« On ne connaît pas un homme avant de l’avoir vu au danger. »
Ernst Jünger
Orages d’acier (In Stahlgewittern), 1920, trad. Henri Plard, Christian Bourgois éditeur, 1995
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« On ne connaît pas un homme avant de l’avoir vu au danger. »
Ernst Jünger
Orages d’acier (In Stahlgewittern), 1920, trad. Henri Plard, Christian Bourgois éditeur, 1995
« Le pouvoir de commencer (beginning), avant de devenir un événement historique, est la plus haute capacité de l’homme, il est identique à la liberté de l’homme. […] Ce commencement est garanti par chaque naissance ; il est le fait de chaque homme. »
Hannah Arendt
The Origins of Totalitarism, 1951, New York, éditions Harcourt, 1973
« La haute montagne peut permettre à certains d’assouvir leur goût stupide du risque pour le risque ; elle peut permettre à des gens plus ou moins « entraînés » et inconscients de pratiquer une activité sportive banale ; elle peut être le luxe que se paient des hommes à l’esprit étroit pétrifiés par la « civilisation » des plaines de regarder à la jumelle des « panoramas » touristiques. Mais, pour d’autres, elle n’est rien de tout cela : elle est une voie de libération, de dépassement, d’accomplissement intérieur.
Les deux grands pôles de la vie à l’état pur, l’action et la contemplation, s’y confondent.
L’action, c’est la responsabilité absolue, le fait de se sentir absolument seul, de ne pouvoir compter que sur sa force et son courage, joints à une maîtrise de soi lucide et chirurgicale.
La contemplation, c’est l’essence même de cette expérience héroïque : le regard devient circulaire et solaire, il n’y a plus que le ciel et des forces pures et libres qui reflètent et figent l’immensité dans le chœur titanique des sommets. »
Julius Evola
Méditations du haut des cimes (Meditazioni delle vette), 1974, trad. Bruno Cariou, Les éditions du Lore, 2012
« On ne se bat bien que pour les causes qu’on se modèle soi-même, et avec lesquelles on se brûle en s’identifiant. »
René Char
Feuillets d’Hypnos, éditions Gallimard, coll. Espoir, 1946
« Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l’on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n’assiège plus parce que la vie s’en est allée. »
Jean Raspail
exergue au site jean-raspail.net, 2014
« Le but ne justifie peut-être rien, mais l’action délivre de la mort. Les hommes duraient par leur navire. »
Antoine de Saint-Exupéry
Vol de nuit, 1931, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1931, coll. Folio, 1971
« Nous avions soif d’éclairs et d’actions, nous restions bien loin du bonheur des débiles, bien loin de la « résignation »… Notre atmosphère était chargée d’orage, la nature que nous sommes s’obscurcissait – car nous n’avions pas de chemin. Voici la formule de notre bonheur : un oui, un non, une ligne droite, un but… »
Friedrich Nietzsche
L’Antéchrist, Imprécation contre le christianisme, (Der Antichrist, Fluch auf das Christentum), 1896, trad. Eric Blondel, éditions Garnier-Flammarion, 1994
« L’avenir est quelque chose qui se surmonte. »
Georges Bernanos
La Liberté pour quoi faire ?, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1953
« Élevés dans une ère de sécurité, nous avions tous la nostalgie de l’inhabituel, des grands périls. La guerre nous avait donc saisis comme une ivresse. C’est sous une pluie de fleurs que nous étions partis, grisés de roses et de sang. Nul doute que la guerre ne nous offrît la grandeur, la force, la gravité. Elle nous apparaissait comme l’action virile : de joyeux combats de tirailleurs, dans les prés où le sang tombait en rosée sur les fleurs. Pas de plus belle mort au monde… Ah surtout, ne pas rester chez soi, être admis à cette communion ! »
Ernst Jünger
Orages d’acier (In Stahlgewittern), 1920, trad. Henri Plard, Christian Bourgois éditeur, 1995
« Non, chère âme, n’aspire pas à la vie immortelle, épuise plutôt le champ du possible. »
Pindare
IIIe Pythique, Ve siècle av. notre ère. Les Pythiques, texte établi et traduit par Aimé Puech, CUF, éditions Les Belles Lettres, 1922
« L’agitation des vents préserve les eaux du lac de croupir. »
Friedrich Hegel
cité par Éric Branca, in 3 000 ans d’idées politiques, Chronique éditions, 2014