« C’est la mort qui donne son poids à la vie. S’il n’y a pas de miroir dans lequel se contempler, qu’est-ce qui prouve qu’on existe ? »
Erik L’Homme
Un peu de nuit en plein jour, éditions Calmann-Lévy, 2019
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« C’est la mort qui donne son poids à la vie. S’il n’y a pas de miroir dans lequel se contempler, qu’est-ce qui prouve qu’on existe ? »
Erik L’Homme
Un peu de nuit en plein jour, éditions Calmann-Lévy, 2019
« N’est point à craindre la mort du corps, mais seulement la mort de l’esprit. »
Yukio Mishima
Traité de la Purification du Cœur, in Yukio Mishima, Chevaux échappés, 1969, trad. Tanguy Kenec’hdu, éditions Gallimard 1980, coll. Quarto, 2004
« L’honneur : ne jamais faillir aux normes qu’on s’est fixées. L’image que l’on se fait de soi devient vraie dès l’instant qu’on s’y conforme de façon durable. Dès lors, que ce soit une “image” ou une “réalité” importe peu ; les deux termes sont confondus. »
Alain de Benoist
Pour un réveil européen. Nature – Excellence – Beauté (postface), éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2020
« L’action est le plus important, non celui qui l’entreprend ; la mission, non celui qui la remplit. Contre l’individualisme : pour une impersonnalité active. Ce qu’on doit faire ne s’explique pas en termes de motifs. Noblesse se tait. »
Alain de Benoist
Pour un réveil européen. Nature – Excellence – Beauté (postface), éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2020
« Toute existence est tragique, toute affirmation est tragique, toute l’histoire est tragique. Ce qui se passe n’a pas d’autre sens que celui que nous lui donnons. Contrepartie : tout retentit sur tout. Nos gestes les plus infimes ont une conséquence dans les parties les plus reculées de l’univers. »
Alain de Benoist
Pour un réveil européen. Nature – Excellence – Beauté (postface), éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2020
« La vertu n’est pas un moyen se rapportant à quelque fin dernière. Elle est à elle-même sa propre fin – sa propre récompense. La reconquête intérieure ou reconquête de soi : point de départ de toute quête comme de toute conquête. Établir sur soi un empire souverain. Obéir au Maître qui est en nous, à l’instant même où nous commandons à l’Esclave qui est en nous. »
Alain de Benoist
Pour un réveil européen. Nature – Excellence – Beauté (postface), éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2020
« Faire passer son devoir avant ses passions ; ses passions, avant ses intérêts. Accomplir de “bonnes actions” pour gagner son salut, c’est encore servir ses intérêts. Faire ce qu’on doit, non ce qu’on aime. Mais cela nécessite un apprentissage : l’homme a besoin de règles pour se bâtir parce qu’il est perpétuellement malléable. Le travail comme service, le devoir comme destin. »
Alain de Benoist
Pour un réveil européen. Nature – Excellence – Beauté (postface), éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2020
« Il n’y a de piété vraie que la piété filiale, élargie aux ancêtres, à la lignée et au peuple. Nos ancêtres disparus ne sont ni spirituellement morts ni passés dans un autre monde. Ils sont à nos côtés, en foule invisible et bruissante. Ils nous entourent aussi longtemps que leur souvenir est perpétué par leur descendance. Par-là se justifient le culte des ancêtres et le devoir de faire respecter leur nom. »
Alain de Benoist
Pour un réveil européen. Nature – Excellence – Beauté (postface), éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2020
« Il ne suffit pas d’être né, il faut encore être “créé”. La création est postérieure à la naissance ; on ne peut être “créé” que par soi-même. C’est ainsi que l’on se donne une âme. »
Alain de Benoist
Pour un réveil européen. Nature – Excellence – Beauté (postface), éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2020
« La pureté, une idée qui rappelait les fleurs (…), c’était quelque chose qui les reliait directement à l’idée du sang, à l’idée des sabres s’abattant sur les hommes d’iniquité, à l’idée de lames écharpant l’épaule et faisant gicler le sang alentour. Et à l’idée du seppuku. Dès l’instant qu’un samouraï “tombait comme fleurs de cerisier”, son cadavre maculé de sang devenait aussitôt comme d’odorantes fleurs de cerisier. L’idée de pureté pouvait donc se transformer en une chose contraire avec une promptitude arbitraire. Aussi, la pureté était-elle étoffe de poésie. »
Yukio Mishima
Chevaux échappés, 1969, trad. Tanguy Kenec’hdu, éditions Gallimard 1980, coll. Quarto, 2004
« La vérité n’est jamais amusante. Sans cela tout le monde la dirait. »
Michel Audiard
Lino Ventura dans Les Barbouzes (film), 1964, in Audiard par Audiard, éditions René Château, 2005
« Car il n’est rien qui puisse me satisfaire ;
La nouveauté, sur terre, est si tôt défraîchie ;
Je me sens aspiré sans cesse vers le haut, plus détaché,
Proche de plus en plus de la splendeur solaire. »
Yukio Mishima
Poème Icare in Le soleil et l’acier, 1968, trad. Tanguy Kenec’hdu, éditions Gallimard, coll. Du monde entier, 1973, éditions Gallimard, coll. Folio, 1993