« On ne juge bien une idée qu’en la voyant naître et un combattant qu’en le voyant lutter. »
Édouard Schuré
Le Drame musical et l’œuvre de Richard Wagner, in Revue des Deux Mondes, tome 80, 1869
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« On ne juge bien une idée qu’en la voyant naître et un combattant qu’en le voyant lutter. »
Édouard Schuré
Le Drame musical et l’œuvre de Richard Wagner, in Revue des Deux Mondes, tome 80, 1869
« Agir, c’est bien. Mais s’agiter, ce n’est pas agir. »
Maurice Barrès
Scènes et doctrines du nationalisme, Félix Juven, Paris, 1902
« (…) la Révolution, cette large ornière de sang qui a coupé en deux l’histoire de France (…). »
Jules Barbey d’Aurevilly
Un prêtre marié, 1865, éditions Gallimard, coll. Le Livre de poche, 1964
« La menace qui pèse sur le monde est celle d’une organisation totalitaire et concentrationnaire universelle qui ferait, tôt ou tard, (…) de l’homme libre une espèce de monstre réputé dangereux pour la collectivité tout entière (…). »
Georges Bernanos
La liberté, pour quoi faire ?, 1947, éditions Gallimard, coll. Folio Essais, 1995
« Le XIXe siècle peut ainsi s’interpréter dans la perspective barrésienne comme le grand passage de l’absolu au relatif. L’absolu, pour le dire très simplement, ce sera ici la tradition. Tradition chrétienne, tradition monarchique, traditions de la société, etc. D’une certaine manière, c’est la communauté encadrée précédant la Révolution. Le relatif est alors le mode philosophique dans lequel se déploie une société qui n’a plus ces références anciennes. (…) Avec la Révolution, comprise comme changement philosophique radical, Dieu et la politique sont transmués et s’intègrent dans le seul ordre du subjectif. Chacun choisira selon son désir. C’est “la décérébration”, “l’émiettement”, ainsi que le définit Barrès. »
Jeremy Baneton
Maurice Barrès. Le prince de la jeunesse, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
« La modernité est cumulative d’un héritage historique, fait de traditions et d’expériences. À l’encontre d’un Rousseau pour qui le “contrat social” est passé entre des “natures raisonnables”, maîtresses de leur destin, le contrat social, si l’on tient au mot, est, selon Burke, un contrat tacite, que les hommes ne choisissent pas de signer mais qu’ils ne peuvent dénoncer sous peine de bouleverser l’ordre social. Si contrat social il y a c’est avant tout le lien historique qui existe “entre ceux qui sont vivants, ceux qui sont morts et ceux qui sont à naître”. Idée que Barrès reprendra dans son exaltation célèbre de “la terre et les morts”. Dans la même perspective est moderne, selon Burke, ce qui est en cohérence avec l’expérience des siècles passés et ce qui en est comme le fruit. »
Yves Chiron
Edmund Burke et la Révolution française, Éditions Téqui, coll. « L’Auteur et son message », 1987
« Il faut s’accepter héritier de la totalité de l’histoire de France, celle d’avant la Révolution comme celle d’après. L’Ancien Régime ou la France de 1848 sont comme “les fruits de diverses saisons”. L’important est de maintenir vivante “la conscience française”, “raciner les individus dans la terre et les morts”, ne pas étouffer en eux “la voix du sang et l’instinct du terroir”. »
Yves Chiron
La vie de Barrès, éditions Godefroy de Bouillon, 2000
« La patrie est plus forte dans l’âme d’un enraciné que dans celle d’un déraciné. »
Maurice Barrès
La Terre et les Morts, troisième conférence, La Patrie française, 1899
« La Terre nous parle. C’est en elle que s’enracine la conscience collective : “Les ancêtres ne nous transmettent intégralement l’héritage accumulé de leurs âmes que par la permanence de l’action terrienne.” L’apologie de la Terre et des Morts, exalte l’attachement aux racines, à la famille, à l’armée et à la terre natale. »
Maurice Barrès
La Terre et les Morts, troisième conférence, La Patrie française, 1899
« Heureusement la résistance s’organise. Il y a un peu partout en France de salutaires sursauts et des Français qui continuent à exalter le souvenir des générations qui les ont précédés […] Il ne s’agit plus seulement d’honorer des morts qui n’ont pas hésité à aller jusqu’au sacrifice pour défendre leurs convictions, mais il s’agit de rappeler ce qu’est la France, son identité, son destin fruit du travail des générations passées qui toutes ont apporté leur pierre à l’édifice. »
Louis-Alphonse de Bourbon
Journée de commémoration de l’insurrection catholique et royaliste de 1799 – Message, legitimite.fr, 23 août 2022
« Personne, sauf un monde qui aurait sombré dans la servitude, n’admettra jamais l’inhumaine et abstraite Europe des États. Seule l’Europe des peuples saura respecter, en les unissant, la diversité de toutes les nations, de toutes les communautés – populaires, petites ou grandes, qui la composent. La centralisation de l’État-nation a conduit la France où elle est. Le même esprit conduirait l’Europe à la stérilité. Il ne faut pas que l’Europe des États puisse un jour venir dire à la France que “pour l’unité linguistique de l’Europe la langue française doit disparaître”. La France doit reconnaître aujourd’hui qu’elle englobe plusieurs des plus vieilles nations d’Occident. Si elle doit continuer de les unir, il faut que ce soit dans le respect de leurs droits respectifs et de leurs libertés. Il n’y a que dans une Europe gouvernée par des principes du même genre que la France pourra sauver ce qui lui reste. Qui, sinon la France, pourrait montrer ce chemin à l’Europe puisqu’elle n’est elle-même qu’une Europe en petit ? »
Yann Fouéré
La Bretagne écartelée, 1962, Nouvelles Éditions Latines, 1976
« On ne se fait pas tuer pour un “niveau de vie” ni pour le prix des choux-fleurs : mais on se fait tuer pour avoir une patrie, pour la retrouver, pour l’aimer, pour rendre sa dignité à un peuple, leurs libertés et leurs droits à ses hommes. »
Yann Fouéré
La Bretagne écartelée, 1962, Nouvelles Éditions Latines, 1976