« Dans le règne de l’égalité, et il approche, on écorchera vif tout ce qui ne sera pas couvert de verrues. »
Gustave Flaubert
Lettre à Louise Colet, 20 juin 1853
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« Dans le règne de l’égalité, et il approche, on écorchera vif tout ce qui ne sera pas couvert de verrues. »
Gustave Flaubert
Lettre à Louise Colet, 20 juin 1853
« Les littératures étrangères nous donnent ces curiosités de bouche si nécessaires à des lettrés français fatigués de la table nationale trop bien servie. Vive la France ! Elle est parfaite. Mais surtout Vive l’Europe ! Elle a pour nous ce mérite d’être un peu inédite. Elle nous réveille par des poivres et des épices nouveaux. Nos maîtres français sont des épiciers dont nous avons épuisé la boutique. »
Maurice Barrès
La querelle des nationalistes et des cosmopolites, Le Figaro, 4 juillet 1892
« L’individu, son intelligence, sa faculté de saisir les lois de l’univers ! Il faut en rabattre. Nous ne sommes pas les maîtres des pensées qui naissent en nous. Elles sont des façons de réagir où se traduisent de très anciennes dispositions physiologiques. »
Maurice Barrès
Amori et dolori sacrum, Félix Juven, Paris, 1909
« Lorsque l’on considère l’intervention de la douleur dans le domaine de la procréation, il ne faut pas non plus oublier l’attentat contre les êtres encore à naître, qui présente tous les traits du caractère à la fois faible et bestial du Dernier Homme. Un esprit que son manque de discernement entraîne à confondre la guerre et le meurtre, ou encore le crime et la maladie, choisira forcément dans la lutte pour l’espace vital la manière de tuer la moins dangereuse et la plus pitoyable. Dans un univers d’avocats, on n’entend que les doléances des accusateurs, non celles des êtres muets et sans défense. »
Ernst Jünger
Sur la Douleur (Über den Schmertz), 1934, trad. Julien Hervier, éditions Le Passeur-Cecofop, 1994
« Toute censure est un aveu. On ne bâillonne que la bouche qui dit vrai. »
Pierre Gripari
Reflets et réflexes, éditions L’Âge d’Homme, 1983
« Les peuples colonisés ne pouvaient plus supporter les Européens. Le malheur, c’est qu’ils peuvent encore moins se supporter eux-mêmes. »
Pierre Gripari
Reflets et réflexes, éditions L’Âge d’Homme, 1983
« C’est le Zola de Germinal qui a raison, et Karl Marx qui raisonne comme un Philistin. L’ouvrier véritable ne désire qu’une chose : devenir artisan, s’établir à son compte. Il n’a pas le moindre goût pour la caserne socialiste. Le socialisme est, par nature, une idée de bourgeois. »
Pierre Gripari
Reflets et réflexes, éditions L’Âge d’Homme, 1983
« J’ai mille fois plus de respect pour le bon banlieusard qui se fout du cambouis jusqu’aux yeux parce qu’il aime vraiment la mécanique que pour le bon con ouvrier “évolué” qui se contrait à lire Madame Triolet. »
Pierre Gripari
Frère Gaucher ou le voyage en Chine, éditions L’Âge d’Homme, 1975
« Le problème de la sagesse est justement de trouver la joie de vivre dans le monde tel qu’il est, et non dans un fantôme de monde conforme à nos désirs. »
Pierre Gripari
Frère Gaucher ou le voyage en Chine, éditions L’Âge d’Homme, 1975
« Si tu ne veux pas que la gauche trahisse, ne lui donne pas le pouvoir. »
Pierre Gripari
Reflets et réflexes, éditions L’Âge d’Homme, 1983
« On ne juge bien une idée qu’en la voyant naître et un combattant qu’en le voyant lutter. »
Édouard Schuré
Le Drame musical et l’œuvre de Richard Wagner, in Revue des Deux Mondes, tome 80, 1869