« Drieu retiendra de la guerre la nécessité des vertus viriles qui font la valeur et l’énergie des civilisations. »
Jeremy Baneton
Pierre Drieu la Rochelle. Le rêve ou l’action, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2024
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« Drieu retiendra de la guerre la nécessité des vertus viriles qui font la valeur et l’énergie des civilisations. »
Jeremy Baneton
Pierre Drieu la Rochelle. Le rêve ou l’action, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2024
« Le chaos est (…) une opportunité, c’est l’instant primordial que révèle la guerre et qui annonce des temps nouveaux. »
Jeremy Baneton
Pierre Drieu la Rochelle. Le rêve ou l’action, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2024
« Nos dirigeants travaillent avec vigueur et succès à la prochaine guerre, pendant que nous autres, nous dansons le fox-trot, nous gagnons de l’argent et nous mangeons des pralinés. Dans une pareille époque, le monde semble forcément dénué de toute dimension particulière. Il faut espérer que d’autres époques ont été meilleures et le seront encore ; qu’elles seront plus riches, plus ambitieuses, plus profondes. Mais cela ne nous aide pas dans le cas présent. D’ailleurs, peut-être en a‑t-il toujours été ainsi… »
Hermann Hesse
Le loup des steppes (Der Steppenwolf), 1927, trad. Juliette Pary, La Renaissance du Livre, 1931, éditions Le Livre de Poche, 1991
« J’ai tous les droits, car, en cette seconde, je connais bien ce que je fais. J’accepte la mort. Ce n’est pas le risque que j’accepte. Ce n’est pas le combat que j’accepte. C’est la mort. J’ai appris une grande vérité. La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque. Ce n’est pas l’acceptation du combat. C’est, à certaines heures, pour le combattant, l’acceptation pure et simple de la mort. »
Antoine de Saint-Exupéry
Pilote de guerre, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1942, coll. Folio, 2011
« C’est toujours plus au nord et le long de l’Océan que sont les plus braves combattants. »
Strabon
Description de la Gaule romaine et des peuples gaulois, in Géographie, Livre IV, chapitre IV‑2, trad. Edme Cougny, éditions Paléo, coll. Histoire – Accès Direct, 2010
« Il n’y a pas de grand parmi les hommes que le poète, le prêtre et le soldat, l’homme qui chante, l’homme qui bénit, l’homme qui sacrifie et se sacrifie. »
Charles Baudelaire
in Journaux Intimes, cité par Philippe de Laitre in Saint-Exupéry. Au-delà du Petit Prince, éditions La Nouvelle Librairie éditions, coll. Les idées à l’endroit, 2024
« Au cours des corvées de l’enterrement, nous y aimions le mort, nous ne sommes pas en contact avec la mort. La mort est une grande chose. Elle est un nouveau réseau de relations avec les idées, les objets, les habitudes du mort. Elle est un nouvel arrangement du monde. Rien n’a changé en apparence, mais tout a changé. Les pages du livre sont les mêmes, mais non le sens du livre. Il nous faut, pour ressentir la mort, imaginer les heures où nous avons besoin du mort. Alors il manque. Imaginer les heures où il eût besoin de vous. Mais il n’a plus besoin de nous. »
Antoine de Saint-Exupéry
Pilote de guerre, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1942, coll. Folio, 2011
« (…) Je l’ai envié et je crois avoir compris sa leçon. Nous autres, capitaines de ces guerres que nous ne pouvions que perdre, défenseurs détestés d’un ordre bourgeois qui se paye le luxe d’avoir bonne conscience tout en nous obligeant à défendre ses privilèges, nous n’avions plus qu’à mourir ou à disparaître car nous avions cessé d’être utiles et nous devenions dangereux. »
Jean Lartéguy
Les Prétoriens, Presses de la Cité, 1961
« Le centurion Philippe Esclavier, du Xème Régiment parachutiste, chercha les raisons qu’il avait d’allumer, lui aussi, des feux pour contenir les barbares et sauver l’Occident. Il pensa : “Nous autres centurions, nous sommes les derniers défenseurs de l’innocence de l’homme contre tous ceux qui veulent l’asservir au nom de la faute originelle, contre les communistes qui refusent le baptême à l’enfant, n’acceptent jamais la conversion de l’adulte et sont toujours prêts à la mettre en doute, mais aussi contre certains chrétiens qui ne pensent qu’à la faute et oublient la rédemption.” »
Jean Lartéguy
Les Centurions, Presses de la Cité, 1960
« Il faut proposer aux Français de nouveaux mythes. Pourquoi pas celui de Sauveterre, la terre d’asile qui, tandis qu’ailleurs se déchaînait la guerre, a connu la paix pendant trois mois, du fait de quelques hommes ? Ennemis, ces hommes rêvaient d’un jour où ils cesseraient de l’être. On trouvera là-haut les survivants de cette étrange histoire. Sébastien le Français et Else l’Allemande, Manuel et Térésa, avec cet étonnant Cabral, ce paysan d’un Causse perdu qui conçoit déjà son troupeau en fonction de l’Europe et de ses besoins.
Les grands espaces du Causse donneront à nos rêves le mystère, la poésie et la résonance des cathédrales. »
Jean Lartéguy
Sauveterre, éditions Rombaldi, 1971
« La guerre est un acte violent dans lequel l’emploi de la force étant illimité, chacun des deux adversaires impose à l’autre la loi ; d’où résulte une influence réciproque qui, de part et d’autre, doit conduire à l’extrême. »
Carl von Clausewitz
Théorie de la grande guerre, trad. Marc-Joseph-Edgar Bourdon de Vatry, Librairie militaire de L. Baudoin et Cie, 1889
« La guerre est un combat singulier agrandi, et la lutte entre deux hommes est l’image qui permet le mieux à la pensée de se représenter en un acte unique le nombre indéterminé de combats dont une guerre se compose. Or, dans la lutte, chacun des adversaires cherche, au moyen de sa force physique, à terrasser l’autre et à briser sa résistance. La guerre est donc un acte de la force par lequel nous cherchons à contraindre l’adversaire à se soumettre à notre volonté. »
Carl von Clausewitz
Théorie de la grande guerre, trad. Marc-Joseph-Edgar Bourdon de Vatry, Librairie militaire de L. Baudoin et Cie, 1889