« Les seuls édifices qui tiennent sont intérieurs. Les citadelles de l’esprit restent debout plus longtemps que les murailles de pierre. »
Hélie Denoix de Saint Marc
Les sentinelles du soir, éditions les arènes, 1999
Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne
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« Les seuls édifices qui tiennent sont intérieurs. Les citadelles de l’esprit restent debout plus longtemps que les murailles de pierre. »
Hélie Denoix de Saint Marc
Les sentinelles du soir, éditions les arènes, 1999
« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront. »
René Char
Les Matineaux, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1950
« Nous perdrons si nous nous obstinons à ne pas comprendre où est le champ de bataille : dans le monde entier et dans le cœur de chaque homme. »
Jean Mabire
La torche et le glaive, éditions Libres opinions, 1994
« Si l’emblème des samouraïs est la fleur de cerisier qui tombe avant d’être fanée, ce n’est pas un hasard. »
Dominique Venner
Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2013
« Pour les hommes d’aujourd’hui la gloire n’est plus depuis longtemps que la célébrité, et par suite quelque chose de très douteux, un acquit jeté et distribué ici et là par les journaux et la radio — presque le contraire de l’être. »
Martin Heidegger
Introduction à la métaphysique (Einführung in die Metaphysik), 1935, trad. Gilbert Kahn, éditions Gallimard, 1958, coll. TEL, 1980
« L’homme est un animal politique (c’est-à-dire, dans le mauvais langage moderne, un animal social), observait Aristote au quatrième siècle d’avant notre ère. L’homme est un animal qui forme des sociétés ou, comme il disait, des cités, et les cités qu’il forme sont établies sur l’amitié. »
Charles Maurras
Mes idées politiques, 1937, Éditions L’Âge d’Homme, 2002
« Le calcul, expression privilégiée et à tort envahissante de la rationalité économique, consiste à traduire par des quantités algébriques ou par des nombres les coûts et les rendements. Par sa nature même, il s’attache aux choses, aux objets matériels que l’on compte, que l’on est censé mesurer et à partir desquels une disposition largement conventionnelle de chiffres permet l’énonciation d’un maximum net. Que ce maximum soit, sur une pente irrésistible, confondu avec un optimum est révélateur. »
François Perroux
Pour une philosophie du nouveau développement, Éditions Aubier, 1981
« La tradition […] n’est pas le passé. C’est même ce qui ne passe pas. Elle nous vient du plus loin, mais elle est toujours actuelle. Elle est notre boussole intérieure, l’étalon des normes qui nous conviennent et qui ont survécu à tout ce qui a été fait pour nous changer. »
Dominique Venner
Le Choc de l’histoire, Via Romana, 2011
« Le sublime est mort dans la bourgeoisie et celle-ci est donc condamnée à ne plus avoir de morale. »
Georges Sorel
Réflexions sur la violence, 1908, éditions du Trident, 1987
« Chez Homère, la perception d’un cosmos incréé et ordonné s’accompagne d’une vision enchantée portée par les anciens mythes. Les mythes ne sont pas une croyance, mais la manifestation du divin dans le monde. Les forêts, les roches, les bêtes sauvages ont une âme que protège Artémis (Diane pour les Romains). La nature tout entière se confond avec le sacré, et les hommes n’en sont pas isolés. Mais elle n’est pas destinée à satisfaire leurs caprices. En elle, dans son immanence, ici et maintenant, ils trouvent en revanche des réponses à leurs angoisses : « Comme naissent les feuilles, ainsi font les hommes. Les feuilles, tour à tour, c’est le vent qui les épand sur le sol et la forêt verdoyante qui les fait naître quand se lèvent les jours du printemps. Ainsi des hommes : une génération naît à l’instant où une autre s’efface » (Iliade, VI, 146). Tourne la roue des saisons et de la vie, chacun transmettant quelque chose de lui-même à ceux qui vont suivre, assuré ainsi d’être une parcelle d’éternité. Certitude affermie par la conscience du souvenir à laisser dans la mémoire du futur, ce que dit Hélène dans l’Iliade : « Zeus nous a fait un dur destin afin que nous soyons plus tard chantés par les hommes à venir » (VI, 357 – 358). Peut-être, mais la gloire d’un noble nom s’efface comme le reste. Ce qui ne passe pas est intérieur, face à soi-même, dans la vérité de la conscience : avoir vécu noblement, sans bassesse, avoir pu se maintenir en accord avec le modèle que l’on s’est fixé. »
Dominique Venner
La triade homérienne, « L’avenir prend racine dans la mémoire du passé », dominiquevenner.fr
« Le bonheur est un état bien plus noble que la souffrance : quand l’humanité avait une cervelle saine, les dieux qu’elle créa, elle les fit heureux. »
Henry de Montherlant, cité par Alain de Benoist
Ce que penser veut dire, Éditions du Rocher, 2017
« Le bonheur c’est d’être présent à ce que l’on fait. »
Alexandre Poussin et Sylvain Tesson
La marche dans le ciel, éditions Robert Laffont, 1998