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Citations sur la guerre

La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque…

« J’ai tous les droits, car, en cette seconde, je connais bien ce que je fais. J’ac­cepte la mort. Ce n’est pas le risque que j’ac­cepte. Ce n’est pas le com­bat que j’ac­cepte. C’est la mort. J’ai appris une grande véri­té. La guerre, ce n’est pas l’ac­cep­ta­tion du risque. Ce n’est pas l’ac­cep­ta­tion du com­bat. C’est, à cer­taines heures, pour le com­bat­tant, l’ac­cep­ta­tion pure et simple de la mort. »

Antoine de Saint-Exupéry
Pilote de guerre, édi­tions Gal­li­mard, coll. Blanche, 1942, coll. Folio, 2011

C’est toujours plus au nord…

« C’est tou­jours plus au nord et le long de l’O­céan que sont les plus braves combattants. »

Stra­bon
Des­crip­tion de la Gaule romaine et des peuples gau­lois, in Géo­gra­phie, Livre IV, cha­pitre IV‑2, trad. Edme Cou­gny, édi­tions Paléo, coll. His­toire – Accès Direct, 2010

La mort est une grande chose…

« Au cours des cor­vées de l’en­ter­re­ment, nous y aimions le mort, nous ne sommes pas en contact avec la mort. La mort est une grande chose. Elle est un nou­veau réseau de rela­tions avec les idées, les objets, les habi­tudes du mort. Elle est un nou­vel arran­ge­ment du monde. Rien n’a chan­gé en appa­rence, mais tout a chan­gé. Les pages du livre sont les mêmes, mais non le sens du livre. Il nous faut, pour res­sen­tir la mort, ima­gi­ner les heures où nous avons besoin du mort. Alors il manque. Ima­gi­ner les heures où il eût besoin de vous. Mais il n’a plus besoin de nous. »

Antoine de Saint-Exupéry
Pilote de guerre, édi­tions Gal­li­mard, coll. Blanche, 1942, coll. Folio, 2011

Nous avions cessé d’être utiles et nous devenions dangereux…

« (…) Je l’ai envié et je crois avoir com­pris sa leçon. Nous autres, capi­taines de ces guerres que nous ne pou­vions que perdre, défen­seurs détes­tés d’un ordre bour­geois qui se paye le luxe d’avoir bonne conscience tout en nous obli­geant à défendre ses pri­vi­lèges, nous n’avions plus qu’à mou­rir ou à dis­pa­raître car nous avions ces­sé d’être utiles et nous deve­nions dangereux. »

Jean Lar­té­guy
Les Pré­to­riens, Presses de la Cité, 1961

Les derniers défenseurs de l’innocence de l’homme…

« Le cen­tu­rion Phi­lippe Escla­vier, du Xème Régi­ment para­chu­tiste, cher­cha les rai­sons qu’il avait d’allumer, lui aus­si, des feux pour conte­nir les bar­bares et sau­ver l’Occident. Il pen­sa : Nous autres cen­tu­rions, nous sommes les der­niers défen­seurs de l’innocence de l’homme contre tous ceux qui veulent l’asservir au nom de la faute ori­gi­nelle, contre les com­mu­nistes qui refusent le bap­tême à l’enfant, n’acceptent jamais la conver­sion de l’adulte et sont tou­jours prêts à la mettre en doute, mais aus­si contre cer­tains chré­tiens qui ne pensent qu’à la faute et oublient la rédemp­tion.” »

Jean Lar­té­guy
Les Cen­tu­rions, Presses de la Cité, 1960

Il faut proposer aux Français de nouveaux mythes…

« Il faut pro­po­ser aux Fran­çais de nou­veaux mythes. Pour­quoi pas celui de Sau­ve­terre, la terre d’asile qui, tan­dis qu’ailleurs se déchaî­nait la guerre, a connu la paix pen­dant trois mois, du fait de quelques hommes ? Enne­mis, ces hommes rêvaient d’un jour où ils ces­se­raient de l’être. On trou­ve­ra là-haut les sur­vi­vants de cette étrange his­toire. Sébas­tien le Fran­çais et Else l’Allemande, Manuel et Téré­sa, avec cet éton­nant Cabral, ce pay­san d’un Causse per­du qui conçoit déjà son trou­peau en fonc­tion de l’Europe et de ses besoins.
Les grands espaces du Causse don­ne­ront à nos rêves le mys­tère, la poé­sie et la réso­nance des cathédrales. »

Jean Lar­té­guy
Sau­ve­terre, édi­tions Rom­bal­di, 1971

La guerre est un acte violent…

« La guerre est un acte violent dans lequel l’emploi de la force étant illi­mi­té, cha­cun des deux adver­saires impose à l’autre la loi ; d’où résulte une influence réci­proque qui, de part et d’autre, doit conduire à l’extrême. »

Carl von Clausewitz
Théo­rie de la grande guerre, trad. Marc-Joseph-Edgar Bour­don de Vatry, Librai­rie mili­taire de L. Bau­doin et Cie, 1889

La guerre est un combat singulier agrandi…

« La guerre est un com­bat sin­gu­lier agran­di, et la lutte entre deux hommes est l’image qui per­met le mieux à la pen­sée de se repré­sen­ter en un acte unique le nombre indé­ter­mi­né de com­bats dont une guerre se com­pose. Or, dans la lutte, cha­cun des adver­saires cherche, au moyen de sa force phy­sique, à ter­ras­ser l’autre et à bri­ser sa résis­tance. La guerre est donc un acte de la force par lequel nous cher­chons à contraindre l’adversaire à se sou­mettre à notre volon­té. »

Carl von Clausewitz
Théo­rie de la grande guerre, trad. Marc-Joseph-Edgar Bour­don de Vatry, Librai­rie mili­taire de L. Bau­doin et Cie, 1889

Entourez-vous de gens qui pensent comme vous…

« Entou­rez-vous de gens qui pensent comme vous et essayez d’agrandir peu à peu le cercle de ceux que vous jugez comme fiables et fidèles. Dans la socié­té de demain, peu importe désor­mais qui est riche ou pauvre, influent ou impuis­sant ; tout ce qui comp­te­ra, comme en temps de guerre, sera le degré de confiance, que nous pour­rons avoir en notre prochain. »

David Engels
Que faire ? Vivre avec le déclin de l’Europe, Blue Tiger Media, 2019

Une flamme encore féerique…

« Une flamme encore fée­rique, qui se déve­lop­pe­ra en incen­die, s’é­lève et court sur la face du monde. Elle éclaire bizar­re­ment la danse des prin­cipes et des res­sources. Les mœurs, les patri­moines fondent. Les mys­tères et les tré­sors se font vapeurs. Le res­pect se dis­sipe et toutes les chaînes s’a­mol­lissent dans cette ardeur de vie et de mort qui va croître jus­qu’au délire. »

Paul Valé­ry, cité par Jean Cau
L’agonie de la vieille, édi­tions de La Table ronde, coll. La Table Ronde de com­bat, Les brû­lots n°15, 1970

Rassemblés comme une meute…

« (…) Ras­sem­blés comme une meute, ils fré­mis­saient autour de celui qui savait réveiller dans leur sang engour­di les ins­tincts pri­mi­tifs de la pour­suite et du carnage. »

Gabriele D’Annunzio
Le Feu, trad. Georges Hérelle, 1900, Édi­tions Des Syrtes, 2000

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