« Le management est la forme révolutionnaire la plus accomplie. »
Baptiste Rappin
De l’exception permanente : Théologie de l’organisation Vol 2, Les éditions Ovadia, coll. Les carrefours de l’être, 2018
Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne
Nous menons un travail long et exigeant afin d'assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.
« Le management est la forme révolutionnaire la plus accomplie. »
Baptiste Rappin
De l’exception permanente : Théologie de l’organisation Vol 2, Les éditions Ovadia, coll. Les carrefours de l’être, 2018
« La logique organisationnelle, poussée par les seules finalités de l’optimisation du fonctionnement et de l’adaptation, se révèle en réalité le plus puissant corrosif des institutions. »
Baptiste Rappin
De l’exception permanente : Théologie de l’organisation Vol 2, Les éditions Ovadia, coll. Les carrefours de l’être, 2018
« Le management moderne a un lien avec un impératif révolutionnaire, grâce auquel l’homme postmoderne pourrait enfin construire une entreprise aussi adaptable que le changement lui-même. »
Baptiste Rappin
De l’exception permanente : Théologie de l’organisation Vol 2, Les éditions Ovadia, coll. Les carrefours de l’être, 2018
« Dès que la situation est compliquée, les mots de la mer sont confisqués par les politiques et autres baratineurs : “Il va falloir tenir le cap”, “Il faut faire le dos rond dans la tempête”, “prendre le large”,… »
Olivier de Kersauson
De l’urgent, du presque rien et du rien du tout, éditions Le Cherche Midi, 2019
« Les propositions intellectuelles du corps social, aujourd’hui, me privent de toute transmission de mes idées à mon fils. Or, une société où l’on ne peut transmettre à ses enfants est une société qui se noie. »
Olivier de Kersauson
De l’urgent, du presque rien et du rien du tout, éditions Le Cherche Midi, 2019
« Celui qui dira que nous sommes condamnés et que c’est pourquoi nous devons combattre jusqu’au bout (comme disent les Russes, tant qu’à mourir, il faut le faire en musique), celui-là ne sera pas un pessimiste. Ce sera un optimiste historique. L’optimisme historique signifie qu’on sait la vérité, si cruelle qu’elle soit, et qu’on est déterminé à se battre, quoi qu’il en coûte. L’optimisme historique ne compte sur rien ni personne, sauf sur soi-même et sur la bagarre. »
Alexandre Zinoviev
Nous et l’Occident, éditions de L’Âge d’homme, 1981, trad. Wladimir Berelowitch, éditions Gallimard, coll. Idées, 1982
« La volonté de restaurer le passé, quand bien même elle peut être touchante, est fondamentalement impolitique : cela n’arrivera pas, et s’accrocher à ce rêve est vain. En revanche, les valeurs héritées du passé, les structures mentales, les manières de penser l’homme et la société qui ont été propres au monde féodal peuvent nous inspirer. »
Guillaume Travers
Entretien au site La Droite de demain, 15 février 2021
« Ce qu’il s’agit de transmettre, c’est certes une culture, une certaine vision du monde, une “grille de lecture” sédimentée par notre plus longue mémoire, affutée par une confrontation assumée au tragique qui est celui de l’histoire sans cesse en train de se faire. Mais c’est davantage encore une attitude. Une façon d’être face à la vie, de dire “oui” à la vie. »
Grégoire Gambier
Qui sommes-nous si nous ne sommes pas maîtres de nous, chez nous ?, 3e colloque annuel de l’Institut Iliade, 18 mars 2017
« On a beau dire qu’Internet est une interactivité mondiale : il lui manquera toujours ce qui fait le propre de la conversation, comme d’ailleurs du théâtre : la présence vivante, charnelle, émotionnelle d’un interlocuteur avec lequel on se sent engagé dans un espace qui n’a rien de virtuel. »
Marc Fumaroli
Notre art de vivre est né du mariage des lettres et de l’épée, entretien. Propos recueillis par Patrick Jansen, Enquête sur l’histoire n°24, décembre 1997 – janvier 1998
« D’une certaine manière, on peut également trouver une date symbolique pour la renaissance de l’Europe : la bataille des Thermopyles, qui s’est déroulée entre août et septembre 480 avant notre ère, pendant la seconde guerre médique. À cette occasion, et pour la première fois, toutes les cités grecques ont enterré la hache de guerre et se sont unies pour faire face à un ennemi commun. Cela illustre parfaitement ce qui s’est passé, à plusieurs reprises, au cours de l’histoire : les Européens ne peuvent se percevoir comme tels que lorsqu’une menace, étrangère à leur civilisation, met en péril son existence même. Les exemples sont nombreux : de l’alliance entre Romains et Germains qui ont affronté et vaincu les Huns sur les champs Catalauniques, à Poitiers, en passant par Lépante, ou encore l’expulsion des Turcs pendant le siège de Vienne. Bien qu’il y ait eu d’innombrables guerres internes, la perception d’une dimension européenne ne s’est jamais estompée. »
Pietro Ciapponi
Les défis de l’Europe. Les racines d’une civilisation et les limites d’une bureaucratie, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2023
« Une fois que l’on proclame que l’individu est supérieur au collectif, il lui est supérieur en tout. Si on dit que le monde n’est composé que d’individus, alors il est naturel que tout ce qui reste de distinctions soit progressivement balayé : il n’y a plus lieu de faire de différence entre Africains et Européens, car tous ne sont que des individus ; il n’y a plus lieu de faire de différence entre hommes et femmes, car tous ne sont que des individus abstraits. »
Guillaume Travers
Entretien au site La Droite de demain, 15 février 2021
« Lorsqu’un jeune bourgeois “va au peuple”, il lui faut surmonter deux tentations : la première tient à ce qu’on peut appeler ses habitudes de caste : répugnance et dégoût devant le travail manuel, la saleté, la sueur, la pauvreté et, il faut bien le dire aussi, l’étroitesse petite-bourgeoise qui tient lieu de vertu aux meilleurs représentants de la classe ouvrière ; la seconde tentation, contraire à la première, n’est en réalité que le résultat du refoulement de celle-ci : elle se manifeste par un désir frénétique d’idéaliser l’homme aux mains sales, de le vénérer, de le considérer comme un oracle, et d’adopter à son égard une attitude masochiste, aussi sotte que malsaine. »
Pierre Gripari
La Scierie (préface), éditions L’Âge d’Homme, 1975