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Citations sur la colère
Ne point vouloir voir ses propres fautes…
« Ne point vouloir voir ses propres fautes et les projeter, tel est le début de la plupart des querelles ; c’est la garantie, la plus solide garantie que l’injustice, la haine et la persécution ne sont pas sur le point de disparaître. La haine de l’homme se concentre toujours sur ce qui lui donne conscience de ses mauvaises qualités. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
Que faire ? Arrêtez de jouer au citoyen modèle…
« Que faire ?
C’est simple : arrêtez de jouer au citoyen modèle qui, en bon chrétien, tend bravement l’autre joue quand on vient le gifler. Au contraire : cessez de jouer au bétail, indignez-vous, pour reprendre la célèbre formule de Stéphane Hessel, et exprimez votre colère par des actes, tout en ne vous attendant pas à pouvoir changer le cours des choses du jour au lendemain à vous tout seul. L’objectif n’est pas – ou en tout cas pas encore – celui de lancer un nouvel assaut de la Bastille, mais plutôt celui de montrer, par vos actions, qu’une résistance au système politique et social existe bel et bien et ose se manifester en paroles et en actes. »
David Engels
Que faire ? Vivre avec le déclin de l’Europe, Blue Tiger Media, 2019
Le con, c’était la bête qui tend la croupe au fer rouge…
« Le con, dans ma terminologie féodale, c’était celui qui se préparait à l’intégration sans être ravagé par la fureur. C’était la bête qui tend la croupe au fer rouge. C’était le morceau de sucre heureux de se fondre dans la mélasse sociale. C’était le gars à qui le père Toubib ou avocat passait le flambeau et qui, au lieu de l’écraser sous sa semelle et de l’éteindre, le recueillait comme un Graal. »
Jean Cau
L’agonie de la vieille, éditions de La Table ronde, coll. La Table Ronde de combat, Les brûlots n°15, 1970
Chantant ma patrie, je m’étais chanté…
« Défini par la complainte des talus et la colère des vagues, traînant dans mes veines une sève paysanne barattée de noroîts, j’avais voulu m’identifier avec mon pays contre le temps de la technique et de l’anonymat. Chantant ma patrie, je m’étais chanté. »
Xavier Grall
La Fête de nuit, Éditions Kelenn, 1972, rééd. Terre De Brume, 2010
La colère des imbéciles remplit le monde…
« La colère des imbéciles remplit le monde. Elle est sans doute moins à craindre que leur pitié. »
Georges Bernanos
Les grands cimetières sous la lune, Librairie Plon, 1938, coll. Le Livre de Poche, 1977
C’est très bien de planter des bougies…
« C’est très bien de planter des bougies, de mettre des fleurs, de pleurer, de mettre des photos etc… Mais je ne comprends pas pourquoi ces manifestants, qui étaient très nombreux à ce moment-là, ne sont pas partis en cortège pour aller faire une gigantesque manif devant une ambassade de pays arabe, l’une des plus salafistes possibles – pas ça qui manque ! – en cassant quelques carreaux, en faisant beaucoup de bruit etc… En manifestant une réelle indignation ! Il n’y a pas de colère… Et tant qu’il n’y a pas de colère, je ne vois pas du tout comment on s’en sortira. »
Jean Raspail
Message aux auditeurs du troisième Colloque de l’Institut ILIADE, avril 2016
Il imite la voix de la conscience et des pénitents l’accompagnent…
« (…) nous avons suivi le joueur de flûte et il nous mène à travers les décors qu’il a construits sur notre chemin. Il imite la voix de la conscience et des pénitents l’accompagnent, se flagellent et gémissent sons leur cagoule. Et le chant de la conscience universelle, les vêpres de la conscience universelle, s’élèvent comme la nuée du tabernacle en tête de la procession : leur faux-bourdon emplit le ciel, les haut-parleurs dans les nues le répercutent comme un requiem désespéré, il s’élève entre les façades comme le chant immense de tous les hommes. Et les psaumes de ce miserere ne nous disent qu’une chose, qui est de tuer en nous la voix qui ne veut pas se taire, de tuer en nous la colère intraitable, de tuer en nous la bête indocile qui refuse le joug et le troupeau : et elle invite à respecter “les maîtres”. »
Maurice Bardèche
Sparte et les Sudistes, éditions Les Sept Couleurs, 1969
Dans la plupart des sociétés policées modernes…
« Dans la plupart des sociétés policées modernes, les ministres, les banquiers, les directeurs de journaux, les hauts fonctionnaires, les puissants échappent, sauf exception, aux conséquences des fautes ou des indélicatesses qui enverraient aux assises ou en correctionnelle des citoyens de moindre rang. Cette impunité apparemment acceptée par le grand nombre n’en laisse pas moins subsister de sourds désirs de châtiments. L’éveil imprévisible de tels sentiments peut faire flamber des rancœurs d’une force volcanique. Des régimes apparemment bien assis peuvent subitement s’effondrer dans l’indifférence générale, faute de défenseurs, ou dans l’allégresse, en raison du grand nombre de mécontents. »
Dominique Venner
Le Cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédition Pierre-Guillaume de Roux, 2014
Déesse, chante-nous la colère d’Achille…
« Déesse, chante-nous la colère d’Achille, de ce fils de Pélée, colère détestable, qui valut aux Argiens d’innombrables malheurs et jeta dans l’Hadès tant d’âmes de héros, livrant leurs corps en proie aux oiseaux comme aux chiens : ainsi s’accomplissait la volonté de Zeus. Commence à la querelle où deux preux s’affrontèrent : l’Atride, chef de peuple, et le divin Achille. »
Homère
Iliade, Chant I, invocation, vers 800 – 725 avant notre ère
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