« De même que le but de l’économie n’est pas celui de l’art, le but de la politique n’est pas celui de la morale. »
Antoine Dresse
La réalisme politique. Principes et présupposés, éditions La Nouvelle Librairie, 2024
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« De même que le but de l’économie n’est pas celui de l’art, le but de la politique n’est pas celui de la morale. »
Antoine Dresse
La réalisme politique. Principes et présupposés, éditions La Nouvelle Librairie, 2024
« La “grammaire” du monothéisme judéo-chrétien n’est pas d’abord religieuse, elle est morale. La bible est avant tout un livre moral, en même temps qu’un livre où s’exprime une certaine morale ; un livre que caractérise l’hyper-moralisme dénoncé par Arnold Gehlen. Le judéo-christianisme moralise tout ; toute sphère d’activité humaine s’y trouve ramenée en dernière instance à la morale ; l’esthétique ou la politique, pour ne citer qu’elles, perdent entièrement leur autonomie ; dans l’ordre des affaires humaines, la Bible installe les conditions d’apparition de la nomocratie. Ce primat de la morale fait que Iahvé est d’abord un juge, un distributeur de sanctions. »
Alain de Benoist
Comment peut-on être païen ?, éditions Albin Michel, 1981
« Il y a malheureusement beaucoup trop de gens qui parlent de l’homme comme il serait désirable qu’il fût et jamais de l’homme tel qu’il est en réalité (…) On ne saurait changer ce qu’on n’accepte pas. La condamnation morale ne libère point, elle opprime ; dès que je condamne un être en mon for intérieur je ne suis plus son ami et je ne partage plus ses souffrances ; je suis son oppresseur. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
« “Un vrai joueur joue toujours au-dessus de ses moyens”, dit-on. Voilà le sel d’une vie : soyez quelque chose au-dessus de ce que vous êtes.
Et si l’éthique était une esthétique ? La morale, une allure ? »
Jean Cau
L’agonie de la vieille, éditions de La Table ronde, coll. La Table Ronde de combat, Les brûlots n°15, 1970
« La morale de la survie a pris la place de l’héroïsme au sommet de l’échelle des qualités qu’on admire. »
Allan Bloom,
L’Âme désarmée, éditions Julliard, 1987
« (…) comme des millions de mes contemporains, je n’ai plus de boussole morale depuis qu’on me jure de tous côtés que Dieu n’existe pas ou n’est plus qu’un alibi de ceci ou de cela. Comment voulez-vous que je m’y retrouve ? Comment voulez-vous que je me soumette à l’ordre si rien ne le fonde et que j’admire le chaos si rien n’en sort ? Comment voulez-vous que j’admire soit la statuaire nazie et la peinture stalinienne, soit les déjections de l’art contemporain ? En fait, je serais très heureux qu’il existât une norme (afin de m’offrir – comme tout le monde — les plaisirs de la violer) mais sur quoi la bâtir ? Malraux a certainement dû dire, en cherchant bien, qu’une civilisation meurt lorsque meurent ses Dieux. »
Jean Cau
L’agonie de la vieille, éditions de La Table ronde, coll. La Table Ronde de combat, Les brûlots n°15, 1970
« L’objectif d’une religion et, par suite, d’une morale, n’est pas de rendre les hommes bons, mais vertueux. »
Valerio Benedetti
Nicolas Machiavel. Le patriote aux vertus romaines, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2024
« La France a perdu ses mœurs. Non pas que les hommes de notre génération soient, en effet, pires que leurs pères… Quand je dis que la France a perdu ses mœurs, j’entends, qu’elle a cessé de croire à ses principes. Elle n’a plus ni intelligence ni conscience morale, elle a perdu jusqu’à la notion de mœurs. Nous sommes arrivés, de critique en critique, à cette triste conclusion : que le juste et l’injuste, dont nous pensions jadis avoir le discernement, sont termes de convention, vagues, indéterminables ; que tous ces mots : Droit, Devoir, Morale, Vertu, etc., dont la chaire et l’école font tant de bruit, ne servent à couvrir que de pures hypothèses, de vaines utopies, d’indémontrables préjugés ; qu’ainsi la pratique de la vie, dirigée par je ne sais quel respect humain, par des convenances, est au fond arbitraire. »
Pierre-Joseph Proudhon
Cité par Georges Sorel dans Réflexions sur la violence, 1908, coéditions Krisis/La Nouvelle Librairie, 2023
« Une société de plus en plus égoïste et sauvage, en voie de primitivisme, paradoxalement dissimulée et compensée par le discours de la « morale unique », angélique et pseudo-humaniste. Voilà ce qui se remarque de plus en plus, année après année, jusqu’au point de rupture. »
Guillaume Faye
L’Archéofuturisme. Techno-science et retour aux valeurs ancestrales, éditions L’Æncre, 1998 et 2011, éditions L’Æncre/La Nouvelle Librairie, coll. Agora, 2023
« La pensée radicale intègre le risque et l’erreur, propres à tout ce qui est humain. Sa modestie, empreinte de doute cartésien, est le moteur de sa puissance de mise-en-mouvement des esprits. Pas de dogmes, mais de l’imagination au pouvoir. Avec un brin d’amoralisme, c’est-à-dire de tension créatrice vers une nouvelle morale. »
Guillaume Faye
L’Archéofuturisme. Techno-science et retour aux valeurs ancestrales, éditions L’Æncre, 1998 et 2011, éditions L’Æncre/La Nouvelle Librairie, coll. Agora, 2023
« Avec Aristote, le droit devient affaire objective et autonome, non pas en dehors de la morale, mais à l’intérieur de celle-ci. »
Aristide Leucate
Aux temps de la justice. En quête des sources pures du droit, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
« Cet aveuglement total de l’âme pour tout ce qui est beau, que l’on voit se propager partout de nos jours, avec une telle rapidité, est une maladie mentale qu’il faut prendre au sérieux, ne serait-ce que parce qu’elle va de pair avec l’insensibilité envers ce qui est le plus répréhensible moralement. Terrible constat que celui de cette “maladie mentale” à la fois cause et conséquence du désastre collectif actuel. »
Yves Christen
Konrad Lorenz. Un biologiste au chevet de la civilisation, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023