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Être gai, savoir l’être au plus âcre des souffrances du corps…

« Être gai, savoir l’être au plus âcre des souf­frances du corps, le res­ter lorsque la dévas­ta­tion et la mort frappent dure­ment auprès de vous, tenir bon à ces assauts constants que mènent contre le cœur tous les sens sur­ex­ci­tés, c’est pour le chef un rude devoir, et sacré. Je ne veux point fer­mer mes sens pour rendre ma tâche plus facile. Je veux répondre à toutes les sol­li­ci­ta­tions du monde pro­di­gieux où je me suis trou­vé jeté, ne jamais esqui­ver les chocs quand ils devraient me démo­lir, et gar­der mal­gré tout, si je puis, cette belle humeur bien­fai­sante vers laquelle je m’ef­force comme à la conquête d’une ver­tu. »

Mau­rice Gene­voix
Ceux de 14, 1949, édi­tions Flam­ma­rion, 2013

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Les Français courageux et fidèles…

« Les Fran­çais cou­ra­geux et fidèles à l’image de l’idée qu’ils ont de leur pays – celui du bap­tême de Clo­vis, celui de la jus­tice de Saint-Louis, celui des quinze siècles de gloire et d’honneur – […] doivent retrou­ver l’esprit de Bou­vines. Si l’oriflamme de saint Denis n’est plus éle­vée pour pré­cé­der les com­bat­tants, son esprit doit être là. Vivant. »

Louis Alphonse de Bour­bon
« Les Fran­çais doivent retrou­ver l’esprit de Bou­vines », Valeurs Actuelles, 12 avril 2020

Les plus beaux noms portés par les hommes…

« Les plus beaux noms por­tés par les hommes furent les noms don­nés par leurs enne­mis. »

Jules Bar­bey d’Au­re­vil­ly
Cité par Léon Bloy en page de titre dans Le Men­diant ingrat (jour­nal de l’au­teur) 1892 – 1895, deuxième édi­tion, 1898

La Fille aînée de l’Église n’est pas seule…

« Heu­reu­se­ment, la Fille aînée de l’Église n’est pas seule. La Pro­vi­dence s’est mani­fes­tée avec une force inha­bi­tuelle au cours de l’histoire de notre nation, depuis le bap­tême et le cou­ron­ne­ment de Clo­vis, la sain­te­té de Louis IX, l’onction du sacre, l’ardente volon­té de Louis XIII de consa­crer la France à Notre-Dame de l’As­somp­tion. Avec Jeanne d’Arc, le des­tin éli­ra une per­sonne humble, pour que la France puisse tenir ses pro­messes de fidé­li­té. Une pay­sanne, sans expé­rience mili­taire ou poli­tique, pour réa­li­ser un double exploit inex­pli­cable : chas­ser les enne­mis du royaume en redon­nant à tous les Fran­çais la digni­té per­due et la foi. »

Louis Alphonse de Bour­bon
Mes­sage de Mon­sei­gneur le Duc d’An­jou pour la Fête natio­nale de Jeanne d’Arc, legitimite.fr, 10 mai 2020

Subjugués par la gauche…

« Il est vrai que les courtes périodes au cours des­quelles les socia­listes lais­sèrent le pou­voir, entre 1986 et 1988 puis entre 1993 et 1997, ne chan­gèrent rien à leur pré­émi­nence, car la droite n’a jamais modi­fié aucune des orien­ta­tions fon­da­men­tales que la gauche a pu don­ner à notre pays. Le RPR, l’UDF et aujourd’hui l’UMP ont tou­jours été sub­ju­gués par la gauche et se sont tou­jours pla­cés idéo­lo­gi­que­ment à la remorque du PS. »

Bru­no Mégret
L’Autre scé­na­rio pour la France et l’Europe, Édi­tions Cité liber­té, 2006

La démocratie dégénérant en oligarchie…

« La démo­cra­tie dégé­né­rant en oli­gar­chie, l’idéologie domi­nante éri­gée en pen­sée magique, nous nous trou­vons là en pré­sence de deux graves dérives qui sont direc­te­ment res­pon­sables de la para­ly­sie dont notre socié­té semble atteinte. Arri­vée au terme de son cycle his­to­rique, la gauche peut se tar­guer d’avoir fait dépé­rir le poli­tique. »

Bru­no Mégret
L’Autre scé­na­rio pour la France et l’Europe, Édi­tions Cité liber­té, 2006

Je voudrais te demander quelque chose…

« – Tu sais pas ? qu’il dit. Je vou­drais te deman­der quelque chose. Je peux pas en payant, mais je te le revau­drai. Donne-moi une tranche de ce pain. C’est pas pour moi, il ajoute parce qu’il voit que, déjà, elle le tend et que l’A­mou­reux va dire : « Apporte aus­si les olives. » C’est pas pour moi. Je vais te conter, puisque aus­si bien ça se sau­ra et puisque aus­si bien, c’est bien, somme toute. J’ai une femme, là-bas, avec moi, et ça lui fera plai­sir :
- Prends-le tout, alors, dit Alphon­sine.
De voir qu’on lui donne tout, ça lui fait dou­leur, ça lui fait cli­gner les yeux comme s’il mâchait du lau­rier.
– Je te le revau­drai.
– T’as qu’à faire ça si tu veux qu’on se fâche. »

Jean Gio­no
Regain, 1930, édi­tions Gras­set, coll. Les cahiers rouges, 2011

Tu rencontreras sur ta route des hommes…

« Fils, s’il t’est don­né de vivre, tu ren­con­tre­ras sur ta route des hommes qui sont sui­vis par des trou­peaux de mon­tagnes. Des hommes qui arrivent dans des pays, nus et crus. On remarque à peine que leurs mains ouvertes éclairent l’ombre comme des veilleuses. Quand on le remarque. Et voi­là que les mon­tagnes se lèvent et marchent à leur suite. Et voi­là que tous les méca­ni­ciens de rai­son tapent du poing sur leurs tables. Voi­là qu’ils crient : Il y a dix ans que je cherche des for­mules, dix ans que je noir­cis du papier, dix ans que j’use des arith­mé­tiques. Dix ans que je cherche le bou­ton secret”. Et celui-là est arri­vé et il a dit tout sim­ple­ment : Mon­tagne” et puis la mon­tagne s’est dres­sée. Où est la jus­tice ?
Elle est là, fis­ton la jus­tice.
L’es­pé­rance… ” »

Jean Gio­no
Jean le Bleu, 1932, Édi­tions Gras­set, coll. Les cahiers rouges, 2005

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