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L’ambition est pétrie de modestie. Qui ne se critique pas n’avance pas…

« L’ambition est pétrie de modes­tie. Qui ne se cri­tique pas n’avance pas. Qui accuse les autres, les enne­mis, l’air du temps de ses échecs, ne mérite pas de vaincre. Car il est dans l’ordre des choses que l’ennemi vous opprime et que les cir­cons­tances soient hostiles. »

Guillaume Faye
L’Archéofuturisme. Tech­no-science et retour aux valeurs ances­trales, édi­tions L’Æncre, 1998 et 2011, édi­tions L’Æncre/La Nou­velle Librai­rie, coll. Ago­ra, 2023

Les « droits de l’homme » offrent un réservoir inépuisable aux imaginations…

« Les droits de l’homme” offrent un réser­voir inépui­sable aux ima­gi­na­tions débri­dées des robins, le tout bai­gnant dans un rela­ti­visme axio­lo­gique, la démo­né­ti­sa­tion des valeurs entraî­nant leur dépré­cia­tion, donc leur dévalorisation. »

Aris­tide Leucate
Aux temps de la jus­tice. En quête des sources pures du droit, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Longue Mémoire, 2023

Faisant partie de l’ordre naturel des choses, le droit…

« Fai­sant par­tie de l’ordre natu­rel des choses, le droit, aux pre­mières lueurs de l’Antiquité, n’est pas, comme chez nos modernes, le fruit arti­fi­ciel­le­ment sucré et égoïs­te­ment dévoyé des caprices indi­vi­duels, mais s’impose aux hommes comme la mani­fes­ta­tion d’une don­née natu­relle qui les dépasse. »

Aris­tide Leucate
Aux temps de la jus­tice. En quête des sources pures du droit, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Longue Mémoire, 2023

Chaque époque, chaque homme même, n’ont-ils pas toujours vu le passé et l’avenir…

« Chaque époque, chaque homme même, n’ont-ils pas tou­jours vu le pas­sé et l’avenir, et jusqu’à l’actualité elle-même, d’une façon dif­fé­rente ? Ne se sont-ils pas tou­jours conté à eux-mêmes l’“histoire” d’une manière dif­fé­rente, et selon une pers­pec­tive qui leur était propre ? Nous par­lons ici de pers­pec­tive” : mais nous devons encore nous inter­ro­ger : est-ce la pers­pec­tive qui change par rap­port à une réa­li­té immuable, ou est-ce plu­tôt la réa­li­té his­to­rique elle-même – pas­sé, actua­li­té et ave­nir ensemble – qui per­pé­tuel­le­ment devient ? »

Gior­gio Locchi
Wag­ner, Nietzsche et le mythe sur­hu­ma­niste, tra­duit de l’italien par Phi­lippe Baillet et Pier­lui­gi Loc­chi, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Ago­ra, 2022

La mesure de ce qui peut encore être sauvé…

« La mesure de ce qui peut encore être sau­vé dépend en fait de l’exis­tence, ou non, d’hommes qui se tiennent debout devant nous non pour prê­cher des for­mules mais pour être des exemples, non pour aller à la ren­contre de la déma­go­gie et du maté­ria­lisme des masses, mais pour réveiller des formes dif­fé­rentes de sen­si­bi­li­té et d’in­té­rêt. À par­tir de ce qui peut encore sub­sis­ter par­mi les ruines, recons­truire len­te­ment un homme nou­veau, l’a­ni­mer grâce à un esprit et une vision de la vie bien pré­cis, le for­ti­fier par l’adhé­sion intran­si­geante à cer­tains prin­cipes – tel est le vrai problème. »

Julius Evo­la
Orien­ta­tions (Orien­ta­men­ti), 1950, trad. Phi­lippe Baillet, édi­tions Par­dès, 2011

Mon cœur a vieilli à la façon d’un voile…

« Mon cœur a vieilli à la façon d’un voile : l’usure des jours l’a fait plus trans­pa­rent et plus doux. L’aride ten­sion, le morne jeu de bas­cule entre la chair et l’esprit, le regret qui suc­cède aux vic­toires de l’âme et le remords qui suit les triomphes du corps – tout cela n’est plus que le sou­ve­nir d’un mau­vais rêve. Mon esprit s’est fait chair, ma chair est deve­nue esprit. Je sens avec ma pen­sée et je pense avec mes sens. Je ne suis plus cette chair rebelle qui convoite contre l’esprit ni cet esprit jaloux qui séquestre la chair. J’ai ras­sem­blé les deux moi­tiés de mon être : enfin, je suis un homme ! »

Gus­tave Thibon
Notre regard qui manque à la lumière, 1955, édi­tions Fayard, 1975

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