Thème
Citations sur la Rome antique
La fête [est] comme le jeu du mythe…
« La fête [est] comme le jeu du mythe. « Sacralisation des premiers temps » (Caillois), elle est à ce titre restitution de « la situation limite où l’ordre est né du désordre, où le chaos et le cosmos se trouvent encore contigus » (Gusdorf). Elle autorise par là, l’espace d’un moment, toutes les formes de transgression, quand le corps exprime l’esprit, quand l’excès même restitue la norme, quand le déchaînement ritualisé des forces élémentaires permet de mieux assurer encore l’équilibre bienfaisant de la mise en ordre initiale. Tout échange est alors possible, sous le masque, parce que la fête est l’un des lieux du don. « D’un point de vue dynamique, observe Georges Gusdorf, le schéma de la fête correspond à une circulation indéfiniment accrue, circulation de biens matériels, mais aussi de sentiments, circulation animée par une grâce d’ouverture de chacun à chacun, de générosité et d’échange ». »
Alain de Benoist
L’empire intérieur, éditions Fata Morgana, 1995
Ce qui n’est pas utile à l’essaim…
« Ce qui n’est pas utile à l’essaim n’est pas non plus utile à l’abeille. »
Marc Aurèle
Pensées pour moi-même, VI, 54, vers 170 – 180, trad. Mario Meunier, éditions Garnier-Flammarion, 1964
Des temps sans art ni philosophie dignes…
La décision de Caracalla était bien révolutionnaire…
« La décision de Caracalla était bien révolutionnaire : elle rompait avec une politique qui avait réservé la citoyenneté hors d’Italie à une minorité, en général une élite sociale, et que les Empereurs avaient maintenue par-delà les nuances depuis Auguste. »
François Jacques
Rome et l’intégration de l’empire (avec John Scheid), éditions des Presses Universitaires de France, 2010
Qu’est-ce qui distingue fondamentalement l’Empire de la nation ?
« Qu’est-ce qui distingue fondamentalement l’Empire de la nation ? C’est d’abord le fait que l’Empire n’est pas seulement un territoire, mais aussi, et même essentiellement, un principe ou une idée. […] L’essentiel tient au fait que l’empereur tient son pouvoir de ce qu’il incarne un principe qui excède la simple possession. En tant que dominus mundi, il est le suzerain des princes et des rois, c’est-à-dire qu’il règne sur des souverains, non sur des territoires, et représente une puissance transcendant les communautés fédérées dont il assume la direction. […] Evola rappelle également que « l’ancienne notion romaine de l’imperium, avant d’exprimer un système d’hégémonie territoriale supranationale, désigne la pure puissance du commandement, la force quasi mystique de l’auctoritas » […]
L’Empire vise à unifier à un niveau supérieur sans supprimer la diversité des cultures, des ethnies et des peuples. Il cherche à associer les peuples à une communauté de destin, sans pour autant les réduire à l’identique. Il est un tout où les parties sont d’autant plus autonomes que ce qui les réunit est plus solide – et ces parties qui le constituent restent des ensembles organiques différenciés. Moeller van den Bruck plaçait l’Empire sous le signe de l’unité des contraires, et c’est une image qu’on peut en effet retenir. Julius Evola, lui, définissait l’Empire comme « une organisation supranationale telle que l’unité n’agisse pas dans le sens d’une destruction et d’un nivellement de la multiplicité ethnique et culturelle qu’elle englobe ». C’est l’image classique de l’universitas, par opposition à la societas unitaire et centralisée. La différence n’y est pas abolie, mais intégrée. »
Alain de Benoist
L’empire intérieur, éditions Fata Morgana, 1995
Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles…
« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »
Sénèque
Lettres à Lucilius, XVII, 104, vers 63 – 64 (« Non quia difficilia sunt non audemus, sed quia non audemus difficilia sunt »)
À l’époque romaine archaïque, la devotio…
« À l’époque romaine archaïque, la devotio était une sorte de suicide accompli pour le salut de la patrie, un serment par lequel un général s’offrait en sacrifice aux dieux en échange de la victoire. »
Dominique Venner
Histoire et tradition des Européens, Éditions du Rocher, coll. Histoire, 2002
Plus la République était corrompue, plus les lois se…
« Plus la République était corrompue, plus les lois se multipliaient. »
Tacite
Historiae
Rappelez-vous Caligula intronisant son cheval sénateur…
« Rappelez-vous Caligula intronisant son cheval sénateur, eh bien, un rappeur conférencier à Normale Sup, ça ne vous fait pas le même effet ? »
Patrice Jean
L’homme surnuméraire, Éditions du Rocher, 2019
Auteurs
Auteurs récemment ajoutés















































