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CITATIO

Citations sur la guerre

Aux jeunes gens qui, dans la nuit et le brouillard…

Ernst Jünger, Le Travailleur, 1989

« Aux jeunes gens qui, dans la nuit et le brouillard, quittent la maison familiale, leur sentiment dit bien qu’il faut s’en aller très loin à la recherche du danger. Ainsi peuvent apparaître des personnages qui osent à peine parler leur propre langue, si supérieure pourtant : que ce soit celle du poète qui se compare lui-même à l’albatros dont les ailes puissantes, bâties pour la tempête, ne suscitent qu’importune curiosité dans un milieu étranger où le vent est tombé ; ou celle du guerrier-né qui passe pour un bon à rien parce que la vie des boutiquiers l’emplit de dégoût. »

Ernst Jünger Le Travailleur (Der Arbeiter), 1931, trad. Julien Hervier, Christian Bourgois éditeur, 1989

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Référence de la citation

Auteur
Ernst Jünger (1895-1998)
Ouvrage
Le Travailleur
Édition citée
(Der Arbeiter), 1931, trad. Julien Hervier, Christian Bourgois éditeur, 1989

Source contrôlée. Citation vérifiée sur l’édition citée et relue avant publication.Signaler une erreur

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Tout grand tableau, tout bon poème a plus d’équilibre…

« Tout grand tableau, tout bon poème a plus d’équilibre, est plus proche de la perfection que la tapisserie confuse tissée par les évènements d’un siècle. Si l’on veut que les Pères et leurs actes nous apparaissent dans leur grandeur, c’est l’art, c’est le chant qui doit s’emparer d’eux. »

Ernst Jünger Abeilles de verre (Gläserne Bienen), 1957, trad. Henri Plard, éditions Christian Bourgois, 1971

Qu’un seul être, saisi dans son tréfonds…

« Qu’un seul être, saisi dans son tréfonds et y puisant ses dons, nous offre plus et nous comble de plus de richesses que César ou Alexandre n’en purent jamais conquérir, c’est ce qui me fut alors révélé. C’est notre royaume, la meilleure des monarchies, la meilleure des républiques. C’est notre jardin, notre bonheur. »

Ernst Jünger Abeilles de verre (Gläserne Bienen), 1957, trad. Henri Plard, éditions Christian Bourgois, 1971

Le visage de cette contrée était sombre et fantastique…

« Le visage de cette contrée était sombre et fantastique : la guerre en avait balayé la grâce et y avait imprimé ses traits d’airain, pour l’effroi du contemplateur solitaire. »

Ernst Jünger Orages d’acier (In Stahlgewittern), 1920, trad. Henri Plard, éditions Le Livre de Poche, 1989

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