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Une foule n’a pas besoin d’être nombreuse…

« Une foule n’a pas besoin d’être nom­breuse pour que sa facul­té de voir cor­rec­te­ment soit détruite, et les faits réels rem­pla­cés par des hal­lu­ci­na­tions sans paren­té avec eux. Quelques indi­vi­dus réunis consti­tuent une foule, et alors même qu’ils seraient des savants dis­tin­gués, ils revêtent tous les carac­tères des foules pour les sujets en dehors de leur spé­cia­li­té. La facul­té d’observation et l’esprit cri­tique pos­sé­dés par cha­cun d’eux s’évanouissent. »

Gus­tave Le Bon
Psy­cho­lo­gie des foules, 1937, édi­tions BoD – Books on Demand, 2018

Vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi…

« […] vous pen­sez que c’est vous qui dési­gnez l’enne­mi, comme tous les paci­fistes. Du moment que nous ne vou­lons pas d’en­ne­mis, nous n’en aurons pas, rai­son­nez-vous. Or c’est l’en­ne­mi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son enne­mi, vous pou­vez lui faire les plus belles pro­tes­ta­tions d’a­mi­tié. Du moment qu’il veut que vous soyez l’en­ne­mi, vous l’êtes. Et il vous empê­che­ra même de culti­ver votre jardin. »

Julien Freund
Cité par Pierre-André Taguieff dans Julien Freund. Au cœur du poli­tique, La Table Ronde, 2008

La vertu la plus haute…

« La ver­tu la plus haute. – À la pre­mière époque de l’humanité supé­rieure, c’est la bra­voure qui passe pour la plus haute des ver­tus, dans la deuxième, c’est la jus­tice, dans la troi­sième la mesure, dans la qua­trième la sagesse. À quelle époque vivons-nous ? À laquelle vis-tu ? »

Frie­drich Nietzsche
Humain, trop humain II (Men­schliches, All­zu­men­schliches), 1878, trad. Éric Blon­del, Ole Han­sen-Løve, Théo Ley­den­Bach, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2019

Ceux qui se font un principe de mépriser l’opinion…

« Ceux qui se font un prin­cipe de mépri­ser l’opinion com­mune aux hommes depuis les temps les plus anciens et de refaire la socié­té sur des bases nou­velles ne peuvent s’étonner de la réserve de ceux d’entre nous qui font plus de cré­dit au juge­ment constant de l’humanité qu’à leurs idées ; nous pen­sons en effet qu’il leur reste – à eux-mêmes comme à leurs pro­jets – à faire leurs preuves. »

Edmund Burke
Réflexions sur la Révo­lu­tion en France, 1790, Les Belles Lettres édi­teur, 2016

La constitution de 1795, tout comme ses aînées, est faite pour l’homme…

« La consti­tu­tion de 1795, tout comme ses aînées, est faite pour l’homme. Or, il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu, dans ma vie, des Fran­çais, des Ita­liens, des Russes, etc. ; je sais même, grâces à Mon­tes­quieu, qu’on peut être Per­san : mais quant à l’homme, je déclare ne l’avoir ren­con­tré de ma vie ; s’il existe, c’est bien à mon insu. »

Joseph de Maistre
Consi­dé­ra­tions sur la France, 1797, édi­tions La délé­ga­tion des siècles, 2022

Il faut que les hommes supérieurs déclarent la guerre à la masse…

« Il faut que les hommes supé­rieurs déclarent la guerre à la masse. Par­tout les médiocres se ras­semblent pour deve­nir les maîtres. Tout ce qui amol­lit, tout ce qui adou­cit, tout ce qui favo­rise le peuple” ou les valeurs fémi­nines” agit en faveur du suf­frage uni­ver­sel, c’est-à-dire de la domi­na­tion de l’homme vil. »

Frie­drich Nietzsche
La Volon­té de puis­sance, tome II (Der Wille zur Macht), 1888, trad. Gene­viève Bian­quis, édi­tions Gal­li­mard, Coll. Tel, 2 tomes, 1995

Oui ! Je connais mon ascendance !…

« Ecce Homo
Oui ! Je connais mon ascendance !
Insa­tiable telle la flamme,
Je brûle et me consume.
Lumière devient tout ce que je touche,
Char­bon tout ce que je laisse :
À coup sûr, c’est flamme que je suis. »

Frie­drich Nietzsche
Le Gai Savoir (Die fröh­liche Wis­sen­schaft, la gaya scien­za), 1882, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2020

Le vrai chevalier se devait de maîtriser trois capacités distinctes…

« Le vrai che­va­lier se devait de maî­tri­ser trois capa­ci­tés dis­tinctes : Connaître les sept arts libé­raux : le tri­vium” (gram­maire, rhé­to­rique, dia­lec­tique) et le qua­dri­vium” (arith­mé­tique, géo­mé­trie, musique, astro­no­mie) ; Culti­ver sept pra­tiques guer­rières : équi­ta­tion, nage, tir à l’arc, lutte, fau­con­ne­rie, échecs, poé­sie ; Lut­ter contre sept vices : glou­ton­ne­rie, ébrié­té, luxure, colère, men­songe, ava­rice, médisance. »

Antoine Schü­lé
Guerre et Lit­té­ra­ture, Tome 1, Du Moyen Âge à 1914, édi­tions de l’École de Guerre, 2019

Je ne vois que des choses qui blessent la vérité…

« Ain­si, de quelque côté que je tourne mon esprit, je ne vois que des choses qui blessent la véri­té et qui m’of­fensent, et dès lors condam­né à ne rien voir, ne rien sen­tir, ne rien entendre, à non seule­ment ne rien dire mais aus­si abju­rer la vio­lence de mon eth­no­cen­trisme pour jouir enfin d’un monde bario­lé, chan­geant, divers (la diver­si­té” en tant que nou­vel euphé­misme post-eth­nique), il serait bon que j’en chante à pré­sent les louanges, que je devienne un écri­vain post-lit­té­raire, que j’é­crive des phrases courtes, nomi­nales, sans hié­rar­chie de niveaux lin­guis­tiques, si pos­sible sur des sujets modernes, c’est à dire socio-nar­cis­siques : sans papiers, clan­des­tins, oppri­més, mino­ri­taires, et sur moi-même en tant que garant du néo-puri­ta­nisme par ma capa­ci­té à par­ta­ger”, com­mu­ni­quer”, à être un écri­vain comme toute le monde”. C’est, du moins, ce que l’on m’a maintes fois sug­gé­ré, au lieu de m’o­pi­niâ­trer dans mon devoir de témoin et de refu­ser la béa­ti­tude démo­cra­tique, refus qui, par un spé­cieux syl­lo­gisme, fait éga­le­ment de moi un raciste. »

Richard Millet
Chro­nique de la guerre civile en France, 2011 – 2022, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Dans l’arène, 2022

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