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Thème

Citations sur la patrie

Si donc nous-mêmes, nous n’avons pas la sagesse…

« Si donc nous-mêmes, nous n’avons pas la sagesse ni le mode de vie qu’il faut, ce n’est pas à la peti­tesse de notre patrie, mais à nous-mêmes que nous devons nous en prendre. »

Plu­tarque
Vies Paral­lèles II, Vie de Démos­thène, trad. J. Alexis Pier­ron, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 1996

Le plus heureux des hommes…

« À quoi juges-tu que Tel­los est le plus heu­reux des hommes ? » — « Tout d’abord », répon­dit Solon, « Tel­los, citoyen d’une cité pros­père, a eu des fils beaux et ver­tueux, et il a vu naître chez eux des enfants qui, tous, ont vécu ; puis, entou­ré de toute la pros­pé­ri­té dont on peut jouir chez nous, il a ter­mi­né sa vie de la façon la plus glo­rieuse : dans une bataille qu’Athènes livrait à ses voi­sins d’Éleusis il com­bat­tit pour sa patrie, mit l’ennemi en déroute et périt héroï­que­ment. »

Héro­dote
L’Enquête, Livre I‑30, Ve siècle avant notre ère, trad. Andrée Bar­guet, édi­tions Gal­li­mard, coll. La Pléiade, 1964

Laissons donc la raison aux philosophes…

« Lais­sons donc la rai­son aux phi­lo­sophes, mais ne lui deman­dons pas trop d’intervenir dans le gou­ver­ne­ment des hommes. Ce n’est pas avec la rai­son, et c’est sou­vent mal­gré elle, que se sont créés des sen­ti­ments tels que l’hon­neur, l’abné­ga­tion, la foi reli­gieuse, l’amour de la gloire et de la patrie, qui ont été jusqu’ici les grands res­sorts de toutes les civi­li­sa­tions. »

Gus­tave Le Bon
Psy­cho­lo­gie des foules, 1937, édi­tions BoD – Books on Demand, 2018

Celui qui n’aime pas d’un amour passionné la Patrie…

« Celui qui n’aime pas d’un amour pas­sion­né la Patrie, toutes les choses hautes et belles qu’elle repré­sente, le pas­sé de ses aïeux, l’avenir de ses enfants, la force de sa race, est sur la pente de la déca­dence et s’achemine vers sa fin. On n’a contes­té la Patrie, on n’en a dis­cu­té l’idée sainte que dans les nations en proie à l’anarchie morale et près de suc­com­ber sous le poids de leurs fautes. Les répu­bliques grecques finis­santes, Rome aveu­lie et cor­rom­pue ont vu naître les sophistes, pro­fes­sant qu’il n’y avait plus de Patrie et qu’il fal­lait uni­que­ment son­ger à bien vivre. Ils ont pré­ci­pi­té la Grèce et Rome vers la mort, la mort cruelle et igno­mi­nieuse, sous la domi­na­tion étran­gère ou dans la furieuse des­truc­tion de l’invasion des bar­bares. Les peuples modernes, la France sur­tout, hélas ! ont aujourd’hui leurs sophistes. Ils prêchent un cos­mo­po­li­tisme dis­sol­vant qui détrui­rait, si l’on n’y pre­nait garde, et le patrio­tisme et la Patrie elle-même. »

Paul Dou­mer
Livre de mes fils, édi­tions Vui­bert et Nony, 1906

Être Patriote…

« Être Patriote (…), c’est aimer, c’est haïr, c’est sen­tir, comme aime, comme haït, comme sent notre Patrie. »

Juan Dono­so Cortès
Théo­lo­gie de l’his­toire et crise de civi­li­sa­tion (Dis­cur­so sobre la Dic­ta­tu­ra), 1849, trad. ano­nyme, édi­tions Cerf, coll. La Nuit étoi­lée, 2013

La véritable patrie, c’était pourtant celle qu’annonçait Patrick Pearse…

« La véri­table patrie, c’était pour­tant celle qu’annonçait Patrick Pearse, dans un de ses textes pro­phé­tiques, où le sol­dat-poète avait mis le meilleur de lui-même : Quand on parle de peuple, quand on parle de nation ; les vivants sont mécon­nais­sables nous appa­raissent comme des étran­gers s’ils ne se recon­naissent eux-mêmes dans leurs morts, si les morts et les vivants ne font pas un. La vie prend racine dans la mort, et des tombes des patriotes – hommes et femmes – se lèvent les nations vivantes”. »

Jean Mabire
Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande, édi­tions Terre et peuple, 1998

Il est mort pour la patrie. C’était sa mère…

« Un sol­dat de Bagnères-de-Bigorre, jar­di­nier à Lourdes, griè­ve­ment bles­sé meurt à l’hôpital de l’Institut : sa femme, appe­lée par dépêche, arrive trop tard. Devant le corps gla­cé, elle dit sim­ple­ment : Il est mort pour la patrie. C’était sa mère, je ne suis que sa femme”. »

Mau­rice Barrès
Les traits éter­nels de la France, 1916, édi­tions Croi­sées, 2020, FV édi­tions 2021

Dans une patrie, il faut ce point fixe : une conscience…

« Dans une patrie, il faut ce point fixe : une conscience, non pas immuable, mais qui s’analyse et qui évo­lue, en ne per­dant ni sa tra­di­tion, ni le sens de sa tra­di­tion. (…) Sur cette haute terre, il est beau que soit ins­tal­lé le Pan­théon, essai d’un culte qu’il fau­drait rendre aux grandes ombres. Le voi­là, le point suf­fi­sant de cen­tra­li­sa­tion. Une chaire suprême, un cime­tière et des génies font l’essentiel de la patrie. »

Mau­rice Barrès
Les déra­ci­nés, Biblio­thèque-Char­pen­tier, Eugène Fas­quelle Édi­teur, 1897

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