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Trois fées façonnent le Destin sur leur quenouille…

« Trois fées façonnent le Des­tin sur leur que­nouille et leur fuseau, de leurs doigts qui tordent les fils de la laine : c’est qu’il y a trois périodes dans le Temps, le pas­sé qui est déjà filé et dévi­dé dans le fuseau, le pré­sent qui passe dans les doigts de la fileuse ; le futur, c’est la laine enrou­lée sur la que­nouille qui doit pas­ser par les doigts de la fileuse sur le fuseau comme le pré­sent doit deve­nir le pas­sé […] On a vou­lu qu’elles fussent trois : l’une pour our­dir la vie de l’homme, la deuxième pour la tis­ser, la troi­sième pour la rompre. »

Isi­dore de Séville
vers 562 – 636

À propos de l'auteur

Isidore de Séville, né entre 560 et 570 à Carthagène et mort en 636 à Séville, a été l'évêque de Séville (Hispalis) de 601 à 636, au moment où la ville comptait parmi les grandes "métropoles" du royaume wisigothique. Issu d'une famille influente et proche de la papauté, il a largement contribué à la conversion des Wisigoths au christianisme trinitaire, parfois par la force et au prix de dures persécutions. Conscient du rôle de l'éducation et de la formation dans une Espagne devenue le conservatoire de la culture Antique, il accède à la très riche bibliothèque de Séville, avant de publier des œuvres littéraires dans des domaines aussi variés que la théologie, la grammaire, la cosmologie ou l'histoire. Considéré comme le "dernier maître de l'ancien monde", il est notamment célèbre pour son Etymologiae, encyclopédie en vingt livres qu'il rédige à la fin de sa vie.
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Un devoir de mémoire frelaté et destructeur…

« En lieu et place d’une his­toire met­tant en pers­pec­tive de hauts faits, sans pour autant nier les che­mins de tra­verse, on inculque aux Euro­péens un devoir de mémoire” fre­la­té et des­truc­teur. Un devoir de mémoire” dans lequel la conti­nui­té de l’histoire euro­péenne et de ses valeurs semble défi­ni­ti­ve­ment per­due. »

Jean-Yves Le Gal­lou
Pour un réveil euro­péen. Nature – Excel­lence – Beau­té, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Iliade, 2020

Ils se savaient Hellènes face aux Barbares…

« Le chant spar­tiate (« Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes ») est dans sa sim­pli­ci­té l’hymne abré­gé de toute patrie. Les Athé­niens, les Spar­tiates, les Thé­bains, les Égi­nois, les Milé­siens et les citoyens des autres cités ne se pen­saient pas Grecs mais ils se savaient Hel­lènes face aux Bar­bares. »

Jean-Yves Le Gal­lou
Pour un réveil euro­péen. Nature – Excel­lence – Beau­té, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Iliade, 2020

Méditant sur l’urbanisation extrême…

« Médi­tant sur l’urbanisation extrême de nos socié­tésl’agriculture tech­ni­cienne a rom­pu elle-même le lien immé­mo­rial avec la nature, le socio­logue Ber­nard Her­vieu en arrive à pen­ser que les chas­seurs et les pêcheurs sont les seuls à pré­ser­ver un lien cultu­rel indis­pen­sable avec l’animal, la proie, la vie et la mort. »

Domi­nique Ven­ner
Dic­tion­naire amou­reux de la chasse, édi­tions Plon, coll. Dic­tion­naire amou­reux, 2006

Avec ou sans arme…

« Avec ou sans arme, par la chasse, je fais retour à mes sources néces­saires : la forêt enchan­tée, le silence, les mys­tères du sang sau­vage, l’ancien com­pa­gnon­nage cla­nique. Avec l’enfantement, la mort et les semailles, la chasse est peut-être le der­nier rite pri­mor­dial à échap­per par­tiel­le­ment aux défi­gu­ra­tions et mani­pu­la­tions d’une mor­telle déme­sure. »

Domi­nique Ven­ner
Dic­tion­naire amou­reux de la chasse, édi­tions Plon, coll. Dic­tion­naire amou­reux, 2006

