« Le monde est à ceux qui se donnent la peine de le changer. »
Michel de Saint-Pierre
Les nouveaux aristocrates, éditions Calmann-Lévy, 1961
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« Le monde est à ceux qui se donnent la peine de le changer. »
Michel de Saint-Pierre
Les nouveaux aristocrates, éditions Calmann-Lévy, 1961
« Nous sommes entrés dans un monde où tout ce qui était solide et durable est devenu transitoire et insignifiant. Un monde de flux et de reflux, relevant d’une sorte de logique “maritime” et liquide. Les types humains qui prédominent sont ceux du narcissique immature, de l’arriviste forcené, de l’imposteur satisfait. Mélange d’intolérance sectaire et d’hédonisme de bas niveau sur fond d’idées fausses et d’hygiénisme puritain. La constante progression de l’inculture me désole également. L’inculture n’est certes pas nouvelle. Sans doute était-elle-même plus répandue dans le passé qu’elle ne l’est aujourd’hui, mais au moins ce n’étaient pas les incultes qui donnaient le ton. »
Alain de Benoist
Mémoire vive, entretiens avec François Bousquet, éditions de Fallois, 2012
« La démocratisation devrait aujourd’hui être synonyme d’une instauration d’institutions au moyen desquelles les marchés pourraient être à nouveau l’objet d’un contrôle par la société […]. Avant que quoi que ce soit puisse être sérieusement inscrit à l’ordre du jour, il faudrait au moins une mobilisation politique de longue haleine, et des perturbations durables de l’ordre social actuellement en cours de formation. »
Wolfgang Streeck
Du temps acheté. La crise sans cesse ajournée du capitalisme, éditions Gallimard, 2014
« Le fait que la Monarchie n’apparaisse pas “actuelle” prouve non pas un progrès, mais une régression : cela signifie qu’une certaine partie de l’humanité est tombée tellement bas qu’elle n’est plus à la hauteur d’une telle institution. »
Julius Evola
cité dans Totalité, n°26, 1986
« La paix civile, c’est bien connu, c’est quand chacun dort chez soi. Le meilleur allié du bonnet phrygien, c’est le bonnet de nuit. »
Sylvain Tesson
Petit traité sur l’immensité du monde, éditions des Équateurs, 2005
« Le mythe du héros nous semble particulièrement nécessaire en démocratie où le régime repose sur les vertus des citoyens. Sa disparition montre la dégénérescence de la démocratie en oligarchie, ce que nous connaissons aujourd’hui. »
Ivan Blot
Le héros dans notre civilisation : héros tragiques et héros historiques, premier opus du cycle de conférences sur « L’homme héroïque », 2 septembre 2015
« La tradition musicale peut encore, non sans quelque implication politique, ouvrir de nouveaux champs de réflexion aux créateurs curieux des splendeurs perdues. Par où doivent-ils passer ? Un composteur estonien comme Arvo Pärt a tenté de déblayer un chemin en repartant des travaux de l’école de Notre-Dame et des partitions de Josquin des Prés. D’autres passeront par d’autres voies et d’autres voix. La prochaine clairière de l’Europe musicale s’ouvrira, comme disait Rilke, “quelque part dans l’inachevé”, là où ces chemins mèneront. »
Jean-François Gautier
Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité européenne, Philippe Conrad dir., édition Institut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018
« Ceux que je hais, c’est d’abord ceux qui ne sont point. Race de chiens qui se croient libres, parce que libres de changer d’avis, de renier (et comment sauraient-ils qu’ils renient puisqu’ils sont juges d’eux-mêmes ?). Parce que libres de tricher et de parjurer et d’abjurer, et que je fais changer d’avis, s’ils ont faim, rien qu’en leur montrant leur auge.
[…] Mais tous ceux-là je les dirai de la racaille, qui vivent des gestes d’autrui et, comme le caméléon, s’en colorent, et aiment d’où viennent les présents, et goûtent les acclamations et se jugent dans le miroir des multitudes : car on ne les trouve point, ils ne sont point, comme une citadelle, fermés sur leurs trésors et, de génération en génération ils ne délèguent pas leur mot de passe, mais laissent croître leurs enfants sans les pétrir. Et ils poussent, comme des champignons, sur le monde. »
Antoine de Saint-Exupéry
Citadelle, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1948, coll. Folio, 2000
« Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles. »
Gilbert Keith Chesterton
Orthodoxie, 1908, trad. Lucien d’Azay, éditions Flammarion, coll. « Climats », 2010
« Le militantisme est une école, et l’une des meilleures qui puissent être. C’est une école de discipline et de tenue, d’exaltation et d’enthousiasme, une école de don de soi. C’est aussi un creuset d’amitié comme il y en a peu : avoir milité ensemble crée des liens qui perdurent dans le temps et, parfois, triomphent de tout. […] Cela dit, c’est aussi une école dont il faut savoir sortir […]. Le militantisme a aussi ses limites. Il a ses aspects négatifs. Le militant n’est pas seulement quelqu’un qui se donne à fond, ce qui est une bonne chose. C’est aussi un partisan dans le mauvais sens du terme. Il répète un catéchisme, il se réfère à un “nous” collectif qui le dispense de toute pensée personnelle. Le “bon militant” est un true belivier, qui préfère les réponses aux questions parce qu’il a besoin de certitudes. »
Alain de Benoist
Mémoire vive, entretiens avec François Bousquet, éditions de Fallois, 2012
« Le militant révolutionnaire est aujourd’hui celui qui choisit l’organisation, la discipline, la légalité, le travail. »
Jean Mabire
La torche et le glaive, éditions Libres opinions, 1994
« Face à tout ce qui menace notre identité et notre survie en tant qu’Européens, contrairement à d’autres peuples, nous ne disposons pas du secours d’une religion identitaire. À cela, nous ne pouvons rien. En revanche, nous possédons une riche mémoire identitaire. Cela dépend de nous de la retrouver, de la cultiver, d’en faire une métaphysique de la mémoire, qui nous structure et réponde au trouble de notre époque. »
Dominique Venner
Le Choc de l’histoire, éditions Via Romana, 2011