibérie, éditions Gallimard, 2011
« Les choix fondamentaux en jeu sont la solidarité collective avant l’émancipation individuelle, la communauté naturelle plutôt que la sociabilité contractuelle, l’enracinement local contre le déracinement cosmopolite. »
Patrick Buisson
La Cause du peuple, éditions Perrin, 2016
« Nous possédons un héritage spirituel qui n’a rien à envier à ceux des autres grandes civilisations, mais nous ne le savons pas ou nous le savons mal. À l’immense crise spirituelle du nihilisme occidental, il faut apporter nos propres réponses. Les hommes n’existent que par ce qui les distingue : clan, lignée, histoire, culture, tradition. Il n’y a pas de réponse universelle aux questions de l’existence et du comportement. Chaque civilisation a sa vérité et ses dieux, tous respectables pour autant qu’ils ne nous menacent pas. Chaque civilisation apporte ses réponses, sans lesquelles les individus, hommes ou femmes, privés d’identité et de modèles, sont précipités dans un trouble sans fond. Comme les plantes, les hommes ne peuvent se passer de racines. Il appartient à chacun de retrouver les siennes. »
Dominique Venner
Le Choc de l’histoire, éditions Via Romana, 2011
« L’unique source de salut et de grandeur pour la France, c’est de reprendre contact avec son génie au fond de son malheur. »
Simone Weil
L’enracinement, 1943, éditions Gallimard, 1949
« Comme le chien loup de Jack London, je ne peux résister longtemps à l’appel de la forêt. Le besoin que j’ai d’elle s’enracine dans ma part animale autant que dans ma spiritualité. L’une n’allant pas sans l’autre. Je ne me « promène » pas en forêt. Marchant par les taillis et les futaies, je vais à la rencontre de mes origines et de mon éternité. Bien que domestiqué par l’homme, la forêt conserve son mystère. Il suffit pour cela d’attendre la chute du jour et les angoisses du cycle nocturne, domaine d’Artémis, la toujours jeune, dont les cheveux d’or s’ornent du croissant de lune. »
Dominique Venner
Dictionnaire amoureux de la chasse, éditions Plon, coll. Dictionnaire amoureux, 2006
« L’enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine. C’est un des plus difficiles à définir. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l’existence d’une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d’avenir. […] Les échanges d’influences entre milieux très différents ne sont pas moins indispensables que l’enracinement dans l’entourage naturel. Mais un milieu déterminé doit recevoir une influence extérieure non pas comme un apport, mais comme un stimulant qui rende sa vie propre plus intense. Il ne doit se nourrir des apports extérieurs qu’après les avoir digérés, et les individus qui le composent ne doivent les recevoir qu’à travers lui. »
Simone Weil
L’enracinement, 1943, éditions Gallimard, 1949
« Le déracinement est de loin la plus dangereuse maladie des sociétés humaines, car il se multiplie lui-même. Des êtres vraiment déracinés n’ont guère que deux comportements possibles : ou ils tombent dans une inertie de l’âme presque équivalente à la mort, comme la plupart des esclaves au temps de l’Empire romain, ou ils se jettent dans une activité tendant toujours à déraciner, souvent par les méthodes les plus violentes, ceux qui ne le sont pas encore ou qui ne le sont qu’en partie. (…) Qui est déraciné déracine. Qui est enraciné ne déracine pas. »
Simone Weil
L’enracinement, 1943, éditions Gallimard, 1949
« Désertées comme lieux de prières, les églises et les crèches nous attendaient, au détour de l’histoire, comme symbole d’identité. »
Patrick Buisson
La Cause du peuple, éditions Perrin, 2016
« Il faut savoir se conserver. C’est la meilleure preuve d’indépendance. »
Friedrich Nietzsche
Par-delà le bien et le mal – Prélude d’une philosophie de l’avenir (Jenseits von Gut und Böse – Vorspiel einer Philosophie der Zukunft), 1886, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2000
« La vie rurale se manifeste à nous comme la réunion de deux activités contraires et complémentaires. Elle est, en effet, une puissante vie de groupe. Elle est aussi une tâche de solitude et de silence où l’individu prit sa valeur.
Nous savons déjà ce que fut cette communauté rurale. Nous savons d’où elle vient historiquement. Mais c’est la mentalité primitive qui en a déterminé l’esprit. Le village agricole fut le successeur du clan totémique. La puissance fixatrice qui a établi pour toujours le groupe humain sur un coin de sol était un ordre des dieux. Ces dieux étaient sur cette terre, ces eaux, ces arbres. L’homme est resté immobilisé de cette impassible immobilité des choses. Ces maîtres muets…, ils ont pris jadis au hasard d’une tribu, une poignée d’humanité, et ne l’ont jamais lâchée !… Et chaque village est encore sous cette main musclée de roche qui le tient depuis l’âge de pierre. »
Gaston Roupnel
Histoire de la campagne française, Éditions Bernard Grasset, 1932