Jamais je ne serai blasé devant la découverte…

« Jamais je ne serai bla­sé devant la décou­verte sou­daine de la proie, devant la décou­verte mira­cu­leuse de la sau­va­ge­rie. Je m’abandonnai béa­te­ment à la jouis­sance de sur­prendre sans être sur­pris. Tou­jours en ces ins­tants m’inonde une exci­ta­tion volup­tueuse mêlée de gra­ti­tude. Moi, médiocre et lourd bipède civi­li­sé, sans vue per­çante ni odo­rat sub­til, pour une seconde ou une minute, je suis maître du jeu, non par force mais par ruse et chance, à l’exemple de mon ancêtre à l’épieu de bois dur­ci. Que je sois un maître déri­soire, je le sais bien. Ici, je ne suis qu’un intrus, trop géné­reu­se­ment tolé­ré par les divi­ni­tés de la forêt. »

Domi­nique Ven­ner
Dic­tion­naire amou­reux de la chasse, édi­tions Plon, coll. Dic­tion­naire amou­reux, 2006

Il y a non seulement la nature en dehors de l’homme…

« Comme le montre très bien Camus, il y a non seule­ment la nature en dehors de l’homme, dont l’écologie poli­tique s’est empa­rée, mais aus­si la nature en l’homme, qui n’est d’ailleurs ni bonne, ni mau­vaise. Sans ce contre­poids qu’est l’amour du monde et des hommes tels qu’ils sont, sans cette accep­ta­tion du tra­gique de l’existence humaine, la révolte s’adosse à un pro­jet de sub­ver­sion, de décons­truc­tion, ou bien de des­truc­tion, comme les tota­li­ta­rismes qui ont cher­ché à saper tous les fon­de­ments anthro­po­lo­giques des socié­tés humaines pour fabri­quer de toutes pièces un homme nou­veau, libé­ré des entraves du pas­sé. »

Jacques Dewitte
« L’esprit conser­va­teur est le sou­ci de ce qui tient ensemble le monde de manière invi­sible », Limite, 12 mai 2016

Si le mouvement écologique est une prise de conscience…

« Si le mou­ve­ment éco­lo­gique est une prise de conscience de la déme­sure tech­no­lo­gique, cette conscience devrait s’étendre aux limites inhé­rentes à la condi­tion humaine et ne pas adhé­rer aux pro­jets divers mais conver­gents, qui vou­draient s’en prendre à la condi­tion sexuée, à l’énigme de la nais­sance et à la condi­tion mor­telle, qui favo­risent le carac­tère inter­chan­geable de toute chose et de tout être. Je constate aus­si qu’une autre branche de l’écologie, qui s’exprime chez les défen­seurs de la cause ani­male”, mani­feste fré­quem­ment une véri­table haine de l’humanité. »

Jacques Dewitte
« L’esprit conser­va­teur est le sou­ci de ce qui tient ensemble le monde de manière invi­sible », Limite, 12 mai 2016

Le sauvage protège…

« Le sau­vage pro­tège, le sau­vage soigne les maux d’une socié­té tech­ni­cienne et son grand retour fera de nous de véri­tables hommes aug­men­tés. »

Sté­phan Car­bon­naux
« Pour une école de la diplo­ma­tie éco­lo­gique à la fran­çaise », Élé­ments n°175, décembre-jan­vier 2019

La défense du sauvage n’est pas une lubie…

« La défense du sau­vage n’est pas une lubie de bobos. Il s’agit de notre capa­ci­té immé­mo­riale à évo­luer avec tous les êtres vivants, y com­pris de grands pré­da­teurs. À l’heure de bou­le­ver­se­ments majeurs, il est impé­ra­tif de retrou­ver des éco­sys­tèmes solides, d’abord ceux des plaines où la faune et la flore s’effondrent. »

Sté­phan Car­bon­naux
« Pour une école de la diplo­ma­tie éco­lo­gique à la fran­çaise », Élé­ments n°175, décembre-jan­vier 2019

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