« Les spécialistes consacrent tant d’énergie à enquêter sur la plausibilité des choses qu’ils finissent par en négliger la substance ! »
Sylvain Tesson
Un été avec Homère, éditions des Équateurs, 2018
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« Les spécialistes consacrent tant d’énergie à enquêter sur la plausibilité des choses qu’ils finissent par en négliger la substance ! »
Sylvain Tesson
Un été avec Homère, éditions des Équateurs, 2018
« Il ne s’agirait pas de mépriser le monde, ni de manifester l’outrecuidance de le changer. Non ! Il suffirait de ne rien avoir en commun avec lui. L’évitement me paraissait le mariage de la force avec l’élégance. Orchestrer le repli me semblait une urgence. »
Sylvain Tesson
Sur les chemins noirs, 2016, éditions Gallimard, coll. Folio, 2019
« Aligner les pierres : la plus ostensible preuve que l’homme pouvait ré-agencer le monde. Le menhir était la représentation de sa volonté. La géologie avait couché les strates. L’homme les relevait et couvrait la terre des preuves de son pouvoir. Le menhir devenait le coup d’envoi de l’âge technique, pierre inaugurale de la transformation du réel. On imaginait le raccourci, façon Stanley Kubrick : un mégalithe puis la fission de l’atome. »
Sylvain Tesson
Avec les fées, Éditions des Équateurs, coll. Littérature, 2024
« Les citations ne sont pas des paravents derrière lesquels se réfugier. Elles sont la formulation d’une pensée qu’on a caressée un jour et que l’on reconnaît, exprimée avec bonheur, sous la plume d’un autre. Les citations révèlent l’âme de celui qui les brandit. »
Sylvain Tesson
Géographie de l’instant, 2012, éditions Pocket, 2014
« Parmi tous les symboles inventés par l’homme pour illustrer ses contes, je ne trouvais pas que la croix et les Vierges de grands chemins fussent les pires. Il ne fallait pas s’échiner à déraciner les choses si l’on n’avait rien à replanter à la place. »
Sylvain Tesson
Sur les chemins noirs, 2016, éditions Gallimard, coll. Folio, 2019
« Les phrases sont des prescriptions pour les temps difficiles. »
Sylvain Tesson
Sur les chemins noirs, 2016, éditions Gallimard, coll. Folio, 2019
« Il ne s’agirait pas de mépriser le monde, ni de manifester l’outrecuidance de le changer. Non ! Il suffirait de ne rien avoir de commun avec lui. L’évitement me paraissait le mariage de la force avec l’élégance. Orchestrer le repli me semblait une urgence. Les règles de cette dissimulation existentielle se réduisaient à de menus impératifs : ne pas tressaillir aux soubresauts de l’actualité, réserver ses colères, choisir ses levées d’arme, ses goûts, ses écœurements, demeurer entre les murs des livres (…). »
Sylvain Tesson
Sur les chemins noirs, 2016, éditions Gallimard, coll. Folio, 2019
« À son bras, un panier de mûres. Elle leva les yeux et c’était le regard que je cherchais, paysan, dur, luisant de vieux savoirs. Elle appartenait à cette catégorie de gens pour qui la santé des prunes est un enjeu plus important que le haut débit. »
Sylvain Tesson
Sur les chemins noirs, 2016, éditions Gallimard, coll. Folio, 2019
« Tempérance : Pourquoi jouissons-nous des heures dans les refuges ? Parce que les refuges proposent une paix modeste où les objets pourvoient à l’homme leur fonction suffisante. Chaque chose remplit son seul usage. Le poêle chauffe, la table est large, la fenêtre ouverte sur la montagne. La soupe fume, les bûches craquent. L’innovation n’a pas sa place dans ce monde amical. La technique procure ce qu’il faut. La technologie procure ce dont on ignore avoir besoin. »
Sylvain Tesson
Blanc, éditions Gallimard, 2022