« J’aurai un jour vécu de la vie des dieux, et que faut-il de plus ? »
Friedrich Hölderlin
Aux Parques (An die Parzen), 1798, in Œuvres, trad. Philippe Jaccottet, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1967
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« J’aurai un jour vécu de la vie des dieux, et que faut-il de plus ? »
Friedrich Hölderlin
Aux Parques (An die Parzen), 1798, in Œuvres, trad. Philippe Jaccottet, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1967
« Que diriez-vous si les choses étaient telles que l’homme, que les peuples, dans leurs plus grandes affaires et machinations, aient bien une relation à l’étant, et cependant, soient tombés depuis longtemps hors de l’être sans le savoir, et que cela même soit la raison la plus intérieure et la plus puissante de leur décadence ? »
Martin Heidegger
Introduction à la métaphysique (Einführung in die Metaphysik), 1935, trad. Gilbert Kahn, éditions Gallimard, 1958, coll. TEL, 1980
« La décadence c’est quand on commence à faire des choix qui ne sont pas favorables à soi-même. »
Friedrich Nietzsche
L’Antéchrist, Imprécation contre le christianisme, (Der Antichrist, Fluch auf das Christentum), 1896, trad. Eric Blondel, éditions Garnier-Flammarion, 1994
« Là où croît le danger, croît aussi ce qui sauve. »
Friedrich Hölderlin
Œuvres, trad. Philippe Jaccottet, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1967
« Aux jeunes gens qui, dans la nuit et le brouillard, quittent la maison familiale, leur sentiment dit bien qu’il faut s’en aller très loin à la recherche du danger. Ainsi peuvent apparaître des personnages qui osent à peine parler leur propre langue, si supérieure pourtant : que ce soit celle du poète qui se compare lui-même à l’albatros dont les ailes puissantes, bâties pour la tempête, ne suscitent qu’importune curiosité dans un milieu étranger où le vent est tombé ; ou celle du guerrier-né qui passe pour un bon à rien parce que la vie des boutiquiers l’emplit de dégoût. »
Ernst Jünger
Le Travailleur (Der Arbeiter), 1931, trad. Julien Hervier, Christian Bourgois éditeur, 1989
« Les états décadents et les gens mûrs pour le déclin n’ignorent pas la musique, il est vrai, mais leur musique manque de sérénité. Aussi, plus la musique est bruyante et plus les gens deviennent mélancoliques, plus le pays est en danger et plus son prince tombe bas. »
Lü Buwei, cité par Hermann Hesse
Le Jeu des perles de verre (Das Glasperlenspiel), 1943, trad. Jacques Martin, Calmann-Lévy éditeur, 1955
« L’intellect pur n’a jamais rien produit d’intelligent, ni la raison pure de raisonnable. »
Friedrich Hölderlin
Hypérion ou l’Ermite de Grèce (Hyperion oder Der Eremit in Griechenland), 1797, trad. Jean-Pierre Lefebvre, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« Profonde est la haine qui brûle contre la beauté dans les cœurs abjects. »
Ernst Jünger
Sur les falaises de marbre (Auf den Marmorklippen) 1939, trad. Henri Thomas, éditions Gallimard 1942, coll. L’Imaginaire, 2017
« L’homme qui songe est un dieu, celui qui pense un mendiant. »
Friedrich Hölderlin
Hypérion ou l’Ermite de Grèce (Hyperion oder Der Eremit in Griechenland), 1797, trad. Jean-Pierre Lefebvre, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« Le classique, c’est le dessein souverain de l’homme de s’avancer en bon ordre à la rencontre du Tout. »
Ernst Jünger
Héliopolis (Heliopolis, Rückblick auf eine Stadt), 1949, trad. Henri Plard, Christian Bourgois éditeur, 1975
« Il tient à la nature profonde de l’homme, être de civilisation par excellence, de ne pouvoir trouver d’identification satisfaisante qu’à l’intérieur d’une culture et par le truchement d’une culture. »
Konrad Lorenz
Les huit péchés capitaux de notre civilisation (Die acht Todsünden der zivilisierten Menschheit), 1973, éditions Flammarion, 1992
« Le courage est le vent qui nous porte vers les rivages les plus lointains ; c’est la clef de tous les trésors, le marteau qui forge les vastes empires, le bouclier sans lequel aucune civilisation ne saurait durer. Le courage, c’est l’enjeu illimité de sa propre personne, c’est l’assaut que l’idée livre à la matière sans se soucier des conséquences. Être courageux, c’est être prêt à se faire crucifier pour une conviction, c’est affirmer, même dans le dernier frémissement des nerfs, même dans le dernier soupir, l’idée dont on vivait et pour laquelle on meurt. Maudit soit le temps qui méprise le courage et les hommes courageux ! »
Ernst Jünger
La Guerre notre Mère (Der Kampf als inneres Erlebnis), 1922, trad. Jean Dahel, éditions Albin Michel, 1934