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Citations sur les lois

Le fondement de l’organisation sociale…

« Le fon­de­ment de l’organisation sociale et de la paix civile est l’unité eth­nique de la cité et le res­pect des lois, garan­tis par les Anciens et par la force. Les hommes sont heu­reux dans une socié­té heu­reuse, celle qui res­semble tou­jours à elle-même, où l’on se marie, comme les aïeux se sont mariés, où l’on laboure et on mois­sonne comme on a tou­jours labou­ré et mois­son­né. Les indi­vi­dus passent mais la cité demeure. »

Domi­nique Venner
Un samou­raï d’Occident. Le Bré­viaire des insou­mis, édi­tions Pierre-Guillaume de Roux, 2013

C’est à ça qu’on mesure la puissance…

« C’est à ça qu’on mesure la puis­sance : savoir jusqu’à quel point on est capable de vivre dans un monde où il n’y a plus ni sens, ni véri­té, ni but, ni loi, ni jus­tice, ni cau­sa­li­té – et vou­loir encore ce monde. »

Julius Evo­la
Teo­ria dell’Individuo asso­lu­to, 1927

La citoyenneté a été vidée de sa substance…

« Le code civil, qui impo­sait que l’octroi de la natio­na­li­té fran­çaise soit subor­don­né à l’assimilation, a été vio­lé. La citoyen­ne­té a été vidée de sa sub­stance. Plus grave encore, les papiers d’identité confèrent un droit de pro­prié­té sur la terre. Les élites ont donc dis­po­sé de la France comme si elle leur appar­te­nait en propre. »

Mali­ka Sorel
Bran­dir un dra­peau est un acte émi­nem­ment poli­tique, entre­tien au Figa­ro, par Alexandre Devec­chio, 19 juillet 2019

On peut dire que cette institution qu’est le foyer…

« On peut dire que cette ins­ti­tu­tion qu’est le foyer est l’ins­ti­tu­tion anar­chiste par excel­lence. C’est-à-dire qu’elle est plus ancienne que la loi et qu’elle se tient à l’é­cart de l’É­tat. De par sa nature, elle est revi­go­rée ou cor­rom­pue par des forces indé­fi­nis­sables issues de la cou­tume ou de la parenté. »

Gil­bert Keith Chesterton
Le monde comme il ne va pas, 1910, trad. Marie-Odile For­tier-Masek, Édi­tions L’Âge d’Homme, 1994

Moi qui ai passé toute ma vie sous le communisme…

« Moi qui ai pas­sé toute ma vie sous le com­mu­nisme, j’af­firme qu’une socié­té où il n’existe pas de balance juri­dique impar­tiale est une chose hor­rible. Mais une socié­té qui ne pos­sède en tout et pour tout qu’une balance juri­dique n’est pas, elle non plus, vrai­ment digne de l’homme. Une socié­té qui s’est ins­tal­lée sur le ter­rain de la loi, sans vou­loir aller plus haut, n’u­ti­lise que fai­ble­ment les facul­tés les plus éle­vées de l’homme. Le droit est trop froid et trop for­mel pour exer­cer sur la socié­té une influence béné­fique. Lorsque toute la vie est péné­trée de rap­ports juri­diques, il se crée une atmo­sphère de médio­cri­té morale qui asphyxie les meilleurs élans de l’homme. »

Alexandre Sol­je­nit­syne
Le déclin du cou­rage, dis­cours à l’université de Har­vard du 8 juin 1978, trad. Gene­viève et José Johan­net, édi­tions Les Belles Lettres, 2014

La nature des hommes, celle qui précède leur volonté…

« La nature des hommes, celle qui pré­cède leur volon­té, est un sujet dont la seule men­tion suf­fit à offus­quer le pan­ju­risme contrac­tuel, d’où pro­cèdent, sui­vant un volon­ta­risme sans frein, ces diva­ga­tions de démo­cra­tie libé­rale qui sup­posent que nous pou­vons tout ce qu’il nous vient à la fan­tai­sie de vou­loir ! Leurs ambi­tions sont folles, leur folie juge le prin­cipe d’où elles sortent. Tout ce que l’on bom­by­cine en leur hon­neur ne fera jamais qu’il soit au pou­voir du petit homme d’é­lire son papa et sa maman, ni que sa liber­té, si sou­ve­raine soit-elle, puisse choi­sir l’emplacement de son ber­ceau. Ce point-là règle tout. Ni Kant ni Pla­ton n’y font rien. »

Charles Maur­ras
Mes idées poli­tiques, 1937, Édi­tions L’Âge d’Homme, 2002

Mais que faire, si les faibles méconnaissent la loi…

« Mais que faire, si les faibles mécon­naissent la loi, et dans leur aveu­gle­ment tirent les ver­rous qui n’étaient pous­sés que pour les pro­té­ger ? […] L’ordre humain res­semble au Cos­mos en ceci, que de temps en temps, pour renaître à neuf, il lui faut plon­ger dans la flamme. »

Ernst Jün­ger
Sur les falaises de marbre (Auf den Mar­mork­lip­pen) 1939, trad. Hen­ri Tho­mas, édi­tions Gal­li­mard 1942, coll. L’I­ma­gi­naire, 2017

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