« Les spécialistes consacrent tant d’énergie à enquêter sur la plausibilité des choses qu’ils finissent par en négliger la substance ! »
Sylvain Tesson
Un été avec Homère, éditions des Équateurs, 2018
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« Les spécialistes consacrent tant d’énergie à enquêter sur la plausibilité des choses qu’ils finissent par en négliger la substance ! »
Sylvain Tesson
Un été avec Homère, éditions des Équateurs, 2018
« Si le sacré a semblé un temps disparaître, c’est qu’il était ailleurs que là où on l’a cherché. Il n’était plus dans les religions traditionnelles qui perdaient toutes des fidèles. Mais les questions autour desquelles tourne le sacré, quant à elles, demeuraient intactes. Il est certain qu’elles frappaient à d’autres portes et s’orientaient moins vers celles des Églises instituées que vers celles des sciences et des laboratoires. Elles quêtaient là quelques vérités sur ce qu’il en est de la Vie, de l’Univers, de l’avenir des hommes et du monde. Mais les sciences n’étant pas compétentes sur ces sujets, elles n’avaient rien à répondre sur le fond. Leur absence de réponse, loin d’être un échec interne, est un simple constat de dessaisie des dossiers. »
Jean-François Gautier
L’univers existe-t-il ?, éditions Actes Sud, coll. Le génie du philosophe, 1994
« L’échec des sciences nourrit-il vraiment le terreau du sacré ? Il faut se méfier des fausses correspondances et des vases mal communicants. L’objet des métaphysiques et des religions n’est pas un immense vide que viendrait remplir le savoir rationnel. Ces activités de l’esprit ne portent pas sur le mesurable ni sur l’expérimental ; ce qui fait qu’elles n’entrent pas en concurrence avec les sciences sur une sorte de marché des certitudes inaliénables. »
Jean-François Gautier
L’univers existe-t-il ?, éditions Actes Sud, coll. Le génie du philosophe, 1994
« Aligner les pierres : la plus ostensible preuve que l’homme pouvait ré-agencer le monde. Le menhir était la représentation de sa volonté. La géologie avait couché les strates. L’homme les relevait et couvrait la terre des preuves de son pouvoir. Le menhir devenait le coup d’envoi de l’âge technique, pierre inaugurale de la transformation du réel. On imaginait le raccourci, façon Stanley Kubrick : un mégalithe puis la fission de l’atome. »
Sylvain Tesson
Avec les fées, Éditions des Équateurs, coll. Littérature, 2024
« Le lien direct entre cette théorie traditionnelle de la connaissance et l’exigence pratique que le tantrisme met au premier plan est évident. En effet, il s’ensuit que toute voie vers une connaissance supérieure est conditionnée par une transformation de soi-même, par un changement existentiel et ontologique de niveau, donc par l’action, le sâdhana. Cela est en net contraste avec la situation générale du monde moderne. En fait, il est évident que si, par ses applications techniques, la connaissance moderne de type “scientifique” donne à l’homme des possibilités multiples et grandioses sur le plan pratique et matériel, elle le laisse démuni sur le plan concret. Par exemple, si, dans le domaine de la science moderne, l’homme arrive à connaître approximativement la marche et les lois de constance des phénomènes physiques, sa situation existentielle n’en est pas changée pour autant. »
Julius Evola
Le yoga tantrique : sa métaphysique, ses pratiques (Lo yoga della potenza), 1949, trad. Gabrielle Robinet, Fayard éditions, coll. L’espace intérieur, 1971
« Personne ne peut affirmer que l’homme fait montre de supériorité quand, employant un moyen technique quelconque, il devient capable de ceci ou de cela : maître de la bombe atomique, capable de désintégrer une planète en appuyant sur un bouton, il ne cesse d’être un homme et de n’être qu’un homme. Il y a pire : s’il arrivait que, par quelque cataclysme, les hommes du kali-yuga fussent privés de toutes leurs machines, ils se trouvaient probablement, dans la plupart des cas, dans un état de plus grande impuissance devant les forces de la nature et des éléments, que le primitif non civilisé. Parce que les machines, justement, et le monde de la technique ont atrophié les vraies forces humaines. On peut dire que c’est par un véritable mirage luciférien que l’homme moderne a été séduit par la “puissance” dont il dispose et dont il est fier. »
Julius Evola
Le yoga tantrique : sa métaphysique, ses pratiques (Lo yoga della potenza), 1949, trad. Gabrielle Robinet, Fayard éditions, coll. L’espace intérieur, 1971
« La communauté scientifique est prise dans un étau : comment à la fois obéir à la censure du politiquement correct, céder au terrorisme intellectuel de l’égalitarisme et proclamer des vérités scientifiques éventuellement thérapeutiquement utiles ? »
Guillaume Faye
L’Archéofuturisme. Techno-science et retour aux valeurs ancestrales, éditions L’Æncre, 1998 et 2011, éditions L’Æncre/La Nouvelle Librairie, coll. Agora, 2023
« Les grands savants sont toujours d’une profonde honnêteté intellectuelle. Ils suivent la réalité partout où celle-ci les mène. Ils ne cherchent jamais à lui substituer leurs propres désirs, ni à la cacher quand elle devient gênante. »
Alexis Carrel
L’homme, cet inconnu, éditions Plon, 1935
« Dans les dernières décennies du XXe siècle, cette idée, comme celle, voisine, d’une origine génétique des comportements, singulièrement au sein de l’espèce humaine, a suscité une sorte de panique chez certains intellectuels, y compris parmi des biologistes de qualité. Des psychologues en vinrent à concevoir le nouveau-né comme une tabula rasa sur laquelle l’environnement dicterait ses consignes. »
Yves Christen
Konrad Lorenz. Un biologiste au chevet de la civilisation, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
« L’attribution du Nobel eut une autre conséquence : en braquant les projecteurs sur Konrad Lorenz, elle fournissait l’occasion à des militants gauchistes de le dénoncer avec vigueur. »
Yves Christen
Konrad Lorenz. Un biologiste au chevet de la civilisation, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
« En somme, la connaissance scientifique est négative. Les dernières données de la science ainsi que ses lois les plus stables, les plus avérées, nous permettent tout juste de prouver la nullité de toute tentative d’explication rationnelle de l’univers, de démontrer l’erreur fondamentale de toutes les conceptions abstraites, de classer la métaphysique dans le musée du folklore des races, d’interdire toute conception a priori. »
Blaise Cendrars
Moravagine, 1926, éditions Grasset, coll. Le Livre de Poche, 1956