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Thème

Citations sur le combat

Pour les États comme pour les particuliers…

« Pour les États comme pour les par­ti­cu­liers, ce sont les plus grands périls qui pro­curent le plus de gloire. »

Thu­cy­dide
His­toire de la guerre du Pélo­pon­nèse, 431 – 411 avant notre ère, trad. Jac­que­line de Romil­ly, Robert Laf­font édi­teur, coll. Bou­quins, 1990

L’Allemagne brûlait sourdement dans quelques cerveaux hardis…

« L’Allemagne brû­lait sour­de­ment dans quelques cer­veaux har­dis. […] L’Allemagne était là où on lut­tait pour elle ; elle se mon­trait là où des enne­mis en armes vou­laient s’emparer de ses biens, elle brillait d’un éclat radieux là où ceux qui étaient péné­trés de son esprit ris­quaient pour elle le der­nier enjeu. »

Ernst von Salomon
Les Réprou­vés (Die Geäch­te­ten), 1930, trad. Andh­rée Vaillant et Jean Kucken­berg, édi­tions Plon, coll. Feux croi­sés, 1931

Nous voulons un paradis difficile…

« Nous vou­lons un para­dis dif­fi­cile, dres­sé, impla­cable. Un para­dis où l’on ne se repose jamais et qui ait dans l’embrasure des portes des anges avec des épées. »

José Anto­nio Pri­mo de Rive­ra, 1935, cité par Domin­go Gon­za­lez Hernandez
Pré­sence de José Anto­nio, Les Bou­quins de Syn­thèse natio­nale, 2013

Les insurrections essentielles ne naissent pas d’affrontements directs…

« Les révoltes finissent tou­jours par être digé­rées – cer­taines moins bien que d’autres. Les insur­rec­tions essen­tielles ne naissent pas d’affron­te­ments directs, mais par­fois de l’exploration d’autres voix : tour­ner le dos, s’éloigner, mon­trer que l’on n’est pas dupe, don­ner du sens à ce qui nous entoure et nous arrive, un sens dif­fé­rent de celui de l’air du temps ; voi­là ce que le sys­tème ne sup­porte pas. »

Erik L’Homme
Le regard des princes à minuit, édi­tions Gal­li­mard Jeu­nesse, coll. Scrip­to, 2014

Les formes du pouvoir nobiliaire n’ont pas cessé de changer…

« Au fil des siècles, chez les peuples euro­péens et dans cha­cune de leurs cultures par­ti­cu­lières, les formes du pou­voir nobi­liaire n’ont pas ces­sé de chan­ger, et sou­vent de façon rapide, mais la fonc­tion poli­tique et morale de la noblesse, en Grèce, à Rome, en Ger­ma­nie, dans l’Europe médié­vale ou moderne, est res­tée iden­tique pour l’essentiel. La noblesse n’est pas l’aristocratie ; il y a des aris­to­cra­ties de la for­tune et de l’argent. Elle n’est que par­tiel­le­ment dépen­dante de l’hérédité. Elle repose sur le mérite, et celui-ci doit tou­jours être confir­mé. La noblesse se gagne et se perd. Elle vit sur l’idée que le devoir et l’honneur sont plus impor­tants que le bon­heur indi­vi­duel. Ce qu’elle a en propre c’est son carac­tère public. Elle est faite pour diri­ger la chose publique, la res publi­ca. Sa voca­tion n’est pas d’occuper le som­met de la socié­té mais le som­met de l’État. Ce qui la dis­tingue, ce ne sont pas les pri­vi­lèges, mais le fait d’être sélec­tion­née pour com­man­der. Elle gou­verne, juge et mène au com­bat. La noblesse est asso­ciée à la vigueur des liber­tés publiques. Ses terres d’élection sont les liber­tés féo­dales et les monar­chies aris­to­cra­tiques ou consti­tu­tion­nelles. Elle est impen­sable dans les grandes tyran­nies orien­tales, Assur ou l’Égypte. En Europe même, elle s’étiole ou dis­pa­raît chaque fois que s’établit un pou­voir des­po­tique, ce qu’est le cen­tra­lisme éta­tique. Elle implique une per­son­na­li­sa­tion du pou­voir qui huma­nise celui-ci à l’inverse de la dic­ta­ture ano­nyme des bureaux. »

Domi­nique Venner
His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, Édi­tions du Rocher, coll. His­toire, 2002

L’un des risques associés aux opérations fondées…

« L’un des risques asso­ciés aux opé­ra­tions fon­dées sur le choc a trait aux consé­quences invo­lon­taires” ou au déclen­che­ment de réac­tions impré­vues. Par exemple, des attaques mas­sives contre l’infrastructure d’une nation, son réseau élec­trique ou son sys­tème éco­no­mique peuvent créer des souf­frances telles que, à cause du contre­coup, nous fouet­tons la volon­té natio­nale de nos oppo­sants de com­battre au lieu de l’affaiblir. »

Lt-Cnl John N. T. Shanahan
« Shock-based-ope­ra­tions », Air & Space Power, 2001

Quand des hommes combattent sur un plan supérieur…

« Quand des hommes com­battent sur un plan supé­rieur, spi­ri­tuel, ils intègrent la mort dans leur stra­té­gie. Ils acquièrent quelque chose d’invulnérable ; la pen­sée que l’adversaire veut leur des­truc­tion phy­sique n’est, par consé­quent, plus effrayante pour eux. […] Il y a des moments dans l’histoire où des hommes sai­sissent la mort comme un bâton de com­man­de­ment. Dans le pro­cès des Tem­pliers, par exemple, où le Grand Maître de l’Ordre montre sou­dai­ne­ment le vrai rap­port entre lui et les juges — ain­si un navire laisse tom­ber son camou­flage et s’offre, avec ses pavillons et ses canons, au regard stu­pé­fait. Le soir même, il fut brû­lé vif, mais on pos­ta des gardes, dès cette nuit, à l’endroit du bûcher pour empê­cher le peuple d’y venir cher­cher des reliques. La pous­sière elle-même fait peur aux tyrans ; elle aus­si doit disparaître. »

Ernst Jün­ger
Pre­mier jour­nal pari­sien (in Strah­lun­gen), 1949, édi­tions Le Livre de poche, 1998

Il est urgent que les Européens réapprennent à défendre…

« Il est urgent que les Euro­péens réap­prennent à défendre leur iden­ti­té par­ti­cu­lière et leur espace propre. Toutes les cultures ne se valent pas. Nos patries ne sont pas des villes ouvertes. À l’égard d’une immi­gra­tion de plus en plus mas­sive les Euro­péens ne doivent pas recher­cher un illu­soire opti­mum com­mun entre enva­his­seurs et enva­his. Mais pen­ser à pro­té­ger d’abord leur héri­tage et leurs héritiers. »

Jean-Yves Le Gallou
XXIe siècle, vers un nou­veau cycle euro­péen ?, allo­cu­tion au cin­quième col­loque de l’Institut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 7 avril 2018

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