« Fais en sorte que ce sur quoi tu n’as pas prise, ne puisse avoir de prise sur toi. »
Julius Evola, interview à Gianfranco de Turris
Il Conciliatore, 15 janvier 1970
Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne
Nous menons un travail long et exigeant afin d'assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.
« Fais en sorte que ce sur quoi tu n’as pas prise, ne puisse avoir de prise sur toi. »
Julius Evola, interview à Gianfranco de Turris
Il Conciliatore, 15 janvier 1970
« Si un jour l’humanité revenait à des conditions plus normales, peu de cultures lui sembleront aussi singulières que l’actuelle, dans laquelle on a couru après toute forme de pouvoir et de domination de la matière, négligeant cependant la domination de l’esprit, des émotions et de la vie psychique en général. C’est ainsi que beaucoup de nos contemporains – les soi-disant hommes d’action en première ligne – ressemblent à ces crustacés qui sont si durs et pleins d’excroissances scabreuses sur la carapace et si mous et invertébrés à l’intérieur. »
Julius Evola
La Doctrine de l’Éveil (La dotrina del Risveglio – Saggio sull’ascesi buddista), 2e édition, 1965
« Quand le beau temps coïncide avec ma disponibilité, j’aime partir avec mes souvenirs sur les sentiers et les chemins forestiers ; j’observe, aussi, et j’écoute, les signaux que la nature communique au fil des saisons et des années. Mais c’est quand des amis se joignent à moi que je rêve et réfléchis le plus. Ces compagnons de route ne sont plus présents physiquement, leur corps est resté dans des endroits lointains : enseveli sur des montagnes, ou dans la steppe ; dans des cimetières de village avec une simple croix, ou de ville avec une dalle et des fleurs. Et c’est avec eux que je suis et que je converse, en me souvenant. Ceux qui ne croient pas, ou ceux qui croient, peuvent regarder ma façon d’agir avec une bienveillante indulgence. Peu m’importe : moi aussi j’ai des doutes mais il me plaît, certaines fois, de les ignorer. »
Mario Rigoni Stern
Sentiers sous la neige (Sentieri soto la neve), 1998, trad. Monique Baccelli, éditions La Fosse aux ours, 2000
« Le dernier âge c’est l’âge du fer ou […] l’âge sombre. […] À ces formes de décadence s’oppose l’idée d’un cycle possible de restauration appelé par Hésiode le cycle héroïque ou âge des héros. »
Julius Evola
Le Mystère du Graal (Il mistero del Graal e la tradizione ghibellina dell’Impero), 1937
« La haute montagne peut permettre à certains d’assouvir leur goût stupide du risque pour le risque ; elle peut permettre à des gens plus ou moins « entraînés » et inconscients de pratiquer une activité sportive banale ; elle peut être le luxe que se paient des hommes à l’esprit étroit pétrifiés par la « civilisation » des plaines de regarder à la jumelle des « panoramas » touristiques. Mais, pour d’autres, elle n’est rien de tout cela : elle est une voie de libération, de dépassement, d’accomplissement intérieur.
Les deux grands pôles de la vie à l’état pur, l’action et la contemplation, s’y confondent.
L’action, c’est la responsabilité absolue, le fait de se sentir absolument seul, de ne pouvoir compter que sur sa force et son courage, joints à une maîtrise de soi lucide et chirurgicale.
La contemplation, c’est l’essence même de cette expérience héroïque : le regard devient circulaire et solaire, il n’y a plus que le ciel et des forces pures et libres qui reflètent et figent l’immensité dans le chœur titanique des sommets. »
Julius Evola
Méditations du haut des cimes (Meditazioni delle vette), 1974, trad. Bruno Cariou, Les éditions du Lore, 2012
« Je ne suis pas un historien qui fait des recherches dans les vieux manuscrits ou dans les documents d’archives ; je me contente d’être un narrateur qui suit quelques traces de sa terre natale : de temps en temps, une lettre ou un pli m’arrivent par la poste, ou bien je trouve un livre qui me rappelle l’origine de la race qui vit sur ce haut plateau et que l’on disait ‘cimbre’. »
Mario Rigoni Stern
Sentiers sous la neige (Sentieri soto la neve), 1998, trad. Monique Baccelli, éditions La Fosse aux ours, 2000
« (La beauté) est l’harmonie de toutes les parties sous quelque forme qu’elle apparaisse, en vertu d’une proportion et d’une correspondance telles que rien ne puisse être ajouté, retranché ou modifié sans qu’en souffre l’ensemble. »
Andrea Palladio, maître italien de la Renaissance
Les quatre livres de l’architecture, cité par Sylvain Tesson dans Géographie de l’instant, Édition des Équateurs, 2012
« […] Il existe des associations entre les arbres de la même espèce, comme dans une famille humaine du même sang, qui s’aident réciproquement en échangeant des éléments vitaux à travers leurs racines, et se protègent les uns les autres des intempéries avec leurs branches. »
Mario Rigoni Stern
Sentiers sous la neige (Sentieri soto la neve), 1998, trad. Monique Baccelli, éditions La Fosse aux ours, 2000
« Aucun “européiste” moderne, d’ailleurs, ne parlera jamais de l’Europe en tant que civilisation ou entité politique structurée. Pour les partisans de l’oligarchie monétaire, en effet, l’histoire européenne n’existe tout simplement pas : il n’est jamais fait aucune mention des poèmes épiques d’Homère, des conquêtes de la Grèce classique, de l’esprit de Rome, des hauts faits de Charlemagne, de la spiritualité médiévale, ou des œuvres de la Renaissance. Nous sommes comme piégés dans un éternel présent : soit ce qui nous précède n’existe pas, soit ce qui nous précède doit être reprogrammé selon les directives d’un nouveau récit mondialiste. »
Pietro Ciapponi
Les défis de l’Europe. Les racines d’une civilisation et les limites d’une bureaucratie, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2023
« L’Europe, pour nous, c’est la terre de nos pères : une terre à protéger et à reconstruire, afin qu’elle soit, un jour, la terre de nos enfants et de nos petits-enfants, qui la défendront à leur tour pour que la longue mémoire des Européens se perpétue auprès de nos descendants dans les siècles à venir. »
Pietro Ciapponi
Les défis de l’Europe. Les racines d’une civilisation et les limites d’une bureaucratie, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2023