« Seule la mort subie n’a pas de sens. Voulue, elle a le sens qu’on lui donne, même quand elle est sans utilité pratique. »
Dominique Venner
Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2013
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« Seule la mort subie n’a pas de sens. Voulue, elle a le sens qu’on lui donne, même quand elle est sans utilité pratique. »
Dominique Venner
Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2013
« Oui, bien sûr, mais c’est la solution de facilité de laisser divaguer tout le monde dans le même sens en ignorant le mouvement, et de rester bien au chaud sous l’édredon du consensus… ou, pis encore, d’emboîter le pas à tout ce qui se dit. »
Claudine Vincenot
Confidences des deux rivages, éditions Anne Carrière, 1999
« Il faut juger les mythes comme des moyens d’agir sur le présent. »
Georges Sorel
Réflexions sur la violence, 1908, éditions du Trident, 1987
« Tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique. »
Charles Péguy
Notre jeunesse, Les Cahiers de la Quinzaine, XI-12, 1910, in Œuvres en prose complètes, Tome III, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1992
« Plus un mythe plongera ses racines dans un passé lointain et quasi sans mémoire et plus la sève inondera son tronc ; et plus vastes et plus hautes seront les frondaisons ! »
Jean Cau
La grande prostituée, éditions de La Table Ronde, 1974
« Exister, c’est se vouer et se dévouer. Mais mourir, c’est parfois une autre façon d’exister. […] La mort n’est pas seulement le drame que l’on dit, sinon pour ceux qui pleurent sincèrement le disparu. Elle met fin aux maladies cruelles et interrompt le délabrement de la vieillesse, donnant leur place aux nouvelles générations. La mort peut se révéler aussi une libération à l’égard d’un sort devenu insupportable ou déshonorant. Sous sa forme illustrée par les Samouraï et les “vieux Romains”, elle peut constituer la plus forte des protestations contre une indignité autant qu’une provocation à l’espérance. »
Dominique Venner
Éditorial de La Nouvelle Revue d’Histoire (NRH), N°64, La fin des Habsbourg, janvier-février 2013
« Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne disent rien, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit. »
Octave Mirbeau
La grève des électeurs, in Le Figaro, 1888
« Moi, je meurs. Mon esprit coule par vingt blessures.
J’ai fait mon temps. Buvez, ô loups mon sang vermeil.
Jeune, brave, riant, libre et sans flétrissures,
Je vais m’asseoir parmi les dieux, dans le soleil ! »
Charles-Marie Leconte de Lisle
« Le cœur du Hialmar », in Poèmes barbares, 1862, éditions Gallimard, coll. Poésie, 1985
« Un monde absolument hostile, qui n’est pas fait pour l’homme, et qui l’attire pourtant comme un des derniers défis de notre planète trop civilisée ! Et certes, il faut être très civilisé pour apprécier cette aberration, le choix volontaire de se priver du confort de la vie moderne. Il faut être revenu de beaucoup de choses, avoir épuisé beaucoup de plaisirs, pour goûter les délices de la fatigue, du froid, de la peur, de la souffrance… Mais c’est à ce prix seulement que l’homme à l’âme terne, rassasié de bien-être et de sécurité peut se sentir à nouveau exister. »
Anne-Laure Boch
L’Euphorie des Cimes, Éditions Transboréales, 2011
« Le monde est à ceux qui se donnent la peine de le changer. »
Michel de Saint-Pierre
Les nouveaux aristocrates, éditions Calmann-Lévy, 1961