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Citations sur l'hérédité

La collectivité a ses racines dans le passé…

« […] La col­lec­ti­vi­té a ses racines dans le pas­sé. Elle consti­tue l’unique organe de conser­va­tion pour les tré­sors spi­ri­tuels amas­sés par les morts, l’unique organe de trans­mis­sion par l’intermédiaire duquel les morts puissent par­ler aux vivants. Et l’unique chose ter­restre qui ait un lien direct avec la des­ti­née éter­nelle de l’homme, c’est le rayon­ne­ment de ceux qui ont su prendre une conscience com­plète de cette des­ti­née, trans­mis de géné­ra­tion en génération. »

Simone Weil
L’enracinement, 1943, édi­tions Gal­li­mard, 1949

Aux Européens, le poète fondateur [Homère] rappelle qu’ils ne sont pas nés d’hier…

« Aux Euro­péens, le poète fon­da­teur [Homère] rap­pelle qu’ils ne sont pas nés d’hier. Il leur lègue le socle de leur iden­ti­té, la pre­mière expres­sion par­faite d’un patri­moine éthique et esthé­tique qu’il tenait lui-même en héri­tage et qu’il a subli­mé de façon que l’on dirait divine. Les prin­cipes qu’il a fait vivre par ses per­son­nages n’ont pas ces­sé de renaître jusqu’à nous, mon­trant que le fil secret de notre tra­di­tion ne pou­vait être rom­pu. Ain­si l’avenir prend-il racine dans la mémoire du passé. »

Domi­nique Venner
Un samou­raï d’Occident. Le Bré­viaire des insou­mis, édi­tions Pierre-Guillaume de Roux, 2013

Que retient-on de ces premiers chants de l’Odyssée ?…

« Que retient-on de ces pre­miers chants de l’Odyssée ?
La vie nous impose des devoirs.
Il importe d’abord de ne pas trans­gres­ser la mesure du monde.
S’il faut répa­rer un for­fait com­mis, il ne faut pas dévier de sa course ni renier les objec­tifs fixés.
Enfin, ne jamais oublier l’individu que l’on est, ni l’endroit d’où l’on vient, ni l’endroit où l’on va. »

Syl­vain Tesson
Un été avec Homère, Édi­tions des Équa­teurs, 2018

La citoyenneté a été vidée de sa substance…

« Le code civil, qui impo­sait que l’octroi de la natio­na­li­té fran­çaise soit subor­don­né à l’assimilation, a été vio­lé. La citoyen­ne­té a été vidée de sa sub­stance. Plus grave encore, les papiers d’identité confèrent un droit de pro­prié­té sur la terre. Les élites ont donc dis­po­sé de la France comme si elle leur appar­te­nait en propre. »

Mali­ka Sorel
Bran­dir un dra­peau est un acte émi­nem­ment poli­tique, entre­tien au Figa­ro, par Alexandre Devec­chio, 19 juillet 2019

Tout peuple incarne une idée particulière…

« Tout peuple incarne une idée par­ti­cu­lière qui est un tout indi­vi­sible et lui appar­tient, comme il est lui-même un tout indi­vi­sible qui s’appartient. Il est né avec cette idée. C’est avec cette idée qu’il est sor­ti du sein mater­nel de la race et de la terre pour se jeter dans son espace historique. »

Arthur Moel­ler van den Bruck
La révo­lu­tion des peuples jeunes, recueil de textes écrits entre 1916 et 1923, trad. Jean-Paul Allard, édi­tions Par­dès, 1993

Notre identité ne vient pas de nulle part…

« Il ne s’agit pas d’affirmer dans l’absolu la supé­rio­ri­té de notre civi­li­sa­tion sur les autres mais de refu­ser toute forme de repen­tance. Et de rap­pe­ler que notre iden­ti­té ne vient pas de nulle part mais a pour ori­gine notre héré­di­té et notre héri­tage euro­péens. Il s’agit aus­si d’affirmer notre volon­té de res­pec­ter notre civi­li­sa­tion, d’en reprendre et d’en enri­chir les tra­di­tions et de les trans­mettre à nos des­cen­dants. Bref de refu­ser la table rase et le grand rem­pla­ce­ment génocidaire. »

Jean-Yves Le Gallou
Pour la pré­fé­rence de civi­li­sa­tion, allo­cu­tion au troi­sième col­loque de l’Institut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 9 avril 2016

Naître sans héritage, grandir sans apanage, mourir…

« Naître sans héri­tage, gran­dir sans apa­nage, mou­rir sans lignage, c’est le lot de l’homme de pas­sage, de l’homme sans ancrage. L’homme de rien. Qui ne trouve rien en arri­vant, qui ne laisse rien en par­tant. Qui, fina­le­ment, n’aime rien. Rien que lui-même, ses pul­sions et appétences. »

Phi­lippe de Villiers
Les cloches son­ne­ront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016

Le premier fait auquel confronté l’homme, comme à un destin…

« Le pre­mier fait auquel confron­té l’homme, comme à un des­tin iné­luc­table, et ce que nulle pen­sée ne peut com­prendre, ni nul ne peut vou­loir modi­fier, c’est le temps et le lieu de sa nais­sance : cha­cun est, lorsqu’il vient au monde, insé­ré dans un peuple, une reli­gion, un état, un temps, une culture. Mais ce fait implique déjà la presque tota­li­té des décisions. »

Oswald Spen­gler
Écrits his­to­riques et phi­lo­so­phiques. Pen­sées, édi­tions Coper­nic, 1980

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