« Fais en sorte que ce sur quoi tu n’as pas prise, ne puisse avoir de prise sur toi. »
Julius Evola, interview à Gianfranco de Turris
Il Conciliatore, 15 janvier 1970
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« Fais en sorte que ce sur quoi tu n’as pas prise, ne puisse avoir de prise sur toi. »
Julius Evola, interview à Gianfranco de Turris
Il Conciliatore, 15 janvier 1970
« Que diriez-vous si les choses étaient telles que l’homme, que les peuples, dans leurs plus grandes affaires et machinations, aient bien une relation à l’étant, et cependant, soient tombés depuis longtemps hors de l’être sans le savoir, et que cela même soit la raison la plus intérieure et la plus puissante de leur décadence ? »
Martin Heidegger
Introduction à la métaphysique (Einführung in die Metaphysik), 1935, trad. Gilbert Kahn, éditions Gallimard, 1958, coll. TEL, 1980
« J’accepte la souffrance parce que j’ai toujours pressenti que ma destinée était tragique, je n’ai jamais cessé, même dans le bonheur, de me préparer à souffrir.
Ma destinée est tragique, mais c’est moi qui le veux : je préférerai toujours le désespoir au déshonneur. »
Jean-René Huguenin
Journal, 1964, éditions du Seuil, coll. Points, 1997
« Le mythe corrige la précision du concept. »
Nicolás Gómez Dávila
Carnets d’un vaincu (tiré de Escolios a un texto implícito), 1977, trad. Alexandra Templier, L’Arche éditeur, coll. Tête-à-tête, 2009
« L’intellect pur n’a jamais rien produit d’intelligent, ni la raison pure de raisonnable. »
Friedrich Hölderlin
Hypérion ou l’Ermite de Grèce (Hyperion oder Der Eremit in Griechenland), 1797, trad. Jean-Pierre Lefebvre, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« L’homme qui songe est un dieu, celui qui pense un mendiant. »
Friedrich Hölderlin
Hypérion ou l’Ermite de Grèce (Hyperion oder Der Eremit in Griechenland), 1797, trad. Jean-Pierre Lefebvre, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« Le classique, c’est le dessein souverain de l’homme de s’avancer en bon ordre à la rencontre du Tout. »
Ernst Jünger
Héliopolis (Heliopolis, Rückblick auf eine Stadt), 1949, trad. Henri Plard, Christian Bourgois éditeur, 1975
« Civilisation, culture, tradition, sont des notions voisines au point d’être interchangeables dans le langage courant. La culture est première dans l’ordre chronologique de la fondation. Elle se rapporte à la permanence des mentalités profondes. Elle est créatrice de sens. La civilisation est une culture qui a reçu une forme historique, créatrice d’un ensemble de qualités propres dans l’ordre matériel, intellectuel, artistique et moral. La tradition est l’âme d’une culture et d’une civilisation. »
Dominique Venner
Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2013
« Si un jour l’humanité revenait à des conditions plus normales, peu de cultures lui sembleront aussi singulières que l’actuelle, dans laquelle on a couru après toute forme de pouvoir et de domination de la matière, négligeant cependant la domination de l’esprit, des émotions et de la vie psychique en général. C’est ainsi que beaucoup de nos contemporains – les soi-disant hommes d’action en première ligne – ressemblent à ces crustacés qui sont si durs et pleins d’excroissances scabreuses sur la carapace et si mous et invertébrés à l’intérieur. »
Julius Evola
La Doctrine de l’Éveil (La dotrina del Risveglio – Saggio sull’ascesi buddista), 2e édition, 1965
« Effroi de l’habitude. Casser, couper, trancher. Il faut vivre au couteau. »
Jean-René Huguenin
Journal, 1964, éditions du Seuil, coll. Points, 1997
« Comme naissent les feuilles, ainsi font les hommes. Les feuilles, tour à tour, c’est le vent qui les épand sur le sol et la forêt verdoyante qui les fait naître quand se lèvent les jours du printemps. Ainsi des hommes : une génération naît à l’instant où une autre s’efface. »
Homère
Iliade, VI, cité par Dominique Venner, Le Choc de l’histoire, éditions Via Romana, 2011
« On ne connaît pas un homme avant de l’avoir vu au danger. »
Ernst Jünger
Orages d’acier (In Stahlgewittern), 1920, trad. Henri Plard, Christian Bourgois éditeur, 1995