Citation

Non, chère âme, n’aspire pas à la vie immortelle…

« Non, chère âme, n’aspire pas à la vie immor­telle, épuise plu­tôt le champ du possible. »

Pin­dare
IIIe Pythique, Ve siècle av. notre ère. Les Pythiques, texte éta­bli et tra­duit par Aimé Puech, CUF, édi­tions Les Belles Lettres, 1922

À propos de l'auteur

Pindare, né à Cynoscéphales, un bourg près de Thèbes (Béotie), en 518 av. J.-C., mort à Argos en 438 av. J.-C., est l'un des plus célèbres poètes lyriques grecs. Forte personnalité profondément attachée à la religion traditionnelle et à l'antique aristocratie dorienne qui prédominait à Thèbes, Pindare n'aimait pas Athènes dont l'esprit démocratique l'inquiétait : préférant les villes gouvernées par une aristocratie sachant instaurer l'Eunomie (le « bon ordre »), il a consacré ses chants à célébrer ce vieil idéal. En digne héritier de la conception aristocratique et dorienne du concours athlétique, Pindare est le premier à faire de l'épinicie, hymne de triomphe, une sorte de poème dont la signification est à la fois religieuse et morale. Considéré dès l'Antiquité comme le maître incontesté et inimitable du lyrisme choral grec, synthèse de l'art poétique, musical et chorégraphique, il inaugure en outre dans ses Odes triomphales un art puissant aux rythmes savants où foisonnent des images somptueuses, art redécouvert par les Modernes seulement au XIXe siècle, et qui a inspiré les plus grands poètes.