Thème
Citations sur l'action
Le visage de cette contrée était sombre et fantastique…
« Le visage de cette contrée était sombre et fantastique : la guerre en avait balayé la grâce et y avait imprimé ses traits d’airain, pour l’effroi du contemplateur solitaire. »
Ernst Jünger
Orages d’acier (In Stahlgewittern), 1920, trad. Henri Plard, éditions Le Livre de Poche, 1989
Le matin, quand tu as de la peine à te réveiller…
« Le matin, quand tu as de la peine à te réveiller, dis-toi : je me réveille pour accomplir mon travail d’homme. Se peut-il que je sois de mauvaise humeur alors que je vais accomplir la tâche pour laquelle je suis né ? Suis-je constitué pour rester couché bien au chaud sous les couvertures ? »
Marc Aurèle
Pensées pour moi-même, trad. Frédérique Vervliet, éditions Arléa, 2004
Chacun doit traverser un cercle de feu…
« Chacun doit traverser un cercle de feu, une épreuve par laquelle il éprouve qu’il n’y a pas de Vérité, de tracé obligatoire, mais seulement des actes à accomplir. Admettre qu’il n’y a pas de Vérité abstraite, hors sol, voilà une épreuve. Ne pas accepter de la franchir condamne ce que vous appelez les “figurations du devenir” à se réfugier dans les idéologies préparées à l’avance, et préparées par d’autres, dont les intentions ne sont pas nécessairement enviables. »
Jean-François Gautier
La Polyphonie du monde (conversations avec Maxime Reynel), éditions Krisis, 2022
Les gens décidés à agir connaissent en général le succès…
Mieux vaut toujours oser…
« Mieux vaut toujours oser, et supporter la moitié des malheurs possibles, que ne jamais rien faire à force de tout redouter. Si tu repousses tous les projets sans rien avancer de sûr, tu commets forcément tout autant de fautes que l’homme qui a pris l’attitude contraire. »
Hérodote
L’Enquête : Livres V à IX, Livre VII-50, trad. Andrée Barguet, éditions Gallimard, coll. Folio Classique, 1990
Les inquiets, les ardents, les hommes d’action…
« Les inquiets, les ardents, les hommes d’action, ceux-là s’éloignent quand les cheveux blancs arrivent, sans qu’ils soient encore chefs d’une armée de volontaires, capitaines de bandits aux Batignolles, faute de mieux ! Tristes d’avoir épuisé leur jeunesse dans une lutte sans témoins, contre des dangers sans grandeur, sous un ciel gris, ils s’en vont au pays du soleil et des aventures, dans les nouvelles Californies qu’on découvre, sur les côtes brûlées du Mexique, dans les pampas de la Plata, avec Santanna ou Geffrard, Raousset-Boulbon ou Walker, n’importe, pourvu qu’il y ait à jouer avec la mort ! – De rudes gas, ces coureurs de batailles ! Donnez-moi trois cents de ces hommes, quelque chose comme un drapeau, jetez-moi sur une terre où il faille faire honneur à la France, dans les rues de Venise, si vous voulez ! jetez-moi là sous la mitraille, en face des régiments, et vous verrez ce que j’en fais et des canons et des artilleurs, à la tête de mes réfractaires ! »
Jules Vallès
Les Réfractaires (1866), G. Charpentier éditeur, 1881
Héritier d’une tradition millénaire, je sais au plus profond de moi…
« Héritier d’une tradition millénaire, je sais au plus profond de moi qu’il n’y a pas de crise, pas de situation politique que la France n’ait su surmonter. Et une fois encore, je suis convaincu qu’existent des solutions pour bâtir l’avenir de notre pays dès lors qu’il n’est pas guidé par l’idéologie, mais abordé en termes de réalités, celles des hommes et du sol, et dans cette recherche du bien commun. »
Louis-Alphonse de Bourbon
« Que Pâques soit un moment d’espérance individuelle et de renouveau social », Marianne, 7 avril 2023
Nous ne demandons pas à être éternels…
Ne pas plier dans l’adversité, ne pas s’avouer vaincu…
« Ne pas plier dans l’adversité, ne pas s’avouer vaincu, cela distingue un homme. »
Dominique Venner
Le Cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédition Pierre-Guillaume de Roux, 2014
Les lieux de paix ne survivent que par les vertus…
« Les lieux de paix ne survivent que par les vertus exigées dans la guerre. »
Dominique Venner
Le Cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédition Pierre-Guillaume de Roux, 2014
Mes choix profonds n’étaient pas d’ordre intellectuel mais esthétique…
« Mes choix profonds n’étaient pas d’ordre intellectuel mais esthétique. L’important pour moi n’était pas la forme de l’État — une apparence — mais le type d’homme dominant la société. Je préférais une république où l’on cultivait le souvenir de Sparte à une monarchie vautrée dans le culte de l’argent. Il y avait dans ces simplifications un grand fond de vérité. Je crois toujours aujourd’hui que ce n’est pas la loi qui est garante de l’homme, mais la qualité de l’homme qui garantit la loi. »
Dominique Venner
Le Cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédition Pierre-Guillaume de Roux, 2014
Auteurs
Auteurs récemment ajoutés















































