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Thème

Citations sur le destin

Politique signifiait pour nous : destin…

« Poli­tique signi­fiait pour nous : des­tin. En dehors de notre sphère la poli­tique était gou­ver­née par les inté­rêts. Certes, étant déci­dés à ne nous sous­traire à aucun far­deau, à ne nous écar­ter d’au­cune néces­si­té, à atta­quer les choses comme elles se pré­sen­taient sur le che­min qui devait nous conduire à l’ac­com­plis­se­ment de nous-mêmes, nous nous aven­tu­rions aus­si dans le monde des affaires et des tra­fics, un monde plein de secrets où la vie appa­raît sous la lumière la plus vive ; pour­tant nous recon­nais­sions qu’une entente était impos­sible entre ce monde et le nôtre. Et pour cette rai­son nous ne la cher­chions même pas. »

Ernst von Salomon
Les Réprou­vés (Die Geäch­te­ten), 1930, trad. Andh­rée Vaillant et Jean Kucken­berg, édi­tions Plon, coll. Feux croi­sés, 1931, édi­tions Bar­tillat, coll. Omnia Poche, 2011

Pourquoi les hommes de bien endurent-ils tant d’infortunes…

« Pour­quoi les hommes de bien endurent-ils tant d’infortunes alors que rien de mal ne peut leur arri­ver ? En effet, les contraires sont incon­ci­liables ! De même que les fleuves, les pluies tor­ren­tielles et les sources médi­ci­nales ne peuvent chan­ger la saveur de la mer, ne peuvent pas l’adoucir, de même, les élans de l’adversité ne peuvent trou­bler une âme cou­ra­geuse : bien au contraire, ils conso­lident sa forte nature et c’est celle-ci qui s’impose aux évè­ne­ments car elle est plus forte que tout ce qui vient de l’extérieur. »

Sénèque
La Pro­vi­dence, édi­tions Arléa, trad. Fran­çois Ros­so, 1996

C’est seulement dans la souffrance qu’on fait la preuve de sa vertu…

« C’est seule­ment dans la souf­france qu’on fait la preuve de sa ver­tu. La For­tune nous frappe-t-elle, nous meur­trit-elle ? Sup­por­tons ses bles­sures : ce ne sont pas des sévices qu’elle nous impose mais un com­bat qu’elle nous pro­pose, et ce com­bat, plus sou­vent nous le livre­rons, plus nous sen­ti­rons nos forces grandir. »

Sénèque
La Pro­vi­dence, édi­tions Arléa, trad. Fran­çois Ros­so, 1996

Les caractères languissants, enclins au sommeil ou à la torpeur…

« Les carac­tères lan­guis­sants, enclins au som­meil ou à la tor­peur, sont tis­sés de fibres inertes ; alors que pour pro­duire un être fort, digne de res­pect, il faut une tex­ture plus résis­tante. Sa vie ne sera pas un long fleuve tran­quille : il lui fau­dra esca­la­der, redes­cendre, navi­guer à la mer­ci des cou­rants, manœu­vrer dans la tem­pête, bref, avan­cer mal­gré les pièges de la For­tune. Il ren­con­tre­ra bien des embûches, bien des obs­tacles, mais, grâce à sa volon­té, il sau­ra les affron­ter et les aplanir. »

Sénèque
La Pro­vi­dence, édi­tions Arléa, trad. Fran­çois Ros­so, 1996

Mesurons-nous, dans notre thébaïde européenne…

« Mesu­rons-nous, dans notre thé­baïde euro­péenne, le poten­tiel de cruau­té en train de s’amasser chez nos voi­sins défa­vo­ri­sés de l’Est ? L’Histoire est un per­pé­tuel recom­men­ce­ment, même si elle revêt d’autres formes. »

René Cagnat
La rumeur des steppes, édi­tions Payot, coll. Voya­geurs, 1999

En décidant d’amener son drapeau, de retirer ses troupes…

« En déci­dant d’amener son dra­peau, de reti­rer ses troupes, de replier la popu­la­tion euro­péenne, d’abandonner ses par­ti­sans indi­gènes, la France ne se met­tait pas à labri comme cer­tains l’imaginaient. Elle reti­rait la garde quelle mon­tait depuis 1830 en Algé­rie, ouvrant son propre ter­ri­toire a l’inva­sion de popu­la­tions en surnombre. »

Domi­nique Venner
Le Cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédi­tion Pierre-Guillaume de Roux, 2014

La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque…

« J’ai tous les droits, car, en cette seconde, je connais bien ce que je fais. J’ac­cepte la mort. Ce n’est pas le risque que j’ac­cepte. Ce n’est pas le com­bat que j’ac­cepte. C’est la mort. J’ai appris une grande véri­té. La guerre, ce n’est pas l’ac­cep­ta­tion du risque. Ce n’est pas l’ac­cep­ta­tion du com­bat. C’est, à cer­taines heures, pour le com­bat­tant, l’ac­cep­ta­tion pure et simple de la mort. »

Antoine de Saint-Exupéry
Pilote de guerre, édi­tions Gal­li­mard, coll. Blanche, 1942, coll. Folio, 2011

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