Aller au contenu
Un projet de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne
CITATIO

« Qui était sorti vainqueur de cette fausse guerre [la guerre froide, NDLR] ? Les États-Unis, bien entendu, et l’économie de marché. Mais aussi la religion de l’Humanité, une, uniforme et universelle. Une religion commune aux deux adversaires de la veille. Et ce n’était pas leur seule affinité. Que voulaient les communistes d’autrefois ? Ils voulaient la mise en commun des richesses de l’humanité et une gestion rationnelle assurant à tous abondance et paix. Ils voulaient aussi la création d’un homme nouveau, capable de désirer ces bienfaits, un homme rationnel et universel, délivré de toutes ces entraves que sont des racines, une nature et une culture. Ils voulaient enfin assouvir leur haine des hommes concrets, porteurs de différences, leur haine également de la vieille Europe, multiple et tragique. Et l’Occident américain, que veut-il ? Eh bien, la même chose. La différence porte sur les méthodes. Récusant la planification par la contrainte, le système américain voit dans le marché le facteur principal de la rationalité et des changements. […]
Le communisme de marché, autre nom du mondialisme, ne partage pas seulement avec son ex-frère ennemi soviétique la vision radieuse du but final. Pour changer le monde, lui aussi doit changer l’homme, fabriquer l’homo œconomicus de l’avenir, le zombi, l’homme du nihilisme, vidé de son contenu, possédé par l’esprit du marché et de l’Humanité universelle. Le zombi se multiplie sous nos yeux. Il est heureux “puisque l’esprit du marché lui souffle que le bonheur consiste à satisfaire tous ses désirs”. Et ses désirs étant ceux du marché ne sont suscités que pour être satisfaits. »

Dominique Venner Histoire et tradition des Européens. 30 000 ans d'identité, Éditions du Rocher, coll. Histoire, 2002

Partager sur X

Référence de la citation

Édition citée
Éditions du Rocher, coll. Histoire, 2002

Source contrôlée. Citation vérifiée sur l’édition citée et relue avant publication.Signaler une erreur

Dans le même livre

Autres citations de Histoire et tradition des Européens. 30 000 ans d'identité

Avant 1945, dans toutes les nations européennes, on honorait encore les symboles militaires…

« Avant 1945, dans toutes les nations européennes, on honorait encore les symboles militaires et l’héroïsme du combattant. Même en France, malgré les conséquences multiples de la Révolution, l’officier de réserve bénéficiait d’un statut moral privilégié, au même titre que le propriétaire terrien, alors que cette grâce était refusée aux professions du commerce et de la finance. Faute de recul et de vision historique, on ne mesure pas encore l’ampleur de ce qui a été détruit. »

Dominique Venner Histoire et tradition des Européens. 30 000 ans d'identité, Éditions du Rocher, coll. Histoire, 2002

Qu’ils le sachent ou non, les hommes sont dépendants de leurs représentations…

« Qu’ils le sachent ou non, les hommes sont dépendants de leurs représentations, de leurs idées, même incertaines, mêmes inconscientes. Aussi n’est-il pas faux de prétendre que les idées mènent le monde, quelle que soit la cause de leur formation. En dépit des apparences, les actions humaines ne sont pas déterminées par l’utilitaire, mais par des systèmes de valeurs en conflit. Et toujours se posera l’obligation de gagner la bataille des idées ou d’être terrassé dans sa substance même. »

Dominique Venner Histoire et tradition des Européens. 30 000 ans d'identité, Éditions du Rocher, coll. Histoire, 2002

Soutenir CITATIO

Un travail long et exigeant, que vous pouvez nous aider à poursuivre

Nous menons un travail long et exigeant afin d’assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût, que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.

Faire un don