En fait la colonisation en cours est beaucoup plus conforme…

« En fait la colo­ni­sa­tion en cours est beau­coup plus conforme à la défi­ni­tion et à l’étymologie du terme que celle à laquelle s’est livrée la France dans ce qui fut son empire, jadis. Colo­ni­sa­tion de peu­ple­ment, colo­ni­sa­tion par la masse démo­gra­phique, colo­ni­sa­tion par sub­sti­tu­tion eth­nique, elle est sur­tout beau­coup plus grave, en cela qu’elle menace, elle, d’être irré­ver­sible, sans recours pos­sible. Une colo­ni­sa­tion comme celle qu’a pra­ti­quée notre pays, une colo­ni­sa­tion mili­taire, poli­tique et admi­nis­tra­tive, on peut s’en débar­ras­ser en un tour­ne­main, l’histoire l’a mon­tré. Une colo­ni­sa­tion comme celle qu’il subit depuis des lustres, une colo­ni­sa­tion par chan­ge­ment de peuple, celle-là est défi­ni­tive, à moins de faire inter­ve­nir la remi­gra­tion, pré­ci­sé­ment, avant qu’il soit tout à fait trop tard. »

Renaud Camus
« Lettre à Fabrice Robert », sep­tembre 2014

Les longues périodes de paix favorisent certaines illusions…

« Les longues périodes de paix favo­risent cer­taines illu­sions d’optique. L’une d’elles est la croyance que l’inviolabilité du domi­cile se fonde sur la Consti­tu­tion, est garan­tie par elle. En fait, elle se fonde sur le père de famille qui se dresse au seuil de sa porte, entou­ré de ses fils, la cognée à la main. »

Ernst Jün­ger
Trai­té du rebelle ou le recours aux forêts (Der Wald­gang), 1951, trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

Toute idéologie organique donne un sens au monde…

« Toute idéo­lo­gie orga­nique donne un sens au monde, et le monde fait sens, plus ou moins éla­bo­ré, pour toute socié­té humaine. Or, il n’y a pas de cohé­sion des groupes parce que le monde a un sens ; il y a du sens dans le monde parce qu’il faut de la cohé­sion dans les groupes. »

Régis Debray
Cri­tique de la rai­son poli­tique, édi­tions Gal­li­mard, 1981

Ne perdez pas votre temps à discuter avec ces sortes de gens…

« Ne per­dez pas votre temps à dis­cu­ter avec ces sortes de gens. On ne les per­suade point ; livrez-les au fouet des évé­ne­ments pour toute réponse. »

Emma­nuel-Joseph Sieyès
Réponses à quelques opi­nions contre les grandes assem­blées et contre la liber­té de parole, 1789

L’individu qui vient au monde dans une « civilisation »…

« L’individu qui vient au monde dans une « civi­li­sa­tion » trouve incom­pa­ra­ble­ment plus qu’il n’apporte. Une dis­pro­por­tion qu’il faut appe­ler infi­nie s’est éta­blie entre la propre valeur de chaque indi­vi­du et l’accumulation des valeurs au milieu des­quelles il sur­git… Le civi­li­sé, parce qu’il est civi­li­sé, a beau­coup plus d’obligations envers la socié­té que celle-ci ne sau­rait en avoir jamais envers lui. »

Charles Maur­ras
Mes idées poli­tiques, 1937, Édi­tions L’Âge d’Homme, 2002

Le dernier âge c’est l’âge du fer…

« Le der­nier âge c’est l’âge du fer ou […] l’âge sombre. […] À ces formes de déca­dence s’oppose l’idée d’un cycle pos­sible de res­tau­ra­tion appe­lé par Hésiode le cycle héroïque ou âge des héros. »

Julius Evo­la
Le Mys­tère du Graal (Il mis­te­ro del Graal e la tra­di­zione ghi­bel­li­na dell’Impero), 1937

Le monde moderne avilit. Il avilit…

« Le monde moderne avi­lit. Il avi­lit la cité ; il avi­lit l’homme. Il avi­lit l’amour ; il avi­lit la femme. Il avi­lit la race ; il avi­lit l’enfant. Il avi­lit la nation ; il avi­lit la famille, (…) il avi­lit la mort. »

Charles Péguy
De la situa­tion faite au par­ti intel­lec­tuel dans le monde moderne devant les acci­dents de la gloire tem­po­relle, Les Cahiers de la Quin­zaine, IX‑1, 1907, in Œuvres en prose com­plètes, Tome II, édi­tions Gal­li­mard, coll. Biblio­thèque de la Pléiade, 1988

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